Gens de brume – Nimrod

Titre : Gens de brume
Auteur : Nimrod
Éditeur : Actes Sud
Nombre de pages : 64
Date de parution : 4 octobre 2017

«  Tout instant de nos vies a son odeur. »
Nous avons tous notre madeleine de Proust.
La collection Essences publie des moments intimes d’auteurs autour des parfums qui ont guidé leur vie.

Enfant, sur les bords du fleuve Chari, au Tchad, Nimrod se souvient de la bouillie de riz à la pâte d’arachide que lui servait sa mère tandis que son père allait pêcher les harengs.
Des senteurs d’amande, de lait, de miel couvrent l’odeur de poisson qui suit à la trace les gens de brume.
A l’école, il découvre l’amour avec un parfum qu’Odile dépose sur son poignet et derrière l’oreille.
«  Odile est une fée qui brûle du désir de m’emporter, mais je suis trop jeune pour répondre à sa prière. Je suis trop sot. Aussi se contente-t-elle de me parfumer. »
Il la retrouvera plus tard, jeune fille gracieuse à la féminité imposante lors d’un baptême collectif sur les bords de la Chari.

Avec Brom, un camarade de classe, «  ce pongo, aux membres noueux que couronnait une tête de carnaval bordée d’oreilles de singe et un nez de toucan d’un noir charbonneux », il découvre le parfum exotique de Baudelaire et la littérature.

Récemment divorcé de Déborah, l’homme se retrouve seul dans leur maison de Provence.
«  Déborah m’a fait don de quelque chose en ce pays. »

Tout n’est finalement qu’histoires d’amour. Le ciel, la lumière, le sortilège des parfums entraînent le narrateur, au crépuscule de sa vie, à se remémorer ses plus belles rencontres.

«  Des mots rayonnants, des mots de lumière, avec un rythme et une musique, voilà ce qu’est la poésie » disait Théophile Gauthier. Ce texte court et lumineux est un moment de poésie.

Dans cette même collection, retrouvez Baumes de Valentine Goby.

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Un bruit de balançoire – Christian Bobin

Titre : Un bruit de balançoire
Auteur : Christian Bobin
Éditeur : L’Iconoclaste
Nombre de pages : 112
Date de parution : 30 août 2017

 

En lisant ce recueil de lettres empreint de poésie, le lecteur ne peut que passer un bon moment, porté par la nostalgie de l’enfance, la magie des mots, l’univers de la faune et de la flore.
En parler s’avère un défi insurmontable. D’ailleurs pour l’opération «  Je lis, je participe » organisée par les Éditions de l’Iconoclaste, grâce à laquelle j’ai eu la chance de lire ce livre, j’ai proposé un dessin collage. Ce support lié à l’enfance me paraissait parfaitement adapté. Et je suis particulièrement flattée puisque je viens d’apprendre que Christian Bobin, très touché par ma proposition « m’ a élue grande gagnante du concours. » C’est pour moi un honneur et une immense fierté.

Accompagné de Ryokan ( poète calligraphe japonais), de Bach, de Dora Diamant ( le dernier amour de Kafka), de Satoski Koju ( cinéaste japonais), suivez la plume de Christian Bobin qui « parle à notre cœur-enfant. »
Et je vous laisse avec quelques phrases qui ont particulièrement retenu mon attention.

«  Les livres sont des âmes, les libraires des points d’eau dans le désert. »

«  Ce qui parle à notre cœur-enfant est ce qu’il y a de plus profond. »

«  Je ne crois pas à ce qu’on le dit. Je crois à la façon dont on me le dit. »

«  Tout est lecture. »

«  Les grands poèmes se reconnaissent au sourire donné quand on les lit. »

«  Ils sont partout sauf en eux, ces gens qui font le tour du monde. »

«  Le tremblement d’un pétale quand une goutte de pluie le heurte : c’est cette vibration que je cherche dans l’écriture, l’imperceptible inquiétude de l’âme en paix. »

