Challenge  » Polars du monde » : Bilan

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En mars 2013, je me suis inscrite au Challenge  Polars du Monde, créé par Vermicélia (Le parloir littéraire)

Le principe  était de  lire le plus grand nombre de polars écrits par des auteurs venant du monde entier ou dont l’action se situe dans différents pays du monde avant le 3 mars 2014

Je m’étais positionnée sur le grade Lieutenant, soit de 5 à 10 romans.

Je suis fière (parce que ce n’est pas si souvent) de dire que mon challenge est réussi.

9 lectures qui m’ont fait voyager aux États-Unis (Tabloïd City, Agent 6, J’ai voulu oublier ce jour) , en Laponie ( Le dernier lapon), en Afghanistan et en Russie ( Agent 6), en Belgique et Allemagne (Back up) et Royaume Uni ( Back up et La cave à charbon), dans le Sud-Ouest de la France ( Le cercle), en Espagne ( Ce qui n’est pas écrit) et en Inde (L’inconnue du Bangalore)

avec des écrivains français ( Bernard Minier et Olivier Truc), américains ( Pete Hamill, Laura Lippman), anglais ( Ruth Rendell, Tom Rob Smith), belge (Paul Colize), espagnol ( Rafaël Reig) et indien ( Anita Nair).

Un tour du monde réduit mais qui touche tout de même trois continents et dix pays.

Merci à Vermicélia (Le parloir littéraire) pour ce challenge.

Mon suivi :

1 – Le cercle de Bernard Minier

2 – Tabloid city de Pete Hamill

3 – Agent 6 de Tom Rob Smith

4 – Le dernier lapon d‘Olivier Truc

5 – Back up de Paul Colize

6 – L’inconnue de Bangalore d’Anita Nair

7 – La cave à charbon de Ruth Rendell

8 – J’ai voulu oublier ce jour de Laura Lippman

9 – Ce qui n’est pas écrit de Rafaël Reig

Agent 6 – Tom Rob Smith

agent6Titre : Agent 6
Auteur : Tom Rob Smith
Traducteur : France Camus-Pichon
Éditeur: Belfond
Nombre de pages : 528
Date de parution : mai 2013

Auteur :
Né en 1979 d’une mère suédoise et d’un père anglais, Tom Rob Smith vit à Londres. Diplômé de Cambridge en 2001, il a passé un an en Italie dans un atelier d’écriture. Il a ensuite travaillé comme scénariste pendant cinq ans – il a notamment passé six mois à Phnom Penh pour superviser l’écriture du premier feuilleton cambodgien. Après Enfant 44 (2009 ; Pocket, 2010) et Kolyma (2010 ; Pocket, 2011), Agent 6 est son troisième roman à paraître chez Belfond.

Présentation de l’éditeur :
Après le succès d’Enfant 44 et de Kolyma, la nouvelle aventure de Leo Demidov, ex-agent du KGB. Entre New York, Moscou et Kaboul, il va risquer sa vie pour élucider la mort de sa femme et mettre ses filles à l’abri. Sur fond de guerre froide, de maccarthysme et de guerre en Afghanistan, la quête haletante et désespérée d’un homme pris dans l’étau de la paranoïa et de la violence.

Mon avis :
Grande traversée dans le temps et l’espace pour cette troisième aventure de Léo Demidov, enquêteur au MGB (ex KGB). J’avais lu et apprécié Enfant 44 de cet auteur anglais mais j’avais raté Kolyma qui a eu de moins bons échos. Avec Agent 6, l’auteur parvient à m’ intéresser sur la totalité du roman, sans pourtant déclencher autant d’engouement qu’avec son premier roman.
Le roman commence en Janvier 1950 à Moscou avec la rencontre de Léo et une jeune russe méfiante. La visite du célèbre chanteur  noir américain communiste, Jesse Austin, unira Léo et Raïssa pour la vie.
En 1965, mariés et parents de deux filles adoptées, Raïssa s’apprête à accompagner une chorale russe aux États-Unis avec ses deux filles. Léo, ayant renié les Services Secrets ne peut quitter le territoire. En pleine guerre froide, les États-Unis luttent contre le communisme. La visite de cette chorale est une opportunité pour les Russes de favoriser l’émergence d’un sursaut communiste, notamment chez la communauté noire. Jim Yates, agent du FBI tente de contrer cette opportunité. Au cœur de ce conflit, la famille de Léo se retrouve manipulée par Mikhaïl Ivanov, expert russe chargé de la propagande et Jim Yates.
Léo n’a plus qu’une seule raison de vivre, venger sa famille.
Après une tentative de fuite avortée vers les États-Unis, Il se retrouve en Afghanistan comme  conseiller soviétique auprès du régime communiste afghan. Nous sommes en plein cœur du conflit entre le régime communiste afghan soutenu par l’armée russe et les moudjahidins. Léo est un des plus anciens conseillers russes, drogué à l’opium. Il forme les futurs espions comme Nara Mir, une jeune afghane. Tout comme les agents du KGB, pas de sentiments pour les agents russes en place à Kaboul.
« Décoré pour sa bravoure et son courage, ce soldat venait d’abattre un adolescent dans le but de démontrer que Dieu n’existait pas- ou bien s’il existait, il ne pouvait intervenir dans les guerres. Que les afghans n’avaient au une force surnaturelle à leurs côtés. »
Je ne suis pas vraiment adepte de ce genre de récit d’aventure. Mais la personnalité de Léo m’a permis de suivre avec intérêt ce roman. Un ancien agent du KGB ne fait pas à priori de sentiment. Et pourtant, l’amour que Léo éprouvait pour la belle Raïssa a ouvert une brèche en son cœur. Envenimé par un esprit de vengeance, il a toutefois une profonde affection pour les enfants, en souvenir de ses propres filles. Ses actes sont guidés par le souvenir de Raïssa. La métamorphose du personnage est sans aucun doute ce qui a retenu mon attention.

