Les terres dévastées – Emiliano Monge

Titre : Les terres dévastées
Auteur : Emiliano Monge
Littérature mexicaine
Titre original: Las tierras arrasadas
Traducteur : Juliette Barbara
Éditeur : Philippe Rey
Nombre de pages : 344
Date de parution : 24 août 2017

Je savais les territoires de la zone frontalière entre le Mexique et les États-Unis dangereux et meurtriers mais je ne m’attendais pas à lire de telles violences et comportements.
On assassine, on découpe et brûle des corps. On se ment, on se trompe, on se manipule.
Epitafio et Estela récupèrent dans une clairière appelée Ojo de Hierba, des migrants trompés par leurs passeurs, les deux fils de la forêt. Beaucoup sont abattus directement, d’autres sont capturés afin de les revendre à des propriétaires d’endroits où les mexicains sont réduits en esclavage.

Mauselao, ancien champion olympique est récupéré par Epitafio. Parfois, certains ont de la chance. Enfin, une chance toute relative car il ne fait pas bon travailler pour des êtres aussi insensibles et fourbes. Les migrants sont forcés à se battre ou à tuer sauvagement les autres « sans-nom qui sont venus d’autres terres. »

Pourtant Epitafio éprouve un sentiment noble pour Estela et cet amour jalonne cette sanguinaire randonnée.
«  Qui croirait qu’une nana peut le mettre dans un tel état? »
Ils se sont aimés avant que le père Nicho ne force au mariage d’Epitafio avec Osaria.
Mais dans ce récit où l’on peine à comprendre les actes du passé. Si l’on devine qu’une certaine Cementeria s’est suicidée, il est difficile de cerner les raisons, autres que cette horrible vie.
Quel est vraiment le rôle du père Nicho?

J’ai vraiment peiné sur cette lecture, frustrée de ne pas comprendre pleinement les actes de ces hommes sans foi ni loi, devant cette violence qui me semblait gratuite.

La quatrième de couverture m’avait attirée :  » Dans ce récit construit avec une impeccable maîtrise, où les hommes et les femmes sont réduits à l’état de marchandises, Emiliano Monge met à nu l’horreur et la solitude, mais aussi l’amour, la loyauté et l’espérance qui animent les êtres. » Certes, tout cela est vrai mais les valeurs sont noyées dans l’horreur. Et il est difficile d’espérer, de trouver une lueur au milieu de cet enfer. Ce n’est pas pour rien que des extraits de La divine comédie de Dante jalonnent ce texte.

 

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Daddy Love – Joyce Carol Oates

Titre : Daddy Love
Auteur : Joyce Carol Oates
Littérature américaine
Titre original: Daddy Love
Traducteur : Claude Seban
Éditeur : Philippe Rey
Nombre de pages : 272
Date de parution : 7 avril 2016

 

Une fois de plus, Joyce Carol Oates nous entraîne vers le côté le plus sombre de l’âme humaine avec ce personnage de Daddy Love alias Chet Czechi ou Chester Cash, un prédicateur pédophile. De son passé, nous ne saurons que peu de choses. Abandonné à l’âge de douze ans, il se retrouve en prison jusqu’à vingt et un ans pour la mort de son cousin. Depuis, il enlève de jeunes enfants pour en faire des esclaves sexuels jusqu’au début de leur adolescence. Vers douze ans, devenu inutiles, il s’en débarrasse pour repartir avec un jeune garçon.
Le récit commence par l’enlèvement de Robbie Whitcomb, cinq ans, sur le parking d’un centre commercial où sa mère a malheureusement lâché sa main. Cette scène, Dinah, nous la fait revivre plusieurs fois sur les quatre premiers chapitres comme un film qui la hantera et la culpabilisera à tout jamais.

