Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Fred Fordham

Titre : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
Auteur : Harper Lee
Adapté et illustré par Fred Fordham
Traducteur : Isabelle Soïanov

Éditeur : Grasset
Nombre de pages : 288
Date de parution : 7 novembre 2018

 

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est à juste titre le roman culte de toutes les générations. Autant par son sujet que par la performance d’une auteure anglaise qui devint mondialement connue sur un seul roman.

Autant dire que l’enjeu est immense quand il s’agit de surfer sur la vague d’un tel chef d’œuvre. La parution de Va et poste une sentinelle, premiers écrits de Harper Lee fut pour moi une petite déception. J’ai une profonde admiration pour les adaptations en roman graphique des livres qui m’ont particulièrement touchée. Il est important de faire connaître de telles œuvres à un large public. Et l’adaptation graphique est certes le meilleur moyen de toucher les plus jeunes ou les réfractaires à la lecture.

L’adaptation de Fred Fordham est très fidèle au roman culte. J’ai retrouvé l’humanité d’Atticus Finch, le racisme aveugle du voisinage, la candeur de Scout  et surtout l’intensité de ce moment particulier dans la salle d’audience lors du procès de Tom Robinson.

Les illustrations sont très précises et réalistes, la mise en page relativement classique avec tout de même de belles double pages.

 

Le roman de Harper Lee véhicule tant de valeurs humaines que toutes ses éditions sont à plébisciter. Tout y est mis en images : la tolérance envers tous qu’ils soient vieux comme Mrs Dubose, d’une autre couleur, associaux comme Boo Radley, l’obéïssance aux aînés, la dangerosité des armes.

Personnellement, mon imagination n’avait pas visualisé Atticus et Scout de cette façon. Je voyais Scout avec un visage plus espiègle et Atticus moins jeune et carré. Mais depuis des années chacun a son image des personnages.

Et puis, j’ai une telle admiration pour ce livre que je lui aurais voulu un bel écrin. Peut-être un format plus grand et une couverture rigide. Mais ce format et cette couverture souples, et surtout par conséquent son prix, conviennent sûrement mieux à un lectorat plus large. D’autant plus que la photo sur la jaquette interpelle les plus jeunes lecteurs et capte un des moments les plus forts du roman. Et puis sous la jaquette, cette reliure rouge est à la fois sobre et remarquable.

 

Ce roman graphique est une très belle idée de cadeau en cette période de fêtes.

 

 

Où vivre – Carole Zalberg

Titre : Où vivre
Auteur : Carole Zalberg
Éditeur : Grasset
Nombre de pages : 144
Date de parution : 3 octobre 2018

 

Quelque soit l’endroit où l’on vit, on reste profondément attaché à ses racines. Bien sûr, la distance géographique, l’environnement font percevoir les choses différemment, peut-être avec un semblant d’indifférence parfois. Mais, au fond de nous, les liens familiaux subsistent, les engagements des uns et des autres nous touchent. 

Ils ont tous « une seule et même vie, enracinée dans la perte et tendue vers l’embellie. »

Lors de l’accident à Tel Aviv de son cousin Noam, Marie, parisienne, née en France se souvient de sa famille éloignée . C’est par ce corps fracassé sur un lit d’hôpital que la mémoire de Marie se fixe sur l’histoire de la famille de sa tante partie en Israël après la seconde guerre mondiale. Elle se rappelle vaguement ce cousin un peu grassouillet, plus jeune fils de Lena, la sœur de sa mère. Donnant la parole à chaque membre de la famille, avançant dans le temps de 1949 à nos jours, l’auteur reconstitue l’histoire de la famille, l’histoire d’un peuple.

Nées dans les années 30 en Pologne, Lena et Anna ont migré en France avec leurs parents. A la fin de la guerre, Lena est partie en Israël. Elle faisait partie des premiers couples, bâtisseurs d’un nouveau monde. Aussitôt divorcée, elle tombe amoureuse de Joachim, un des leaders du kibboutz.

«  La question est d’être maître de son sort. Si je suis chez moi, si j’invente en cultivant, bâtissant, commerçant, le pays qui n’existait pas. Et ainsi devient mien, personne, jamais ne viendra un matin m’arrêter, personne ne nous emmènera, avec nos parents. »

Ils auront trois fils. Chacun nous parlera de son parcours par rapport au pays.  Elie, l’aîné peine à admettre le traitement réservé aux Arabes avec lesquels il jouait enfant. Dov est le plus attaché à sa terre. Noam est le plus sensible, peu enclin à accepter le service armé pendant trois ans. 

