Le cœur de l’Angleterre – Jonathan Coe

Titre : Le cœur de l’Angleterre
Auteur : Jonathan Coe
Littérature anglaise
Titre original : Middle England
Traducteur : Josée Kamoun
Éditeur : Gallimard
Nombre de pages : 560
Date de parution : 22 août 2019

Les habitués de Jonathan Coe seront contents de retrouver des personnages de Bienvenue au club et du Cercle fermé. Avec beaucoup de romanesque, l’auteur rend accessible et passionnante son analyse de la société anglaise de 2010 à nos jours, montée et explosion du Brexit.

Benjamin Trotter est le personnage pivot de ce roman. Aux côtés de son père, Colin et de sa sœur, Loïs, il vient d’enterrer sa mère. La fin d’une époque.
Doug, son meilleur ami, journaliste, sera le fil conducteur du regard sur la politique de l’époque. De même que la nièce de Ben, Sophie, une intellectuelle ouverte d’esprit qui rencontre Ian, moniteur d’auto-école, conservateur issu de l’Angleterre profonde.

Nous débutons le récit avec une chanson de Shirley Collins, « Adieu vieille Angleterre« . La bande son de ce roman est riche. Amy Winehouse,  » la voix même des quartiers nord » est retrouvée morte. des émeutes mettent en évidence « une ligne de fracture abyssale dans la société britannique. » La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de 2012 redonne toutefois de l’optimisme et du patriotisme.

Jonathan Coe, par le biais de ses personnages, montre finement l’évolution des états d’esprit d’une population qui vit toujours sous la dictature du « politiquement correct. »
Crise économique, évolution des mœurs, mondialisation, hausse constante du nombre de migrants, le pays évolue. Dave Cameron, en cas de victoire de son parti conservateur en 2015, promet la tenue d’un referendum sur l’Europe. Victorieux, Cameron est contraint de fixer la date du referendum, ce sera  le 23 juin 2016.

 » Cette campagne va se gagner avec des slogans. »

Le débat sur le Brexit, suite à l’austérité du gouvernement de Dave Cameron se place sous les thèmes de l’immigration et du contrôle des frontières.

Benjamin,écrivain, parvient finalement à publier son premier roman. Une fois expurgé de l’histoire politique, il n’en reste que le récit de sa passion avec Cicely. Ce sont les histoires d’amour qui se vendent le mieux. Mais « l’écrivain doit être engagé ». Jonathan Coe, natif de Birmingham, est un témoin essentiel de l’actualité de son pays. Dans Le coeur de l’Angleterre, il compose habilement les histoires de cœur, de famille en dressant un panorama avisé de la société anglaise en crise.

 » Toutes les cinq minutes, on arrive à un carrefour t il faut choisir sa voie. Chaque bifurcation détient le potentiel de changer une vie, parfois du tout au tout. »

Qui peut savoir quel sera le destin de l’Angleterre, de Benjamin et de son cercle d’amis?

 

Lanny – Max Porter

Titre : Lanny
Auteur : Max Porter
Littérature anglaise
Titre original : Lanny
Traducteur : Charles Recoursé
Éditeur : Seuil
Nombre de pages : 240
Date de parution : 14 août 2019

 

 

L’écrivain britannique Max Porter fit une entrée remarquable en 2015 (janvier 2016 en France) avec La douleur porte un costume de plumes, un roman hors norme sur le deuil. Comme je n’avais pas eu l’occasion de le lire, j’ai profité de la dernière opération Masse Critique de Babelio pour découvrir son second roman, Lanny.

L’auteur joue sur les formes, le fantastique et la poésie pour décrire le drame d’une famille dans l’environnement d’un petit village proche de Londres. Lanny est un enfant un peu particulier qui ressent les forces de la nature, paraît parfois possédé. 

