La symphonie du nouveau monde – Lenka Horñákova-Civade

Titre : La symphonie du nouveau monde
Auteur : Lenka Horñákova-Civade
Editeur : Alma
Nombre de pages : 292
Date de parution : 29 août 2019

 

Son premier roman, Giboulées de soleil, a reçu le Prix Renaudot des Lycéens en 2016. Alors qu’il attend dans ma pile à lire, j’ai choisi de découvrir cette auteure tchèque avec son dernier roman au titre évoquant la symphonie de Dvorák. Dans cette période tourmentée de la seconde guerre mondiale, je me suis un peu perdue entre les destins de Vladimir Vochoć, consul de la Tchécoslovaquie à Marseille et de Bojena, tchèque attendant à Strasbourg son départ pour l’Amérique.

A part des routes qui se croisent et un pays en perdition sous le joug d’Hitler, il y a peu de points communs entre les deux personnages. Lenka Horñákova-Civade les mêle pour créer de la fiction, du romanesque autour de l’histoire de ce personnage réel de Vladimir Vochoć, un juriste intelligent, pragmatique qui a mis sa vie en jeu pour sauver ses compatriotes et bien d’autres en leur fournissant de faux papiers pour rejoindre l’Amérique.

Le roman commence à Prague. En 1953, Vladimir est jugé pour trahison. En 2002, Josefa, soixante-quatre ans, devrait quitter sa maison menacée par les inondations. Elle y retrouve sa poupée de chiffon, celle-là même qui l’a accompagnée de sa naissance à Strasbourg à son exode en France libre avec sa mère, Bojena en 1938.

J’ai aimé découvrir l’histoire de Vladimir Vochoć, cet homme amoureux de son pays qui croyait en cette république indépendante avant qu’elle ne soit sacrifiée par les accords de Munich. J’aurais aimé en savoir davantage encore sur son parcours, sa personnalité.

Certes, l’histoire de Bojena est aussi passionnante. Elle est un exemple de ceux qui doivent leur vie au courage de Vochoć. Son récit, parfois dicté par la poupée, retrace toutes les séparations, les mensonges, les peurs et les outrages que le peuple contraint à l’exode a subis face au nazisme.

Mais si le fond est intéressant, quoique insuffisamment détaillé à mon goût, la forme est un peu déroutante. J’ai eu parfois l’impression de me perdre au détriment de l’essentiel.