«  Le rire est notre drapeau troué, celui que l’ennemi jamais ne nous prendra. »

 

Sous le ciel qui brûle – Hoai Huong Nguyen

Titre : Sous le ciel qui brûle
Auteur : Hoai Huong Nguyen
Éditeur : Viviane Hamy
Nombre de pages : 174
Date de parution : 4 mai 2017

 

 

Tuân se promène dans la forêt de Chantilly , paysage cher au cœur de Gérard de Nerval, son poète préféré. Il cherche les premières jonquilles ou le fantôme d’une jeune fille. Ces paysages qu’il a tant lus le replongent dans son enfance.

Ce vietnamien est arrivé en France en septembre 1968, lourd de nombreux deuils qui ont jalonné sa vie. Né près de Hué, ancienne capitale impériale du Vietnam, il vit à Shui avec toute sa famille, grand-père, oncles, tantes et cousins. Ses parents sont massacrés par des voleurs alors qu’il n’a que cinq ans. L’enfant s’attache alors à son grand-père et se laisse bercer par les contes enfantins d’auteurs français. Même si certains le jugent « traître à son pays », Tuân aime particulièrement la langue française.
A la mort de son grand-père, il se rapproche de sa tante, mariée  très jeune à un fils de famille aisé qui passe sa vie loin de son foyer et s’engage dans la lutte armée auprès des Viet-minh.
Au printemps 1954, cet oncle emmène toute sa famille dans la zone de combat du Nord. La séparation avec sa tante et surtout sa jeune cousine avec laquelle il partageait ses lectures fut un traumatisme pour Tuân. C’est à cette période qu’il trouve refuge dans la nature et dans l’écriture de poèmes.
« Au nord s’installa un régime communiste qui mit au pas toute la société à travers une révolution prolétarienne qui s’imposa par la violence. Au sud, le gouvernement libéral ne parvint pas à instaurer la démocratie promise. »

Tuân part à Saïgon pour suivre des études en lettres françaises. Afin de gagner un peu d’argent, il travaille pour une veuve française qui le pousse davantage vers la culture française et l’écriture.
«  Le monde serait meilleur si les hommes qui avaient écrit un jour des poèmes n’avaient pas cessé de le faire. »
Alors que l’autel des ancêtres s’agrandit avec la mort de sa tante et sa cousine, Tuân va vivre l’enfer en cette nuit du Têt lors de l’offensive nord-vietnamienne sur Hué.
Seuls les vers d’un poème de Rimbaud le tiennent en vie en cette nuit d’horreur.

Une fois en France, Tuân se ressource dans les paysages de Nerval. La nature et l’écriture apaisent son sentiment de culpabilité, ses pensées suicidaires.
«  Mais ce fut aussi en France qu’il découvrit à quel point il aimait son pays, autre paradoxe in compréhensible des exilés. »

Avec ce texte assez lent mais lyrique, Hoai Huong Nguyen dresse un portrait du Vietnam des années 40 à 70. Elle partage aussi les traditions familiales de ce pays, la luxuriance des paysages notamment avec la visite de la Citadelle impériale. Avec la magie des mots, de la poésie, les parfums de la nature, l’auteur apaise les souffrances d’une horrible guerre. C’est un texte en ombre douce avec un personnage marqué par le deuil mais sauvé par son amour des lettres françaises. La langue de l’ennemi est aussi la langue des Lumières. Tuân a été bercé par l’exotisme des contes français, porté par la poésie de Nerval. Le courage de survivre ne peut se trouver que dans les paysages nervaliens chers à son cœur.

Je remercie la Librairie Dialogues pour cette lecture.