«  Tout chez elle était brisé et tordu, sauf le souvenir acéré de la main de l’enfant arrachée à la sienne. »

Joyce Carol Oates nous épargne les scènes scabreuses de la détention de Robbie mais les allusions sont suffisamment claires pour imaginer le pire. Par contre, elle montre parfaitement comment Daddy Love « dresse » celui qui «  était destiné à être son fils » à coup de punitions bien plus fréquentes que les récompenses et d’endoctrinement sur la mauvaise éducation et l’abandon de ses parents. L’enfant devient rapidement un être soumis, apeuré incapable de rébellion, d’envie de fuite malgré sa liberté d’aller finalement seul à l’école.
C’est souvent le côté pervers des histoires de Joyce Carol Oates, les attitudes des personnages choquent parfois davantage que les évènements. Comment un enfant martyrisé peut-il en arriver à percevoir un sentiment d’amour, une peur d’abandon envers son bourreau?

«  A moins d’avoir vécu l’enfer que Robbie avait vécu, on ne pouvait pas savoir. Et on ne pouvait pas juger. »

Pendant les six années de disparition de Robbie, ses parents, Dinah et Whit vivent les choses différemment mais sont irrémédiablement liés par la mémoire de leur fils comme deux compagnons de douleur. Défigurée, handicapée, Dinah veut garder sa force et son espoir. Whit, plus pessimiste, éprouve à la fois répulsion et tendresse pour sa femme puisant sa force dans son travail, la drogue et les aventures extra-conjugales.
Cette complicité sera primordiale pour tenter de reconstruire la personnalité et l’équilibre de leur fils. Mais peut-on réellement aider un adolescent aussi meurtri? Le dénouement m’a laissée un affreux doute et une réelle perplexité.
Ce roman s’inscrit tout à fait dans l’univers de la prolifique Joyce Carol Oates. Avec une écriture fluide qui décrit à la fois les faits de manière assez clinique et les pensées des personnages, l’auteur nous plonge aisément dans l’atmosphère de son récit suscitant malaise, indignation et questionnement.

Je remercie Ingannmic qui m’a accompagnée pour cette lecture. Retrouvez son avis ici.

Un bon garçon – Paul McVeigh

McVeighTitre : Un bon garçon
Auteur : Paul McVeigh
Littérature irlandaise
Titre original : The good son
Traducteur :
Florence Lévy-Paoloni
Éditeur : Philippe Rey
Nombre de pages : 256
Date de parution :17 mars 2016

«  T’es pas un imbécile, Mickey Donnelly. Tu es plus fort et plus courageux que n’importe lequel d’entre eux. Je sais pas d’où ça vient.
– De toi, M’man. Ça vient de toi. »

Gros coup de cœur pour ce gamin, qui voudrait tant être comme les copains, avoir des amis mais qui, parce qu’il n’a pas la même voix que les autres garçons se retrouvent souvent à errer en solitaire ou jouer avec sa petite sœur ou son chien.
Plutôt bon élève, il pourrait aller au collège de St Malachy’s mais ce sera St Gabriel’s comme la majorité parce que ses parents n’ont pas les moyens. Retrouver la bande des Gros durs, cela lui fait peur. Alors en cette période de vacances,il décompte les semaines qui le sépare de la rentrée et traîne dans les environs d’Ardoyne, quartier difficile de Belfast en rêvant de devenir acteur et de partir en Amérique.
Il faut dire que son quotidien est difficile entre un père alcoolique, un frère agressif, les descentes des soldats anglais, les émeutes et les bombes, les hélicoptères qui surveillent Ardoyne. Sa mère, catholique pratiquante, qui peine à joindre les deux bouts avec les frasques de son mari le met en garde contre les zones interdites comme l’usine a œufs où traînent les sniffeurs de colle, les quartiers protestants et tente de le tenir en dehors des agissements de l’IRA. Pas facile d’empêcher les enfants de voir et de parler quand on vit « au milieu de tout ce qui se passe ».. Mais à Belfast, en plein conflit entre catholiques et protestants,  » bavarder tue ».