Je remercie babelio qui m’a proposé la lecture de ce roman dans un Masse critique spécial.

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Froid mortel – Johan Theorin

theorinTitre : Froid mortel
Auteur : Johan Theorin
Traducteur : Rémi Cassaigne
Editeur : Albin Michel
Nombre de pages : 448
Date de parution : février 2013

Auteur :
Né en 1963 à Göteborg, ancien journaliste, Johan Theorin est l’auteur de trois thrillers parus chez Albin Michel – L’heure trouble (2009), L’Echo des morts (2010) et Le Sang des pierres (2011) – tous Nº 1 sur la liste des best-sellers en Suède.
Prix du meilleur roman policier suédois pour L’Heure trouble, il a aussi reçu le prestigieux prix anglais International Dagger Award pour L’Echo des morts.

Présentation de l’éditeur :

Il y a pire qu’être enfermé dans la Clinique…
… ne pas pouvoir y pénétrer.

Une école. Un centre de détention psychiatrique. Entre les deux, un couloir souterrain… que les enfants franchissent régulièrement pour rendre visite à leur parent interné. Jan Hauger, qui a réussi à se faire embaucher au sein de ce dispositif expérimental étroitement surveillé, ne rate pas une occasion d’être leur accompagnateur. Mais que cherche-t-il ? Et que se passe-t-il réellement dans les sous-sols obscurs et labyrinthiques de la clinique ? Irrésistiblement attiré par des criminels dangereux et des malades incurables, ne risque-t-il pas de passer définitivement de l’autre côté ?
Virtuose des climats troubles et envoûtants, Johan Theorin remonte le fil d’un passé lourd de secrets. Un thriller sombre, machiavélique et implacable.

Mon avis :
Froid mortel est avant tout un thriller psychologique puisque l’auteur base le suspense sur l’ambiguïté des personnages et surtout sur celle de Jan, professeur de maternelle.

Jan vient de se faire embaucher à la maternelle qui jouxte le centre de détention psychiatrique Sainte Barbe, plus communément appelée  » Sainte-Barge » car on y « traite » de dangereux malades complètement isolés du monde extérieur, comme Ivan Rössel un célèbre tueur en série. Pour adoucir ce traitement, quelques pensionnaires peuvent parler à leurs enfants qui se trouvent dans cette maternelle expérimentale.

Car le fil conducteur principal du roman est l’enfance. Comprendre comment elle peut perturber une vie, comment elle peut être traumatisante, comment chacun doit la protéger.

Lors de son entretien d’embauche, il est évident que Jan souhaite cacher un point crucial de son passé. Mais lorsqu’il est au contact des enfants, il semble les aimer et savoir se faire aimer d’eux.

Ses zones d’ombre, il les transcrit dans une bande dessinée qu’il écrit depuis plusieurs années, Le Farouche et la bande des quatre. En alternant les chapitres sur son nouveau travail et sur son passé, Jan va dévoiler ce que représente ces personnages de bande dessinée et qui est la mystérieuse Rami qu’il souhaite contacter dans l’antre si bien fermée de Sainte-Barge.