«  Rien de glorieux, selon moi, dans cette guerre interminable que nous menons pour pouvoir rester ici. »

Anna, cachée par des fermiers pendant la guerre, était trop jeune pour partir au kibboutz. Elle fera des études et s’installera ensuite avec son mari à Paris. Elle qui, au départ, enviait sa sœur, à son insu, verra ensuite l’admiration s’inverser.

Dans ce roman choral, l’auteur montre l’enthousiasme et l’espoir des habitants du kibboutz puis tout ce que cette implantation implique. Chaque personnalité exprime sa perception, ses choix. Le récit reprend les espoirs de la poignée de mains entre Rabin et Arafat puis le chaos suite l’assassinat de Yitzhak Rabin. 

Ce roman est sûrement le plus intime de l’auteur. Carole Zalberg est proche de Marie, la française qui cherche ses racines, tente de comprendre un pays difficile à appréhender. Dans cette fiction, sans aucun jugement, l’auteur évoque les étapes clé de la construction d’Israël, les espoirs, les rebondissements, les doutes. Et ce, toujours, dans une langue claire, mélodieuse et agréable à lire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carnaval noir – Metin Arditi

Titre : Carnaval noir
Auteur : Metin Arditi
Éditeur : Grasset
Nombre de pages : 400
Date de parution : 16 août 2018

En janvier 2016, Donatella, une jeune étudiante entreprend des recherches pour sa thèse à la bibliothèque de Venise. En se documentant sur La Scuola Grande del San Sepolcro, elle trouve un lien entre la théorie copernicienne, une peinture de Paolo il Nano et le carnaval noir marqué par la destruction de La Scuola, la mort de Giorgio Benvenuti, son fondateur et la pendaison du Nano. Ces découvertes semblent déranger du monde puisque Donatella est agressée et jetée dans la lagune.

A Genève, Benedict Hugues, professeur spécialisé en langues anciennes trouve une ancienne lettre dans le contre plat d’un livre du XVIe siècle qu’il vient d’acquérir chez Christie’s.

Ce message confidentiel  de l’évêque Scanziani au cardinal Valsangiacomo évoque une rumeur dangereuse émise par la Scuola au sujet d’un Christ difforme pourvu de douze doigts.

D’autre part, nous découvrons une congrégation d’extrême-droite dirigée par Zaccaria et Bartolomeo, islamophobe et homophobe à l’étrange difformité rappelant la peinture du Nano. Cette congrégation de la Curie avec l’aide de kamikazes terroristes prépare un attentat contre le Pape, jugé trop bienveillant.

Benedict utilise toutes ses relations pour tenter de comprendre les messages du passé et les agressions actuelles.

Dans ce grand roman d’aventure, il faut s’accrocher pour suivre la masse d’information. Chaque personnage est bien ancré, nous découvrons chaque fois des parcelles de leur vie privée. La construction est maîtrisée et ce n’est pas une mince affaire pour mêler deux séries d’évènements distants de cinq siècles et tant de personnages, chacun soumis à ses propres démons.

Toutefois, cela reste pour moi un roman d’aventures dans le style du Nom de la rose d’Umberto Ecco ( ce qui est une très bonne référence). Je n’ai pas retrouvé cette finesse d’analyse appréciée dans Prince d’orchestre. Carnaval noir plaira davantage aux passionnés de romans noirs.

Un bon moment de lecture mais pas un roman mémorable pour moi.

Retrouvez l’avis de Mimi qui a beaucoup apprécié.

 

Les rêveurs – Isabelle Carré

Titre : Les rêveurs
Auteur : Isabelle Carré
Editeur : Grasset
Nombre de pages : 304
Date de parution : 10 janvier 2018

Premier roman d’une actrice que l’on ne peut qu’aimer tant elle semble délicate, «  discrète et lumineuse ». Ce doux sourire cache des blessures d’enfance que le théâtre et l’écriture ont pu légèrement adoucir en permettant que « ça déborde ».
Isabelle est née dans une « famille bordélique », fruit de « la rencontre de deux malentendus ». A la fin des années 60, sa mère, enceinte d’un homme qui ne veut plus d’elle, quitte le pensionnat. Ses parents de grande lignée l’isolent dans un appartement de Pantin, cachant une grossesse qui ruine les apparences. Elle rencontre un étudiant des Beaux-Arts, issu d’une famille de cheminots, futur styliste chez Pierre Cardin et designer qui l’épouse et reconnaît son fils. Ce n’est qu’une manière de fuir des penchants homosexuels qu’il admettra plus tard en vivant avec Paul.

