Sucre noir – Miguel Bonnefoy

Titre : Sucre noir
Auteur : Miguel Bonnefoy
Éditeur : Rivages
Nombre de pages: 200
Date de parution : 16 août 2017

 

Avec Miguel Bonnefoy, vous êtes certain d’ embarquer pour un beau voyage, au centre de la nature et des légendes. Ses romans sont des courses au trésor et ici, plus que jamais, le trésor est réel. C’est celui du capitaine Henry Morgan, un pirate dont le trois-mâts s’est échoué trois siècles plus tôt dans la rade de Weymouth.
Severo Bracamonte, à la recherche du trésor perdu débarque chez les Otero, dans une vieille maison construite là où le bateau du pirate fut enseveli. Très vite, il engage ses recherches avec la fille unique de la maison, Serena.
«  En même temps que Severo essayait d’interpréter les sifflements de son détecteur, Serena cherchait à lire dans les grimoires de la végétation. »
Sous le plus vieil arbre de la forêt, Severo renonce à ses recherches pour le trésor en plongeant au fond des yeux de Serena.
Tandis que Serena préfère les beaux-arts et la lecture, Severo s’enrichit grâce à la production de rhum.
«  Severo ajouta que la canne à sucre l’avait tellement envoûté qu’elle lui avait appris la sagesse, les rythmes lents de la nature, et les plantations étaient devenues pour lui plus précieuses que tout l’or du monde. »
Il reprend pourtant plaisir aux recherches avec un andalou chercheur d’or mais cette fois, le seul trésor est un bébé sauvé des flammes lors de l’opération de brûlis.
Eva Fuego, défigurée mais au charme de bête sauvage deviendra la maîtresse de la plantation à la mort de Severo.
«  A trente-cinq ans, cette orpheline que l’on avait trouvée au fond des bois, dans la cendre et la mort, portait le destin des reines. »

Le plaisir de cette lecture réside dans l’ambiance picaresque, l’originalité des personnages, le souffle des énigmes et la luxuriance de la nature. Tout l’univers de l’auteur!
Mais si cette chasse au trésor m’a amusée, je n’y ai pas trouvé la magie de son précédent roman, Le voyage d’Octavio.
Les pirates et les trésors ne me font pas rêver ! Mais l’écriture est, une fois de plus, excellente.