Pour mieux tisser l’intrigue, l’auteur densifie aussi le mystère autour des autres personnages. Ses collègues, Lilian et Hanna, cachent des secrets, l’une sous l’alcool et l’autre sous une froideur énigmatique. Leurs objectifs secrets vont s’allier avec la complicité de surveillants de l’hôpital.

« Si on part chercher quelqu’un qui s’est perdu dans la forêt, on peut très bien s’y perdre à son tour. »

Qui se perdra dans les sous-sols de Sainte-Barge?

L’auteur brouille les pistes et nous réserve un dénouement inattendu à la hauteur du mystère de ses personnages. Il me semble toutefois que la fin souffre d’un raccourci un peu rapide avec un Ivan Rössel peu crédible.

Je n’ai pas lu les précédents romans de Johan Théorin qui apparemment étaient « des histoires policières plus complexes ». L’auteur tente ici une approche plus psychologique qui est parvenue à capter mon intérêt, sans toutefois me faire frissonner. Mais cela correspond davantage à ce que je recherche dans un roman policier.

Je remercie La librairie Chapitre d’Orléans qui m’a prêté ce livre dans le cadre du Club de Lecture.

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Tabloid City – Pete Hamill

hamillTitre : Tabloid city
Auteur : Pete Hamill
Littérature américaine
Traducteur : Daniel Roche
Editeur : Balland
Nombre de pages : 416
Date de parution : novembre 2012

Auteur :
Pete Hamill (né le 24 Juin, 1935) est un journaliste américain, romancier, essayiste. Hamill a été chroniqueur et rédacteur en chef pour leNew York Post et le New York Daily News.

Présentation de l’éditeur :
Sam Briscoe, septuagénaire élégant aux faux airs d’inspecteur Harry, est le rédacteur en chef du New York World, l’un des tabloïds mythiques de la Grosse Pomme qui vit ses dernières heures : le compte à rebours est enclenché et dans très peu de temps, la version papier va disparaître au profit d’une version online.
La fin d’une époque, au grand dam de Sam. Mais cette nuit-là, alors qu’il boucle son ultime édition, un fait divers d’une violence inouïe va bouleverser son chemin de fer. Et sa vie. Cynthia Harding, une mondaine très introduite dans les milieux de l’art et de la culture, est sauvagement assassinée. Il en faut beaucoup pour déstabiliser un vieux briscard comme Sam. Seulement, Cynthia, c’est la seule femme qu’il ait jamais aimée… Tandis qu’il traverse cette nuit et cette journée pas comme les autres, on suit des parcours croisés, lancés dans une course folle à travers New York, ville-héroïne du roman, peinte comme une sorte de Gotham City fantomatique.

Mon avis :
Tout commence à minuit dans la salle de rédaction du New York World. Sam Briscoe, 71 ans, rédacteur en chef prépare la Une avec Matt Logan, la cinquantaine. A côté, Hélène Loomis, rewriter, 65 ans, écrit entre deux pauses cigarette. L’ambiance est survoltée, d’autant plus qu’il faut se défoncer pour faire survivre la Presse papier qui connaît comme de nombreuses entreprises américaines des difficultés économiques. Sauf que nos « vieux » professionnels nous la jouent un peu façon « anciens combattants ».
Heureusement, que la fièvre de l’écriture tient encore de jeunes stagiaires comme Fonseca.
Après cette tendance chagrine, l’auteur enchaîne régulièrement chaque récit avec heure précise, nom du personnage concerné et lieu. Tous les personnages sont plus ou moins liés et caractérisent les différentes populations américaines. On y trouve ainsi le soldat mutilé revenu d’Irak, le trader véreux, l’islamiste
terroriste, le flic, les émigrés, les jeunes à la recherche d’emploi, l’artiste peintre.
Le livre se termine le même jour à 21h16. Triste journée pour Sam Briscoe qui perd son amie Cynthia et son métier. Je ne sais pas encore ce qui lui cause le plus de peine.

Le choix du style journalistique noie un peu les choses essentielles comme le terrorisme, les conséquences des guerres américaines, la crise financière. Cela donne une vue extérieure qui ne facilite pas l’attachement aux personnages et ne suscite aucune émotion. Certes, les nombreux personnages se retrouvent plus ou moins sur le lieu final mais certains n’apportent que peu de plus-value à l’histoire.

La préface de François Forestier annonce un auteur exceptionnel. Peut-être Pete Hamill a l’art de donner au style journalistique une longueur inattendue, mais personnellement je n’ai pas été passionnée par cette forme de restitution.

J’ai lu ce roman policier dans le cadre du elle.

C’est d’ailleurs la dernière lecture pour ce Prix. Les résultats seront annoncés fin mai.