L’invention du désir – Carole Zalberg

ZalbergTitre : L’invention du désir
Auteur : Carole Zalberg
Illustrations : Frédéric Poincelet
Éditeur: Éditions du Chemin de Fer
Nombre de pages : 71
Date de parution : novembre 2010

Lorsque j’ai lu les propositions de lecture de La voie des Indés de décembre chez Libfly, je n’ai pu résister au désir de relire la plume poétique de Carole Zalberg, découverte avec Feu pour feu.
Avec le titre et les photos, je craignais de tomber dans la vulgarité mais c’eût été douter de la poésie de l’auteur.
L’invention du désir est un long monologue ( enfin presque puisque l’homme intervient quelque peu en fin de récit) d’une femme amoureuse, passionnée, éprise de désir.
 » Je veux te mordre, t’étouffer, te battre. Te garder empêché dans l’étau de les jambes et marteler ta chair de tout ce désir dont je ne sais que faire.
Je veux enfermer ton visage entre mes mains et serrer à peine, sentir palpiter ton envie, l’écouter frapper à ra peau, ta déclaration. Embrasser partout son écho.
Je veux ta tendresse posée sur ce creux à la base du nez que seule ta bouche peut épouser dans la cérémonie de mes yeux clos. »
Je pourrais vous citer tout le livre tant la poésie de l’auteur sert parfaitement cet amour profond exacerbé par l’éloignement inhérent à l’adultère.
Les dessins de Frédéric Poncelet cadrent parfaitement avec la sensualité féminine. Les lignes verticales donnent de la longueur aux formes féminines, les traits sont fins et précis, les poses délicates. Toutefois, le dessinateur semble se limiter aux plaisirs solitaires oubliant que le désir de la narratrice est essentiellement tourné vers l’autre.
Le recueil est lui aussi délicat avec des dessins de première et de quatrième de couverture suggestifs, une harmonie de couleurs et de ligne et un rabat qui enserre les pages comme dans un écrin.
Une fois de plus, j’ai été éblouie par le lyrisme, le style, la force et la poésie de l’auteur. Un recueil à lire et à relire comme un beau poème.
Nul doute, je ne passerai pas à côté du prochain roman de l’auteur, Je dansais à paraître le 1er février 2017 aux Éditions Grasset.

Merci à Libfly et aux Éditions de Chemin de fer pour cette superbe lecture.

Les clameurs de la ronde – Arthur Yasmine

YasmineTitre : Les clameurs de la ronde
Auteur : Arthur Yasmine
Éditeur : Carnet d’Art
Nombre de pages : 85
Date de parution: 2015

 » On sait écrire des dissertations, des mémoires, des thèses, des magazines, des blogs, des essais, des romans, des nouvelles qui parlent de poésie…Mais sait-on encore écrire des poèmes? »

Arthur Yasmine s’engage pour défendre la poésie avec ce recueil qui propose différentes formes. Du sonnet classique ( Sonnet à la nouvelle Aphrodite), des rhapsodies, des extraits de correspondance amoureuse ( Je t’espère), des fragments de livres, un message virulent aux éditeurs de poésie française…différents fragments de travaux poétiques des sept dernières années de l’auteur. Pour « faire jaillir la parole comme un poignard »
Arthur Yasmine, transforme en poésie ses révoltes face à la société occidentale.
 » J’offre le peu de terre putréfiée que j’arrive à transformer en or. C’est ce qu’il faut faire en Poésie. ».
Et il le fait dans l’urgence et la rage afin que les mots du poète nous interpellent, nous sortent de la pensée commune et pointent avec excès les dérives de la comédie sociale actuelle.
 » Sachez qu’il porte le sang d’un homme à la contemplation ardente et à l’urgence vitale; c’est le sang pur et brûlant d’un poète. »
Comme tout poète, il sait aussi parler d’amour, et pas seulement de celui de la Poésie. Ses lettres d’amour peuvent  être fulgurantes de beauté.
 » J’ai besoin de te l’écrire…Tu me dépasses. Oui, ces nuits d’étourdis, faudrait les écrire avec du feu. Elle et son homme -toute une mémoire pour cet hymen évanescent qu’on a grillé comme une clope. Toute une mémoire pour tes reins creusés par la sueur, pour nos corps dansant l’un contre l’autre, pour tes lèvres, pour ta langue vulgaire, pour ton charme de statue, pour la garce, pour la grâce. Toute une mémoire pour toi qui t’agaces et moi qui compte depuis le début…Combien de sculptures peut-on dédier à ton visage éperdu? »
Bien loin de cet amour des rêveurs critiqués dans la Lettre sur l’animalité ( lettre centrée sur les inégalités sociales),   » Mais on en avait vraiment pas besoin de l’amour, nous, les pauvres! La misère, ça ne laisse pas le temps de rêver. »