En attendant, Isabelle et ses frères vivent dans un appartement kitch avec une « mère qui se désagrège » et un « père bizarre ». Une première tentative de suicide conduira la jeune fille de quatorze ans en hôpital psychiatrique. « La vie est brutale » alors tous se consolent en rêvant.
«  J’ai quatorze ans et je vais au cinéma tous les deux jours. »
A quinze ans, elle vit seule dans un appartement.

Avec une belle nostalgie des années passées où l’on rembobinait les bandes magnétiques avec un crayon, avec une bande son qui prête à l’actrice des mots reflétant ses états d’âme, Isabelle Carré raconte sa jeunesse, dévoilant un peu la partie immergée de l’iceberg qui aurait pu la faire couler.
« Mon récit manque d’unité, ne respecte aucune chronologie, et ce désordre est peut-être à l’image de nos vies, en tout cas de la mienne. »
Isabelle Carré est une bonne actrice. Faut-il être blessé pour être un bon écrivain? J’ai senti trop de rondeurs, une légère tentation de vouloir émouvoir, une forte volonté d’être comprise. Sa douceur naturelle l’empêche de s’indigner, de donner du relief au récit.

A force de jouer la vie des autres, l’actrice avait besoin de lever le voile sur son passé. Un atelier d’écriture avec Philippe Djian lui en a donné le potentiel. Cette pseudo thérapie lui était nécessaire. Mais, comme bien souvent dans ce genre d’exercice, la lectrice que je suis, à part mieux connaître l’actrice, n’y a pas trouvé sa part.

J’ai lu ce roman dans le cadre du jury pour le Grand Prix des Lectrices Elle 2018. N’avait-il pas davantage sa place dans la catégorie Document?

Isabelle Carré a obtenu le Grand Prix RTL-LIRE 2018 pour ce premier roman.

   

Le jour d’avant – Sorj Chalandon

Titre : Le jour d’avant
Auteur : Sorj Chalandon
Editeur : Grasset
Nombre de pages : 336
Date de parution : 16 août 2017

 

 

Steve Mc Queen était son héros
Ses rêves de Formule 1
Se sont perdus dans le cambouis
A la terre du paysan, Joseph préfère
La contribution à la nation
La fraternité de la mine
C’est comme ça la vie

Trop de sécurité, pas de rendement
Le 27 décembre 1974, 42 mineurs
De la fosse 3 bis de Saint-Amé
Perdent la vie.
Joseph les rejoint au trou
Après 26 jours d’hôpital.
La mine nous tuera tous

Venge-nous de la mine
Sont les derniers mots du père
au seul fils qu’il lui reste
Trop jeune, Michel fuit la région
mais se recueille en son mausolée
Attendre que tous soient rangés
Au cimetière pour retourner à Saint-Vaast

Si l’assassin est le grisou
Le contremaître est responsable
De la mort de ceux qui ne sont plus
Que le numéro de leur taillette.
Jamais trop tard pour affronter ses démons
Michel remonte du fond pour lancer
Le grand procès de la mine

Nous sommes tous des victimes de la mine
Mais seuls ceux du pays peuvent le comprendre

Emotion à fleur de mots, fraternité, compassion, réalisme, coup de théâtre, Le jour d’avant aurait largement mérité quelques citations lors des sélections de Prix Littéraires.
Je lui décerne le prix de ma meilleure lecture de cette rentrée littéraire.

Merci à Price Minister et surtout à Sylire, une des quatre marraines de l’opération  pour cette belle découverte.

La disparition de Josef Mengele – Olivier Guez

Titre : La disparition de Josef Mengele
Auteur : Olivier Guez
Éditeur : Grasset
Nombre de pages : 240
Date de parution : 16août 2017

C’est avec la minutie, la distance nécessaire, le professionnalisme d’un journaliste qu’Olivier Guez nous entraîne dans cette enquête sur la fuite de Josef Mengele, le médecin nazi surnommé l’ange de la mort depuis ses expériences visant à atteindre la pureté de la race dans le camp d’Auschwitz de mai 1943 à janvier 1945.