La force de ce roman est de sentir l’atmosphère des « Troubles » au travers des yeux d’un enfant. Un gamin comme tant d’autres qui découvre les choses de la vie ( le premier baiser, la mort, la dénonciation, la violence, le poids de l’argent….) mais reste encore dans l’univers du magicien d’Oz ou des jeux d’enfance. Mickey est sensible, débrouillard, attachant, drôle et tellement tendre avec sa maman ou sa petite sœur. La douceur, la naïveté de l’enfance fait oublier la violence de cette période des années 80 qui est pourtant en permanence sous-jacente. Ce qui est, à mon sens, la vraie réussite de ce premier roman.

Un auteur à suivre….

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Camille, mon envolée – Sophie Daull

DaullTitre : Camille, mon envolée
Auteur : Sophie Daull
Éditeur : Philippe Rey
Nombre de pages : 192
Date de parution : 20 août 2015

Auteur :
Sophie Daull est née dans l’Est de la France. Comédienne, elle vit à Montreuil et travaille partout. Camille, mon envolée est son premier roman.
Présentation de l’éditeur :
Dans les semaines qui ont suivi la mort de sa fille Camille, 16 ans, emportée une veille de Noël après quatre jours d’une fièvre sidérante, Sophie Daull a commencé à écrire.
Écrire pour ne pas oublier Camille, son regard « franc, droit, lumineux », les moments de complicité, les engueulades, les fous rires ; l’après, le vide, l’organisation des adieux, les ados qu’il faut consoler, les autres dont les gestes apaisent… Écrire pour rester debout, pour vivre quelques heures chaque jour en compagnie de l’enfant disparue, pour endiguer le raz de marée des pensées menaçantes.
Loin d’être l’épanchement d’une mère endeuillée ou un mausolée – puisque l’humour n’y perd pas ses droits –, ce texte est le roman d’une résistance à l’insupportable, où l’agencement des mots tient lieu de programme de survie : « la fabrication d’un belvédère d’où Camille et moi pouvons encore, radieuses, contempler le monde ».

« Dans les jours d’après, nous distribuerons tes soixante-dix-sept peluches, une par une ou deux par deux, à des fossés dans les campagnes, à des clairières, à des rochers. C’est joli, ces ours, ces lapins, ces petits chats abandonnés sur les tapis de mousse, prenant la pluie sous les marguerites. »

Mon avis :
 » Moi j’ai toujours besoin de parler de toi, de comment t’es plus là, de comment tu me manques, de comment t’étais bonne à l’école. »
Il n’y a pas de nom pour qualifier celui qui a perdu un enfant, pas de mots pour atténuer la peine des proches. Si l’entourage parle du « grand malheur qui vous frappe » au lieu de  » la mort de Camille », Sophie Daull a besoin d’écrire les vrais mots pour faire face, pour prolonger la vie de sa fille.  » Écrire, c’est te prolonger« ,  » il faut que tu dures toujours« . Parce qu’il n’y a pas d’endroit où disparaître, parce qu’il faut continuer à faire face à  » la terre qui continuait de tourner toute hérissée de sapins enguirlandés », parce que ne venait pas la mort tant attendue, Sophie affronte dans les moindres détails cette épreuve. Elle, qui vingt ans plus tôt a déjà perdu sa mère dans d’affreuses conditions, doit aujourd’hui vivre aussi la disparition de sa fille.
Le récit alterne le souvenir de ces quatre jours d’agonie et des premiers jours de deuils, et le travail de deuil et d’écriture quelques mois après, alors que ce sinistre anniversaire se compte encore en mois.
 » Je vais continuer, je te promets, à te raconter tout ça, les devis aux Pompes funèbres, tout ça; tu verras, il y a même un moment comique, ça te fera plaisir. »
Sophie Daull ne fait aucune censure, elle livre sans fioritures ni tabous tout ce qui lui vient en tête, comme si elle voulait maintenir une complicité lumineuse avec sa fille. Et si cela paraît choquant de lire quelques mois après,  » il nous arrive d’en rire » ou  » on avait peur qu’il nous interdise de picoler« , ces quelques réactions humaines ajoutent du naturel à cet hommage vibrant d’amour. C’est aussi avec cette franchise, cette forme d’humour, cette distance que l’auteur nous touche.
Pour traiter un tel sujet sans tomber dans le larmoiement inévitable, Maylis de Kerangal dans Réparer les vivants choisit l’approche scientifique, médicale, sociale. Sophie Daull reste dans le témoignage mais contient l’émotion en maintenant une complicité naturelle avec sa fille. Camille est jeune et même dans la mort, elle doit garder cette légèreté de la jeunesse.
Du détail, de l’humour enveloppent les « cris de Munch » et les défaillances légitimes et nous tiennent loin du malaise, contiennent l’émotion ( enfin jusqu’à un certain point car j’ai tout de même craqué à la fin). Ce récit élève Camille en un être inoubliable  » classe pour l’éternité. »