La poésie est-elle réservée à l’élite ou est-elle morte? Son caractère souvent ésotérique l’éloigne d’une culture de masse mais elle n’en est que plus précieuse.
Un auteur comme Arthur Yasmine a une voix à donner pour provoquer la réaction de manière subversive face aux incohérences de la société.
Ses mots claquent comme un éclair de lucidité nous évitant de sombrer dans la pensée unique qui nous emporte vers la médiocrité de nos sociétés actuelles.

Comme une ronde, le recueil commence avec un poème Invocation à la jeune morte et se termine avec Éclair pour la jeune morte, deux superbes poèmes en hommage à la Poésie. L’auteur nous invite alors à lire en boucle ce carnet.

Dommage que nous n’ayons ici que des fragments. Mais c’est peut-être une invitation à se laisser porter plus loin, au-delà de l’indifférence de ces premiers cris.

Je remercie Arthur Yasmine pour l’envoi de ce livre et j’espère bien modestement m’associer à sa volonté de  « Sortir la Poésie du marasme et lui redonner sa majesté perdue »

 

Les eaux troubles du mojito … – Philippe Delerm

delermTitre : Les eaux troubles du mojito et autres belles raisons d’habiter sur terre
Auteur : Philippe Delerm
Éditeur : Seuil
Nombre de pages : 128
Date de parution : 20 août 2015

Auteur :
Admirateur de La Bruyère, Jules Renard ou Marcel Proust, Philippe Delerm, ancien professeur de français, voue à la langue française et à la littérature un amour inconditionnel. Son écriture restitue des instants fugitifs,des sensations d’enfance. Il est notamment l’auteur de La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules (L’Arpenteur-Gallimard), La Sieste assassinée (L’Arpenteur-Gallimard), Autumn (Le Rocher), Sundborn ou les jours de lumière (Le Rocher).

Présentation de l’éditeur :
Elles sont nombreuses, les belles raisons d’habiter sur terre. On les connaît, on sait qu’elles existent. Mais elles n’apparaissent jamais aussi fortes et claires que lorsque Philippe Delerm nous les donne à lire.
Goûter aux plaisirs ambigus du mojito, se faire surprendre par une averse et aimer ça, contempler un enfant qui apprend à lire en bougeant imperceptiblement les lèvres, prolonger un après-midi sur la plage…
« Est-ce qu’on est plus heureux ? Oui, sûrement, peut-être. On a le temps de se poser la question. Sisyphe arrête de rouler sa pierre. Et puis on a le temps de la dissiper, comme ce petit nuage qui cachait le soleil et va finir par s’effacer, on aura encore une belle soirée. »

Mon avis :
Quarante éclats de mémoire qui réveillent inévitablement quelques souvenirs aux lecteurs suscitant nostalgie et plaisir. Les mots donnent une belle intensité à des moments anodins de la vie qui deviennent ainsi des moments uniques. L’un se rappellera d’un apéritif orangé dans les rues de Venise, l’autre un pique nique en bord de mer, d’un abri commun pendant une averse. L’auteur nous rappelle qu’il faut savoir s’émerveiller des couleurs, des goûts, des rencontres, des livres, du souvenir d’une voix, d’une musique. Ce sont « quelques minutes où la vie se trouve canalisée. »
Comme l’illustre Pierre Raufast dans son nouveau roman, La variante chilienne, les souvenirs sont bel et bien liés aux émotions.
Ici les récits sont très courts comme de belles poésies en prose qui résonnent en nos mémoires.