«  Une personne un tout petit plus reliée que les autres au temps qu’il fait, partageant la composition chimique de la terre plus ostensiblement que la plupart des gens de nos jours. »

Sa mère écrit des romans noirs et son père travaille à la City de Londres. Tous deux citadins, ils n’ont pas encore bien l’habitude de la campagne. D’autant plus que celle-ci semble un peu particulière, sous l’emprise du Père Lathrée Morte. Il est assez difficile de le définir. Fantôme, divinité païenne, être de légende, il rôde sous toutes les formes dans ce village qui lui appartient.

La mère de Lanny confie souvent son enfant à un vieil artiste, Pete le Dingue, sensible à l’expression artistique du petit garçon. Mais quand Lanny disparaît, le vieil homme excentrique est le principal suspect.

Le récit prend une fois de plus une forme différente, enchaînant les ragots de chaque villageois. Collection de toutes les réactions possibles suite à une disparition d’enfants.

Il n’est pas facile d’entrer dans un récit aussi étrange. Fable noire, conte pour adultes, exercice d’écriture autour de la mort et de la nature. 

Max Porter est un auteur atypique, un poète. Je n’ai pas réussi à le suivre dans cette ode trop imaginative.

Je remercie Babelio et les Editions Seuil pour cette lecture.

 

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China dream – Ma Jian

Titre : China dream
Auteur : Ma Jian
Littérature anglaise
Titre original : China dream
Traducteur : Laurent Barucq
Editeur : Flammarion
Nombre de pages : 208
Date de parution : 9 janvier 2019

En novembre 2012, celui qui va devenir le nouveau président de la Chine se rend au Musée national de Chine pour parcourir La Route vers le Renouveau, une exposition qui retrace l’histoire du pays de 1939 à nos jours, tout en occultant les périodes du Grand Bond en avant, de la Révolution culturelle et du massacre de Tian’anmen.

Le «  rêve chinois du renouveau national » de Xi Jinping suppose d’ôter certains souvenirs de la tête des chinois pour mieux y installer son projet.

Dans l’avant-propos, Ma Jian, exilé à Londres et interdit de publication en Chine, ne cache pas sa colère contre la politique chinoise. Dans cette fable subversive, il mêle réalité et fiction. En ajoutant des faits inventés pour insister sur l’absurdité du projet, l’auteur crée un roman d’anticipation, une farce ironique qui reste inquiétante tant on retrouve la vraisemblance de certains actes et la réalité de l’Histoire.

Ma Daode, directeur du Bureau du rêve chinois a grandi pendant la Révolution Culturelle. Sa mission est de mettre au point une puce neuronale capable d’effacer les souvenirs afin de mieux implanter le projet national dans toutes les têtes. Il sera le premier à la tester.

Mais curieusement, cet homme un peu surmené par la gestion difficile de sa vie sentimentale avec sa femme et ses douze maîtresses, est depuis peu assailli par des souvenirs de sa jeunesse.

Fils d’un homme bafoué pour son appartenance à la droite, et d’une femme accusée d’espionnage avec un couple anglais, Ma est renvoyé de l’armée des Gardes Rouges. Il rejoint alors la faction rivale, l’Orient rouge.

« Nous étions adolescents, des élèves du secondaire, reprend Ma. Nous séchions les cours et nous nous sommes lancés dans la révolution avant même de pouvoir choisir un camp. »

Entre la pression de la réussite dans un gouvernement sans concession et l’afflux de souvenirs atroces qui lui ont fait perdre amis et famille, Ma perd pied.

« Mais lorsqu’on déconnecte la vie du passé, elle perd tout son sens. »

Ma Jian réussit le tour de force de construire une comédie satirique où la richesse d’une histoire, les finesses de construction et surtout le mélange de fiction et de réalité bien choisie donnent foi à une fiction subversive loufoque mais inquiétante.

Les miscellanées d’USVA en parle aussi sur son blog.