En juin 1949, Joseph Mengele débarque seul à Buenos Aires sous le nom de Helmut Gregor. Sa femme Irène et son fils Rolf n’ont pas souhaité le suivre. Aidé par un réseau d’anciens nazis déjà bien installé en Amérique du Sud, Mengele profite dans un premier temps de l’admiration de Juan et Evita Perón pour le fascisme.
« A la fin des années 1940, Buenos Aires est devenue la capitale des rebuts de l’ordre noir déchu. »
Adolf Eichmann y débarquera aussi en juillet 1950.

Grâce à l’argent de l’entreprise familiale des Mengele et au vaste réseau nazi, Mengele qui, entre temps a épousé sa belle-sœur par intérêt, vit tranquillement et richement en Argentine jusqu’à la guerre civile et la fuite de Perón au Panama.
Mais L’Allemagne se réveille, des juifs témoignent. En 1956, un mandat international est lancé contre Eichmann. Mengele, apeuré s’enfuit au Paraguay. Il obtiendra la nationalité paraguayenne en novembre 1959.

Après l’arrestation d’Eichmann, le Mossad s’intéresse à Mengele qui fuit, cette fois au Brésil. Un couple de fermiers, Geza et Gitta Stammer accepte de l’héberger, moyennant des récompenses financières de plus en plus exigeantes. Il faut dire que cet hôte est particulièrement encombrant et désagréable.
La traque se resserre de plus en plus, Mengele vieillit et devient de plus en plus acariâtre.

Le récit de Olivier Guez, sans jugement, se concentre sur les faits. Mais les aléas internationaux de la traque, le soutien intense du réseau nazi, les relations personnelles de Mengele avec ses proches mettent en évidence la complexité et l’atrocité du sujet. Nul besoin de s’attarder sur l’évocation de ses agissements pendant la guerre, de son comportement odieux pour comprendre toute la noirceur de cet homme.

Rolf, le fils de Josef Mengele évoque pourtant la question philosophique inévitable du devoir, de la responsabilité individuelle ou collective, du remords éventuel dans cette tragédie.
«  Le vieux n’éprouve-t-il aucun regret, aucun remords? Est-il la bête cruelle que les journaux décrivent? Est-il à ce point malfaisant et dégénéré? Peut-il l’aider à sauver son âme? Et lui, Rolf, est-il un être mauvais par sa faute? »
Peut-on encore se demander si ces nazis tortionnaires n’étaient « qu’un rouage parmi d’autres » et n’ont fait que leur devoir de soldat, ni plus ni moins qu’un pilote qui largue ses bombes sur une ville en territoire ennemi ?

D’une belle écriture littéraire, Olivier Guez propose davantage une enquête. Certes passionnante, juste et bien documentée. Mais le sujet reste difficile et le personnage si détestable que je ne serais pas allée naturellement vers ce roman. Constater qu’un tel bourreau s’en tire si bien en continuant à profiter des autres est insupportable. Mais cela ne peut être reproché à l’auteur.

Pour compléter votre lecture, dans un genre différent,plus romancé, je vous conseille Wakolda de Lucia Puenzo.

J’ai lu ce roman en tant que jurée du Prix Landernau.

La rentrée littéraire 2017, panorama par éditeur

Quelques annonces deci delà, on commence à en parler de la rentrée littéraire! Et je sais que vous attendez cet article avec impatience. Après cinq mois très riches en parutions, je me demandais quelles surprises nous pouvions encore attendre. C’était sans compter la richesse de notre panorama littéraire. Les nouveaux auteurs viennent rejoindre les talents confirmés.

Sorj Chalandon, Lola Lafon, Jean-Michel Guenassia, Véronique Olmi, Thomas Vinau, Marc Dugain, Eric Reinhardt, Yanick Haenel, Gaëlle Nohant, Joy Sorman, Patrick Deville, Stéphane Audeguy, Jean-Philippe Toussaint, Leonor de Recondo, Jean-Marie Blas de Roblès, Jean-Luc Seigle, Philippe Jaenada… pour les auteurs français.