Il ne faut pas craindre de lire ce livre ( sauf pour les personnes très récemment concernées) car il est certes marquant mais auréolé d’une vibrante relation d’une mère pour son « envolée ».

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Des garçons d’avenir – Nathalie Bauer

bauerTitre : Des garçons d’avenir
Auteur : Nathalie Bauer
Editeur : Philippe Rey
Nombre de pages : 442
Date de parution : août 2011

Résumé:
En 1915, à 22 ans, Raymond Bonnefous part à la guerre. Avec légèreté, il semble partager le sentiment de nombreux camarades : le conflit ne constitue « qu’un empêchement, un regrettable incident, un caillou qui se glisse à l’intérieur de votre chaussure et dont on se débarrasse facilement ».
Etudiant en médecine, il va pourtant vivre près de quatre ans à proximité de l’enfer des tranchées, dans des postes de secours où défile l’effarant cortège de blessés et de mutilés. Avec les autres médecins (dont ses amis Morin et Declercq), souvent au péril de leur propre vie, ils vont tenter de soulager la souffrance qui afflue vers eux. Mais aussi de l’oublier… Car ces « garçons d’avenir » ont envie de vivre, d’employer leurs moments de liberté à faire du cheval, du tennis, à s’amuser à Paris, à rentrer chez eux en permission, à participer aux fêtes,
à aimer aussi… Leur engagement au coeur du plus terrible des conflits ne les empêche pas de rechercher les plaisirs et l’amour avec une force juvénile, une forme d’aveuglement aussi qui leur donne à penser que rien ne les arrêtera… On s’attache à Raymond et à ses amis, on suit la singulière relation qui les unit à la fraîche et lucide Zouzou : derniers instants d’insouciance d’une génération qui essaie de prolonger un monde en train de disparaître. De cet univers d’hommes et de passion, de ce quotidien d’horreur surgissent des êtres capables de trouver néanmoins une forme de bonheur. Paradoxe qui fait de ce texte magistralement écrit, solidement documenté, un des plus beaux romans consacrés à la Grande Guerre.