Swing time – Zadie Smith

Titre : Swing time
Auteur : Zadie Smith
Littérature anglaise
Titre original : Swing time
Traducteur : Emmanuelle et Philippe Aronso

Éditeur : Gallimard
Nombre de pages : 480
Date de parution : 16 août 2018

Swing time, Sur les ailes de la danse est un film de George Stevens sorti en 1936, un hommage à Bojangles, danseur de claquettes noir américain, dans lequel jouait Fred Astaire, acteur américain qui a vécu plusieurs années à Londres. Danse, origines, Londres, sont les bases de ce roman d’initiation, ce roman sur l’amitié bouleversée par le destin, de deux jeunes filles métisses du nord-ouest multiculturel de Londres.

La narratrice, dont on ne connaîtra pas le prénom mais au passé proche de l’auteur, est la fille unique d’une femme ambitieuse d’origine jamaïcaine et d’un père blanc plutôt tranquille. En 1982, dans un cours de danse, elle rencontre Tracey, une fillette de son âge à la peau marron, fille d’une mère blanche plutôt sophistiquée et d’un père peu recommandable souvent absent. Les deux enfants deviennent des amies inséparables. 

Si la narratrice souffre de l’absence de sa mère trop occupée à devenir une intellectuelle et à s’investir en politique, Tracey vit dans le mensonge, s’inventant un père aimant, danseur auprès de Michael Jackson. Alors que Tracey entre dans une école d’arts du spectacle, la narratrice suit une formation dans la communication et devient l’assistante d’Aimée, une star mondiale de la chanson.

Zadie Smith alterne le présent de la narratrice auprès d’Aimée dans un monde où l’argent permet de se donner bonne conscience et le récit de sa jeunesse où les relations familiales et les retrouvailles épisodiques avec une Tracey sur la mauvaise pente expliquent son malaise.

Effectivement, et c’est peut-être ce qui m’a empêchée d’entrer pleinement dans ce récit, la narratrice ne semble ni heureuse, ni malheureuse. Elle vit auprès des gens, observe sans vraiment s’engager, aimer, s’opposer. Et pourtant,  elle vit une aventure fantastique puisque Aimée décide d’utiliser son succès pour construire une école de filles dans un village africain.

La narratrice passe son temps entre Londres, les États-Unis et l’Afrique. De quoi intensifier son questionnement sur ses origines.

Cette richesse multiculturelle liée à l’environnement des personnages puis au contraste saisissant entre la culture européenne et africaine donne tout l’intérêt à cette lecture. 

«  Chaque pays a ses propres luttes. »

L’ Occident a ses luttes de classes et la mère de la narratrice s’emploie à défendre les droits des plus démunis. L’Afrique a ses rivalités de castes, le joug de la dictature, la montée de l’islam radical. Mais elle parvient peut-être à y bannir le mépris.

J’ai particulièrement aimé rencontrer Hawa, africaine de classe moyenne, une femme dynamique toujours soucieuse des autres, souriante quelque soit son destin. Elle semble un point de repère pour la narratrice au caractère si différent. 

Le roman se veut aussi une réflexion sur le bonheur. Quel sens donner à sa vie pour y accéder. L’engagement politique comme la mère de la narratrice. Le succès, le bonheur d’être mère pour Aimée. 

La danse, passion initiale des deux jeunes filles est un fil conducteur de ce roman. En Afrique, tout est prétexte à la danse. La narratrice, douée pour le chant et le danse, n’y fait pas sa carrière mais c’est bien là qu’elle inscrit son identité en regardant danser Jeni LeGon et Bojangles.

Swing time est un roman dense, plutôt difficile à lire, sur la difficulté de trouver le bonheur dans un monde où chacun, dans sa bulle, lutte suivant sa condition, son éducation, son lieu de vie. Pour cette auteure féministe, l’éducation des femmes prend ici une part importante.