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Le cercle – Bernard Minier

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Titre : Le cercle
Auteur : Bernard Minier
Éditeur : XO
Nombre de pages : 572
Date de parution : octobre 2012

Auteur :
BERNARD MINIER est né à Béziers et a grandi dans le Sud-Ouest. Après Glacé, prix du meilleur roman francophone du festival Polar 2011 de Cognac, Le Cercle est son deuxième roman.

Présentation de l’éditeur :
Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, pré­ci­pi­tent le com­man­dant Martin Servaz dans une enquête dan­ge­reuse, la plus per­son­nelle de sa vie.
Un pro­fes­seur de civi­li­sa­tion anti­que assas­siné, un éleveur de chiens dévoré par ses ani­maux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville uni­ver­si­taire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réu­nis­sant l’élite de la région ?
Confronté à un uni­vers ter­ri­fiant de per­ver­sité, Servaz va rou­vrir d’ancien­nes et ter­ri­bles bles­su­res et faire
l’appren­tis­sage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.
Après le succès de Glacé, déjà tra­duit dans de nom­breux pays, Bernard Minier, le maître des atmo­sphè­res
som­bres et oppres­san­tes, nous entraîne dans une nou­velle intri­gue à couper le souf­fle, qui renou­velle les lois du genre.

Mon avis :
Bernard Minier maîtrise sans conteste l’art du suspense en multipliant les pistes, en jouant sur les liens affectifs de l’enquêteur principal et en maintenant toujours l’épée de Damoclès que représente l’évasion récente de ce tueur psychopathe ( Hirtmann) auquel Martin Servaz a été confronté dans une précédente enquête.

Tout est réuni pour tenir le lecteur en haleine dès  cette scène du meurtre d’une jeune professeur de khâgne de Marsac, assez spectaculaire. Martin Servaz est appelé par Marianne, son amour de jeunesse, car son fils Hugo est accusé de ce meurtre.

Je n’ai pas lu le premier roman de l’auteur, Glacé, et il me manque sûrement des données pour apprécier pleinement les enquêteurs. Martin, de manière assez classique, est un policier très investi, mû par un désir de vengeance lié à son passé familial lourd. Il n’est pas très chanceux dans ses relations féminines
mais a une tendresse particulière pour sa fille Margot qui est aussi son talon d’Achille.

Par contre, je trouve ses adjoints Vincent et Samira assez neutres et l’auteur donne d’ailleurs tout le dynamisme à cette gendarme homosexuelle, Irène Ziegler qui se retrouve un peu étrangement en scène sur cette nouvelle affaire.

L’auteur multiplie les ramifications dans le récit pour densifier le mystère et le suspense et je reconnais que c’est diablement
efficace mais il me semble aussi que c’est parfois un peu trop poussé. Des récits intercalés de la séquestration d’une jeune femme, qui ajoutent une dimension stressante et mystérieuse se
révèlent ultérieurement en décalage temporel.

Par contre, j’aime cette façon qu’a l’auteur de glisser son avis très rapide sur des points de société. L’action se passe pendant la coupe du monde de football ce qui nous vaut une analyse assez critique des supporters inconditionnels et des petites réflexions sur le comportement de l’équipe de France. Mais l’auteur
évoque aussi rapidement l’IRA, la crise économique, la manigances politiques et les grasses indemnités de nos députés.

Sans aucun doute c’est cette ouverture d’esprit de l’auteur et aussi la personnalité de Martin Servaz, policier littéraire et humain qui me pousseront peut-être à relire cet auteur.

J’ai lu ce roman policier dans le cadre du elle.

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Challenge  » Polars du monde »

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Encore un nouveau challenge ! Mais comme je lis quelques romans policiers et que je tiens à soutenir Tigrou dans son premier challenge, je m’inscris à Polars du Monde.

Le principe : lire le plus grand nombre de polars écrits par des auteurs venant du monde entier ou dont l’action se situe dans différents pays du monde

Date limite : 3 mars 2014

Je m’inscris sur le grade Lieutenant, soit de 5 à 10 romans.

Si vous êtes intéressés, rendez-vous chez Vermicélia (Le parloir littéraire)

Mon suivi :

1 – Le cercle de Bernard Minier

2 – Tabloid city de Pete Hamill

3 – Agent 6 de Tom Rob Smith

4 – Le dernier lapon d‘Olivier Truc

5 – Back up de Paul Colize

6 – L’inconnue de Bangalore d’Anita Nair

7 – La cave à charbon de Ruth Rendell

8 – J’ai voulu oublier ce jour de Laura Lippman

9 – Ce qui n’est pas écrit de Rafaël Reig