Mon avis :
C’est en retrouvant les carnets de route, les photos, lettres et objets de son grand-père que Nathalie Bauer a décidé d’écrire ce roman. Elle construit, ici, une histoire romanesque avec le jeune étudiant en médecine qu’était son grand-père, confronté à l’horreur de la guerre des tranchées.
Comment peut-on trouver un sens à la vie au milieu de la boue, des cadavres à enterrer, des mutilés? Beaucoup y perdent la raison, l’énergie et la croyance, certains se laissent consoler par l’alcool.
Mais Bonnefous, le narrateur résiste grâce à cette relation de camaraderie qu’il entretient avec Declercq, un jeune dandy meurtri par le suicide de son père et l’égoïsme de sa famille bourgeoise. Car, Bonnefous est un être simple, gentil qui, sorti de son cocon familial découvre l’importance des relations humaines.
C’est cet esprit de camaraderie, le soutien chaleureux de sa famille lors des permissions qui le tiennent debout.
Tous attendent la fin de cette guerre qui s’éternise et nos deux camarades rêvent d’y retrouver cette jeune fille rousse, Elisabeth avec laquelle ils ont créé une relation puritaine à la Jules et Jim.
L’auteur a réussi à inclure de nombreux personnages, très différents, enrichissant ainsi la trame émotionnelle.
Je pense qu’il est parfois difficile de suivre tous les déplacements des divisions et de se repérer dans le temps à cause des nombreux départs et retours  en permission. Mais l’important est d’avoir su traduire l’horreur et l’archaïsme de cette guerre (marmitages, la terre qui ne peut plus avaler les corps, la vie boueuse des tranchées) et d’y inclure l’insouciance, l’espoir mais aussi parfois le découragement de ces jeunes gens.
Le style de l’auteur est fluide, précis, détaillé dans les descriptions de paysage. Nathalie Bauer réussit à raconter une histoire et à analyser les états d’âme de ses personnages tout en respectant les précisions historiques glanées dans ses nombreuses recherches documentaires.
Voici donc une très belle histoire d’amitié et je suis contente que ce livre soit retenu pour la première sélection du Prix Femina 2011.

 

Les insomniaques – Camille de Villeneuve

insomniaquesTitre : Les Insomniaques
Auteur : Camille de Villeneuve
Éditeur: Philippe Rey
Nombre de pages : 603

Résumé de quatrième de couverture :
À la mort en 1946 du vieux marquis d’Argentières, ses héritiers se voient contraints de renoncer au train de vie qui fut le leur durant des siècles. Ils vont désormais s’appliquer à en conserver l’essentiel – un château en Anjou et un hôtel particulier à Paris – alors que, pendant plus d’un demi-siècle, la France connaît des bouleversements : guerres d’Indochine et d’Algérie, Mai 68, loi IVG, années Sida, crises économiques, etc. Ces événements, les Argentières les vivront à leur manière, à la fois dans et hors du temps, comme s’ils ne pouvaient pas se laisser emporter au creux du fleuve de l’existence ordinaire.
Persuadés, semble-t-il, d’être protégés par la grandeur passée de leurs ancêtres, ces personnages fiers et fragiles tenteront, tout au long de ce roman foisonnant, de répondre à la question insistante qui leur est posée – à eux, mais aussi à chacun de nous : comment porter le poids d’un héritage familial ?
Ou peut-être plus encore : comment s’en libérer ?

Mon avis :
Les insomniaques  retrace la vie de la famille d’Argentières, famille d’aristocrates, sur quatre générations.
Ce livre m’a évoqué les romans de Maupassant ou Flaubert, où les couples se font sur la volonté des familles et les besoins d’alliance.
Le lecteur retrouve le rôle de la femme soumise, contrainte à la broderie et aux œuvres de charité. Elles souffrent en silence, résignées auprès d’un mari autoritaire.
Au travers des décennies qui passent, l’auteur évoque les grands évènements (guerres) mais aussi les faits de société (émancipation, avortement, sida, homosexualité), la vague rose de 1981 néfaste aux aristocrates.
La vie de château est très bien décrite, avec le rôle absolu des gens de maison. Il ne semble n’y avoir aucun sentiment dans le couple, ni même entre les membres de la famille. Les épouses s’épanouissent après le divorce ou le veuvage, les enfants attendent l’héritage. On fantasme sur la gloire familiale.
Le choix du titre est expliqué en fin de livre. « Nous sommes des insomniaques, incapables de sommeil et de repos, car nous attendons de revivre notre passé ». Seuls quelques petits enfants parviendront à se détacher de cette nostalgie.
Ce premier roman de Camille de Villeneuve est très prometteur car elle a un style littéraire et fluide.
Par contre, je regrette qu’il n’y ait pas une histoire plus prenante qui soutient le livre. Il manque une intrigue pour vraiment faire adhérer le lecteur à ce roman.
Même si les personnages et le contexte sont intéressants, cela ne suffit pas à passionner le lecteur.