Finalement, un roman intermédiaire entre Swing time, très travaillé et le trop romanesque, L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante que Zadie Smith admire particulièrement aurait tout pour me plaire. Mais lire est une quête incessante de la perle rare, celle qui correspond parfaitement à nos univers très personnels.

Lu dans le cadre du mois anglais.

37 fois – Christopher J.Yates

Titre : 37 fois
Auteur : Christopher J.Yates
Littérature anglaise
Titre original : Grist Mill Road
Traducteur : Pierre Szczeciner
Editeur : Le Cherche-midi
Nombre de pages : 416
Date de parution : 21 mars 2019

Le noeud du récit, celui qui réunit les trois principaux personnages du roman de Christopher J. Yates se déroule en 1982, au pied de la chaîne de montagnes de Swangun, à Roseborn, une ville située à cent cinquante kilomètres au nord de New-York. 

Matthew, un adolescent de treize ans, tire trente sept fois avec un fusil à billes de plomb sur Hannah, douze ans, qu’il avait attachée à un arbre. Son ami, Patrick, regarde cette scène traumatisante sans pouvoir intervenir et stopper ce massacre.

Vingt-six ans plus tard, Patrick et Hannah, mariés depuis quatre ans vivent à New York. Aveugle d’un oeil, Hannah est journaliste à la brigade criminelle. Patrick vient de se faire licencier et passe son temps à faire des recettes de cuisine qu’il partage sur un blog de plus en plus populaire.

Le roman est plutôt bien construit puisque Christopher J.Yates consacre successivement une partie à Patrick, Hannah puis Matthew. Avec chacun, nous découvrons les failles de leur passé et faisons un bout de chemin vers le dénouement. L’auteur en profite pour semer le doute dans la tête du lecteur. Chaque protagoniste révèle ce qui pourrait être des blessures d’enfance, des comportements instables. Si il ne semble pas y avoir de doutes sur ce qui s’est passé en 1982, le suspense reste entier sur les rôles et responsabilités de chacun et surtout sur ce qui va se passer quand les trois personnages vont finalement se retrouver.

L’analyse psychologique est plutôt bien menée. Et fort heureusement, deux personnages secondaires, McClustey, inspecteur de la brigade criminelle et collègue d’Hannah et Pete le garde-forestier des Swagun, ouvrent un peu le cercle infernal des trois enfants devenus adultes. Car les trois amis d’enfance sont devenus des personnes instables, hantées par leur culpabilité.

Si les sentiments profonds de chacun des trois personnages sont à découvrir au fil de l’intrigue, axant effectivement ce roman sur le côté psychologique, si  la région des Swangun mise en valeur par les connaissances du garde-forestier assure un cadre agréable, il me semble que le reste est approximatif. La fin m’a particulièrement confortée dans ce sentiment. Elle m’a semblé mal ficelée, peu convaincante, suscitant en moi une part d’incompréhension.

Retrouvez ici l’avis plus enthousiaste de Mimi qui a lu ce livre quelques jours avant moi.

West – Carys Davies

Titre : West
Auteur : Carys Davies
Littérature anglaise
Traducteur : David Fauquemberg
Titre original : West
Éditeur : Seuil
Nombre de pages : 192
Date de parution : 3 janvier 2019

 

John Cyrus Bellman était venu d’Angleterre avec sa femme Elsie. A trente-cinq ans, veuf, cet éleveur de mules, vit avec Bess, sa fille de dix ans. Bess n’a jamais connu sa mère.

Lorsque Bellman découvre un article dans le journal évoquant la découverte du squelette d’un animal gigantesque, il décide de partir sur ses traces à l’Ouest.