Kamel Daoud, Kaouther Adimi, Don de Lillo, Douglas Coupland, Anna Hope, Santiago Gamboa, Jonathan Safran Foer, Ron Rash, Juan Gabriel Vasquez, Charif Majdalani, Richard Russo, Ali Zamir… côté Littérature étrangère.

Et les incontournables Amélie Nothomb et Joyce Carol Oates.

Vous en avez maintenant l’habitude, cet article s’enrichira au fil des jours.

Actes Sud:
Zabor de Kamel Daoud
Imago de Cyril Dion
L’invention des corps de Pierre Ducrozet
Les bourgeois d’Alice Ferney
La beauté des jours de Claudie Gallay
Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon
De l’ardeur de Justine Augier
Le peuple de bois d’Emanuele Trevi
Polaris de Fernando Clemot
Zero K de Don de Lillo
Les bijoux bleus de Katharina Winckler
Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy
Les femmes sont des guitares (…) de Clemens J. Setz
Mischling de Affinity K.
L’archipel  des Solovki de Zakhar Prilepine
Brandebourg de Juli Zeh
Pour en finir avec la question juive de Jean-Claude Grumberg
Soie et fer, du Mont Liban au canal de Suez  de Fawwaz Traboulsi

Albin Michel:
Sangliers de Aurélien Delsaux
La gloire des maudits de Nicolas d’Estienne d’Orves
Le courage qu’il faut aux rivières de Emmanuelle Favier (1e roman)
De l’influence de Bowie sur la destinée des jeunes filles de Jean-Michel Guenassia
Un dissident de François-Régis de Guényveau (1e roman)
La tour abolie de Gérard Mordillat
Frappe-toi le cœur de Amélie Nothomb
Bakhita de Véronique Olmi
La nuit des enfants qui dansent de Franck Pavloff
Le songe du photographe de Patricia Reznikov
Vous connaissez peut-être de Joann Sfar
Cox ou la course du temps de Christophe Ransmayr
Les sables de l’Amargosa de Claire Vaye Watkins
Underground railroad de Colson Whitehead
La vengeance du pardon de Eric-Emmanuel Schmitt
Allary :
L’ascension du Mont-Blanc de Ludovic Escande
Leur séparation de Sophie Lemp

Alma:
Le camp des autres de Thomas Vinau
La société des faux visages de Xavier Mauméjean
Luwak de Pierre Derbé

L’Archipel:
Qu’est-il arrivé à Baby Jane? de Henry Farrell
Agnus dei de Catherine Scapula
Sissi,impératrice malgré elle de Allison Pataki
Echange fatal de Shioban Macdonald

Arlea:
Un vertige d’Hélène Gestern
Son absence de Emmanuelle Grangé
L’année prochaine à New York de Antoine Billot

Belfond :
La ville sans juifs de Hugo Bettauer
Système de Agnès Michaux
Le mal des ardents de Frédéric Aribit
Le dernier violon de Menuhin de Xavier-Marie Bonnot
Max et la grande illusion d’Emanuel Bergman (PR)
La tanche d’Inge Schiperoord
Le sympathisant de Viet Thanh Nguyen

Buchet-Chastel:
Écrit dans le noir de Michel Schneider
La sélection de Aravind Adiga
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
La fuite de Paul-Bernard Moracchini
Dimanche de révolution de Wendy Guerra
Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner de Etienne Deslaumes
Manège de Daniel Parokia

Calman-Levy:
Le  triangle d’incertitude de Pierre Brunet
Mon voisin de Pascal Voisine
Où cours-tu William? de Denis Jeambar
Un astronaute en bohème de Jaroslav Kalfar (PR)

Anne Carrière:
Le triomphe de Thomas Zins de Matthieu jung

Le castor astral:
Une douceur de chloroforme de Patrice Delbourg
Gazoline Tango de Franck Balandier
Fleuve de Jonathan Buckley

Denoël:
Tu riras moins quand tu connaîtras les hommes de Florent Bottero
Gabrielle ou le jardin retrouvé de Stéphane Jougla
Treize jours de Roxane Gay
La bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins
Aux confins du monde de Karl Ove Knausgaard

Au Diable Vauvert:
La vie sauvage de Thomas Gunzig
Miss Wyoming de Douglas Coupland
Contes du soleil noir de Alex Jestaire
Tout sur le zéro de Pierre Bordage
Sur l’écriture de Charles Bukowski
Dans le désert de Julien Blanc-Gras