RL2015

Correspondances – Valence Rouzaud

rouzaudTitre : Correspondances
Auteur : Valence Rouzaud
Éditeur : Thierry Sajat
Nombre de pages : 66
Date de parution : septembre 2012

Auteur :
Valence Rouzaud est un poète français et auteur de différents poèmes dont : « Mon âme est en ciseaux » (1998), « Rentier » (2000), « Vingt et une orties » (2006) et « Correspondances » (2012).

Présentation de l’éditeur (extrait de la préface de Louis Delorme):
Ces cinquante-huit lettres ne sont pas qu’un testament littéraire… Valence Rouzaud y dénonce la mainmise sur la littérature par les éditeurs patentés, ceux qui font la pluie et le beau temps en matière de publications et même parfois de récompenses. Et il est bien vrai que l’écrit marginal, celui que l’on retrouve dans les petites revues déshérités qui n’ont pour survivre que l’acharnement de leurs créateurs, que l’on rencontre sur le blog de ceux qui ont encore la foi en un autre monde, ne présente pas moins de richesse que ce qui a l’aval des instances officielles.
(…)
Savourez lentement ces textes. Ils le méritent et n’oubliez jamais : « Les poètes sont des enfants qui détournent les avions avec des cerfs-volants. »

Mon avis :
Pour le Larousse, la poésie est l’art d’évoquer et de suggérer les sensations, les impressions, les émotions les plus vives par l’union intense des sons, des rythmes, des harmonies, en particulier par les vers.
Pas de vers ici, Valence Rouzaud met de la poésie dans des lettres, nommément adressées ou pas, car il joue avec les mots qu’il agence « avec l’art du fleuriste ».
« 
Choisir un mot, l’aimer passionnément, retrouver son essence et le relier à d’autres : voilà mon travail et mon apothéose. »
Et la passion, elle éclate derrière les mots. Passion pour l’écriture, la nature et pour le rêve.
« Quel meilleur support pour le rêve que la poésie?  »
Il faut que nos jeunes continuent à rêver, à idéaliser et renoncent à subir toutes ces images mâchées  « 
qui défilent dans leur cerveau ». A quoi bon, tous ces parcs d’attraction, ces « usines à histoires ».  « L’homme a dans son imaginaire un fabuleux magasin. »
Et quel plus beau rêve que de détourner « les avions avec des cerf-volants. »
Le poète est un rêveur, un enfant qui prend le temps de contempler les choses qui l’entourent.
Le meilleur environnement reste la nature. « tous les grands moulinets de la ville ne remplaceront jamais l’épuisette d’un pêcheur à la ligne ».
La poésie permet de prendre le temps, de faire une pause enrichissante face à la bien trépidante moderne.
« La poésie, c’est la réponse du piéton au bolide, tant le voyage l’enrichit des rues traversées et de ruines endormies. »
Valence Rouzaud reste modeste en arguant qu’il n’écrit plus grand chose à part ces quelques lettres. Alors que le lecteur a l’impression que les mots débordent de son imaginaire. Inutile de faire de plan de carrière stressant, mais l’on devine que ce poète est « u
n marchand de couleurs en tête-à-tête avec demain » et qu’il en sortira  « des pages de livres traversées de silence et de bruits. »
Je ne suis pas une littéraire classique, la poésie reste parfois pour moi assez ésotérique.
Les textes de Valence Rouzaud ne sont pas un simple éloge au beau mais illustrent un regard sur la société. J’avoue avoir dû relire plusieurs fois les textes pour vraiment les apprécier. Mais c’est aussi l’attrait de la poésie, lire et relire, s’imprégner des émotions, visualiser les images et les rêves d’un autre.

Je remercie Valence Rouzaud pour ce partage et je vous confie sa dédicace:
« Les mots ne seraient que des mots s’il n’y avait pas la littérature.«