 » Bellman aimait cette histoire, qui lui redonnait de la force – cette idée que, quelque soit la vision qu’on avait d’un monde connu, il existait toujours des choses en dehors de celui-ci dont on n’avait jamais rêvé. »

Il demande à sa sœur Julie de venir s’occuper de Bess, confie au voisin, Elmer Jackson l’entretien de sa ferme et part vers Saint-Louis puis les rocheuses.
En chemin, un négociant en fourrure lui procure un jeune indien shawnee ne parlant pas un mot d’anglais, pour l’aider dans son voyage.
Pendant des années, au fil des saisons, Vieille Femme de Loin l’accompagnera pour quelques rubans et pierres colorées dans sa vaine recherche. Se rappelant un colon roux qui avait violé puis tué sa sœur, le jeune indien reste toujours sur la défensive.
Comment peut-on partir pendant des années courir après un rêve, délaissant à la maison son bien le plus précieux. Bess est une proie facile pour les hommes avides de chair fraîche et de terres exploitables. Bellman mettra des années à ressentir le manque de sa fille. La reverra-t-il un jour?

La fin du récit donne une beauté et une puissance à ce roman qui traîne un peu sur les routes de l’Ouest et les errances de Bellman.
A découvrir.

 

La seule histoire – Julian Barnes

Titre : La seule histoire
Auteur : Julian Barnes
Littérature anglaise
Titre original : The only story
Traducteur : Jean-Pierre Aoustin
Éditeur : Mercure de France
Nombre de pages : 272
Date de parution : 6 septembre 2018

Au crépuscule de sa vie, Paul se souvient de sa première histoire d’amour. Peut-être la seule, la véritable. En tout cas, celle qui a marqué sa vie, son destin. Il n’avait que dix-neuf ans lorsqu’il tomba sous le charme de la belle et sportive Susan, une femme mariée de quarante-huit ans, mère de deux grandes filles.

Les deux amants ont vécu une douzaine d’année ensemble. Paul, avec l’innocence et la fougue  de sa jeunesse. Susan avec la légèreté d’un bel amour mais la honte d’une femme écarlate, l’évidence d’un mariage raté.

Pendant la guerre, Susan s’est mariée sans passion à Gordon, un homme grincheux qui échappa aux combats parce qu’il bénéficiait « d’un emploi réservé ». Aujourd’hui, elle fait chambre à part avec cet homme médiocre plutôt violent et alcoolique.

Aux yeux de tous ceux qui les blâment, Paul et Susan vivent une belle histoire d’amour. En tout cas, c’est l’impression qu’il reste dans les souvenirs de Paul. La mémoire reconstruit le passé parfois avec optimisme pour embellir sa propre existence ou celle de sa partenaire. Paul estime qu’il est de son devoir de valoriser les premières années de son histoire d’amour. Il préfère retenir son innocence, sa légèreté plutôt que sa descente en enfer.

L’histoire d’amour est belle, allant de la légèreté au tragique. Paul reste pour moi un personnage assez froid, cérébral. Susan aurait pu avoir davantage de force mais sa fêlure est passée au crible de l’analyse du narrateur. Par contre, j’ai aimé le personnage de Joan, l’amie de Susan. Son expérience de la vie et de l’amour lui laisse un regard avisé sur les relations humaines.

L’auteur utilise le filtre du souvenir pour raconter cette histoire d’amour. Cette narration impose une distance, une obligation d’analyse. Ainsi, j’ai ressenti chez Paul un sentiment de culpabilité inavoué, des regrets. Un peu lâchement, il ne regrette pas d’avoir aimé Susan, mais peut-être d’avoir été trop jeune, trop innocent. 

Le champ lexical de la fin du roman me semble révéler l’hypocrisie de Paul. Tant de mots négatifs pour parler d’une histoire d’amour exceptionnelle.

«  A mon avis, tout amour, heureux ou malheureux, est un vrai désastre dès lorsqu’on s’y adonne entièrement. »

Finalement, contrairement à son récit, je me demande si Paul s’est engagé pleinement dans cette histoire. Et je finis ce roman avec un doute sur la sincérité du personnage, ce qui gâche mon plaisir de lecture.

Lisez l’avis de Nicole, bien plus enthousiaste que moi.