Don Quichotte:
La muette de Alexandre Lacroix
Petits remèdes à la dépression politique de Jean-Christophe Brocher ( récit)

Elyzad:
Les lendemains d’hier de Ali Becheur

Les Escales :
Et soudain la liberté de Evelyne Pisier et Caroline Laurent
Mille ans après la guerre de Carine Fernandez
La maison des Turner de Angela Flournoy (1er roman)

Éditions de Fallois:
Abus de faiblesse de Eric Deschodt

Fayard :
Le ciel ne parle pas de Morgan Sportès
Presqu’île de Vincent Jolit
Une histoire trop française de Fabrice Pliskin
Au nom des nuits profondes de Dorothée Werner
Je m’appelle Lucy Barton de Elizabeth Strout
Nitro Mountain de Lee Clay Johnson

Éditions Finitude :
Pourquoi les oiseaux meurent de Victor Pourchet

Flammarion :
L’ombre du Golem de Eliette Abécassis illustré par Benjamin Lacombe
American war de Omar El Akkad
L’enfant-mouche de Philippe Pollet-Villard
Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud
Un amour d’espion de Clément Benech
Parmi les miens de Charlotte Pons
Femme à la mobylette de Jean-Luc Seigle
L’art de perdre de Alice Zeniter
Le dossier M de Grégoire Bouillier
Eloge de la politique de Alain Badiou
Avec D.H. Lawrence de Catherine Millet
Requiem pour le rêve américain de Noam Chomsky
La féroce de Nicola Lagioia
Bonjour,c’est l’infirmière de Charline Gall
Une odyssée.Un père, un fils, une épopée de Daniel Mendelsohn
J’aime le sexe mais je préfère la pizza de Thomas Raphaël
Les crayons de couleur de Jean-Gabriel Causse

Aux Forges de Vulcain:
Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

Gaïa:
Tangvald de Olivier Kemeid
Le pianiste blessé de Maria Ernestam
L’esclave islandaise- livre 2 de Steinunn Johannesdottir
Le vent l’emportera de Gunnar Staalesen

Gallimard :
Un certain M. Piekielny de François-henri Désérable
Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain
Survivre de Frederika Amalia Finkelstein
Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel
Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill
La salle de bal de Anna Hope
Comment vivre en héros de Fabrice Humbert
La chambre des époux de Eric Reinhardt
Des châteaux qui brulent de Arno Bertina
Sauver les meubles de Céline Zufferey
L’ombre sur la lune de Agnès Mathieu-Daudé
Les rêveuses de Frédéric Verger
Un élément perturbateur de Olivier Chantraine
Comme une rivière bleue de Michèle Audin
Ascension de Vincent Delecroix
La louve de Paul-Henry Bizon
Le cénotaphe de Newton de Dominique Pagnier
La rivière de Ether Kinsky
Les fantômes du vieux Pays de Nathan Hill
La fin de Mame Baby de Gaël Octavia
Cette chose étrange en moi de Orhan Pamuk

Gallmeister:
Une histoire des loups de Emily Fridlund
Le diable en personne de Peter Farris
L’envers du temps de Wallace Stegner
Tout est brisé de William  Boyle

 

Grasset:
Vous n’êtes pas venus au monde pour rester seuls de Eivind Hofstad Evjemo
Demain sans toi de Baird Harper
Sur les traces de Paul  Gauguin de Jean-Luc Coatalem
Minuit, Montmartre de Julien Delmaire
Le déjeuner des barricades de Pauline Dreyfus
Une fille dans la jungle de Delphine Coulin
Innocence de Eva Ionesco ( 1er roman)
La fille à la voiture rouge de Philippe Vilain
Kong de Michel Le Bris
Le jour d’avant de Sorj Chalandon
Mina Loy, éperdument de Mathieu Terence
Les peaux rouges de Emmanuel Brault (1er roman)
Tous les âges me diront bienheureuses de Emmanuelle Caron (1er roman)
Mécaniques du chaos de Daniel Rondeau
La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez
Sur les traces de Paul Gauguin de Jean-Luc Coatalem
La nostalgie de l’honneur de Jean-René Van der Plaetsen (récit)

Harper Collins:
Les tempêtes de Meg Little Reilly

Héloïse d’Ormesson:
Légende d’un dormeur éveillé de Gaëlle Nohant
Le Sans Dieu de Virginie Caillé-Bastide
Je peux me passer de l’aube de Isabelle Alonso
Le monde flottant de Alan Spence
Ce que nous ne saurons jamais de Marcus du Sautoy (essai)

 

 

L’Iconoclaste:
Un bruit de balançoire de Christian Bobin
Je me promets d’éclatantes revanches de Valentine Goby
Ma reine de Jean-Baptiste Andréa
Neverland de  Thimothée de Fombelle

Joëlle Losfeld:
Les hommes de Richard Morgiève

Julliard:
Un personnage de roman de Philippe Besson
La part des anges de Laurent Bénégui
Être tellement de Jean-Luc Marty
La serpe de Philippe Jaenada
L’insoumise de la porte de Flandre de Foaud Laroui

Michel Lafon:
Sens dessus dessous de Chantal Thomass
Motel lorraine de Brigitte Pilote
La nuit n’est jamais aussi noire qu’avant l’aube de Géraldine Danon

Robert Laffont :
Le sacrifice des dames de jean-Michel Delacomptée
David Bowie n’est pas mort de Sonia David
Tu seras ma beauté de Gwenaele Robert
Une apparition de Sophie Fontanel
Cet autre amour de Dominique Dyens
Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull de Claire Barré
C’est le coeur qui lâche en dernier de Margaret Atwood
L’écliptique de Benjamin Wood
Une colonne de feu de Ken Follet
Le zoo de Gin Phillips
L’empire de sable de Kayla Olson

JC Lattès:
Le presbytère de Ariane Monnier
Toutes les familles heureuses de Hervé Le Tellier
Trois verres de vodka de Dominique Schneidre
Les vents noirs de Arnaud de la Grange
Summer de Monica Sabolo

Léo Scheer:
Ma vie sans moi, roman de Nathalie Rheims

Liana Levi:
La nuit des béguines de Aline Kiner
Là où l’histoire se termine d’Alessandro Piperno

Louison Éditions:
Aristonomia de Boris Akounine

Éditions de la Martinière:
L’embaumeur d’Isabelle Duquesnoy
Mademoiselle, à la folie! de Pascale Lécosse (1er roman)
Les panthères grises de Patrick Eudeline
Le club des pendus de Tony Parsons

Mercure de France:
Ton père de Christophe Honoré
Une fille au bois dormant de Anne-Sophie Monglon
Indocile de Yves Bichet
Perdre la tête de Bertrand Leclair
Qui ne dit mot consent de Alma Brami
La sœur du menuiser de Mira Maguen

Métailié:
Les buveurs de lumière de Jenni Fagan
Retourner dans l’obscure vallée de Santiago Gamboa
Le fils du héros de Karla Suarez
Otages de Sherko Fatah
Les ombres de l’Araguaia de Guiomar de Grammont
Ce qui n’a pas de nom de Piedad Bonnett
Mo a dit de James Kelman

Éditions de Minuit :
Sigma de Julia Deck
Une chance folle de Anne Godard
Trois jours chez ma tante de Yves Ravey
Made in China de Jean-Philippe Toussaint

Éditions Noir sur Blanc:
Surface de réparation de Olivier El Khoury
L’été infini de Madame Nielsen
Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina
Défense de Prosper Brouillon de Eric Chevillard

Éditions de l’Observatoire :
Ces rêves qu’on piétine de Sébastien Spitzer (1e roman)
Les jouisseurs de Sigolène Vinson
L’absente de Noël de Karine Silla
N’écrire pour personne de A.L. Snijders

Éditions de l’Olivier:
L’histoire de mes dents de Valeria Luiselli
L’avancée de la nuit de Jakuta Alikavazovic
Ostwald de Thomas Flahaut
L’île aux poissons venimeux de Barlen Pyamootoo
Sauver les meubles de Marion Vernoux
Me voici de Jonathan Safran Foer

Pauvert:
Les désordres du monde de Sébastien Rongier

Payot Rivages :
Sucre noir de Miguel Bonnefoy
Sous les serpents du ciel de Emmanuel Ruben

Editions Philippe Picquier:
Parce que je déteste la Corée de Kang-Myoung Chang
Mariage contre nature de Yukiko Motoya
Mémoires d’une fleur de Jacques Pimpaneau
La vie du bon côté de Keisuke Hada

PLON:
Pour te perdre un peu moins de Martin Diwo (1er roman)
La colère de Kurathi Amman de Meena Kandasamy (1er roman)
L’héritier de Joost de Vries

Éditions Philippe Rey:
Les terres dévastées de Emiliano Monge
Les complicités involontaires de Nathalie Bauer
Un jour tu raconteras cette histoire de Joyce Maynard (récit)
Le paysage perdu de Joyce Carol Oates ( mémoires)
Corn maiden de Joyce Carol Oates

P.O.L.:
Gratitude de Charles Juliet
Tout un monde lointain de Célia Houdart
Les vacances de Julie Wolkenstein
Les histoires de Franz de MartinWinckler
Notre vie dans les forêts de Marie Darrieusecq
La fonte des glaces de Joël Baqué

Editions du Rouergue:
Une mer d’huile de Pascal Morin
Les attachants de Rachel Corenblit
Encore vivant de Pierre Souchon
Assassin d’avant de Elisa Vix
Tango fantôme de Tove Alsterdal
Enfants de la meute de Jérémy Bouquin

Éditions Séguier:
Musique russe de Anne-Marie Mitterrand
Je suis l’autre de Berta Vias Mahou

Le Serpent à plumes:
Leçons de grec de Han Kang
Avant tout, se poser les bonnes questions de Ginevra Lamberti
L’enfant de l’oeuf de Amin Zaoui
Un moustique dans la ville de Erlom Akhvlediani
Les temps anciens de Niroz Malek ( octobre)

Seuil:
Nos richesses de Kaouther Adimi
Taba-Taba de Patrick Deville
Fief de David Lopez
L’empereur à pied de Charif Majdalani
Sciences de la vie de Joy Sorman
Souvenirs de la marée basse de Chantal Thomas
Ce qu’on  entend quand on écoute chanter les rivières de Barney Norris
Par le vent pleuré de Ron Rash
Le corps des ruines de Juan Gabriel Vasquez
Une mère de Stéphane Audeguy
Le goût de la belle vie de Maryse Wolinski
La fille à histoires de Irène Frain
Octobre 17 de Patrick Rotman et benoît Blary ( roman graphique)
Soufre de José Luis Peixoto
Mourir sous ton ciel de Juan Manuel De Prada
Mémoires secrets d’un valet de cœur de Brigitte Aubert
Danser dans la poussière de Thomas H. Cook
O ma mémoire, la poésie, ma nécessité de Stéphane Hessel

Sonatine :
Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith
Ne fais confiance à personne de Paul Cleave
Addict de James Renner
En marche vers la mort de Gérald Seymour

Stock:
La petite danseuse de quatorze ans de Camille Laurens
Mon autopsie de Jean-Louis Fournier
Je suis Jeanne Hebuterne de Olivia Elkaim
Gabriële de Anne et Claire Berest
Les violettes de l’avenue Foch de Simon Liberati
Demain sera tendre de Pauline Perrignon
Mes pas vont ailleurs de Jean-Luc Coatalem
Sa mère de Saphia Azzedine
Colombe sous la lune de Laurence Campa
Les rameaux noirs de Simon Liberati
Mon père, ma mère et Sheila de Eric Romand
Les talons rouges de Antoine de Baecque
La Fontaine: une école buissonnière de Erik Orsenna
Les huit montagnes de Paolo Cognetti
Les pleureuses de Katie M. Kitamura

La Table Ronde:
Jeux de dame de Thierry Dancourt
A malin, malin et demi de Richard Russo
Monarques de Philippe Rahmy
La princesse de Bakounine de Lorenza Foschini
La Bolchevique amoureuse et autres récits de Manuel Chaves Nogales

Le Tripode:
L’amour est une maladie ordinaire de François Szabowski
Mon étincelle de Ali Zamir
Les aventures de Ruben Jablonski de Edgar Hilsenrath

Verticales:
Les fils conducteurs de Guillaume Poix

Viviane Hamy:
Niels de Alexis Ragougneau
Hotel Waldheim de François Vallejo

Sabine Wespieser:
Climats de France de Marie Richeux
Point cardinal de Leonor de Recondo
Les belles de Halimunda de Eka Kurnawian

Zulma:
By the rivers of Babylon de Kei Miller
Belle merveille de James Noël
Dans l’épaisseur de la chair de Jean-Marie Blas de Roblès