La première chose qu’on regarde – Grégoire Delacourt

delacourtTitre : La première chose qu’on regarde
Auteur : Grégoire Delacourt
Éditeur : JC Lattès
Nombre de pages : 250
Date de parution : mars 2013

Auteur :
Né en 1960 à Valenciennes, Grégoire Delacourt est publicitaire. Après le succès de L’Écrivain de la famille, son premier roman (20 000 exemplaires vendus en édition première, prix Marcel Pagnol, prix Rive Gauche), La Liste de mes envies, paru en février 2012, lui a valu une renommée internationale.

Présentation de l’éditeur :
Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, en marcel et caleçon Schtroumpfs, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte.
Face à lui : Scarlett Johansson.
Il a vingt ans, il est garagiste.
Elle en a vingt-six, et elle a quelque chose de cassé.

Mon avis :

 » C’est la pire chose qui puisse arriver d’être la plus jolie fille du monde. »

Toutes les jeunes filles rêvent de ressembler à une actrice sans savoir comment l’apparence peut gâcher une vie. Être réduite à un objet de désir peut s’avérer très frustrant.
Arthur Dreyfuss et Jeanine Foucamprez vont en mesurer toutes les conséquences.
Lui est garagiste à Long, un petit village de la Somme. Il ressemble à Ryan Gosling, en mieux. Elle est mannequin vedette  pour la tournée Pronuptia et elle est le sosie parfait de Scarlett Johansson. Cette belle apparence lui vole toute sa personnalité.
Elle l’aperçoit alors qu’il répare le vélo d’ une petite fille. Le sourire de l’enfant lui révèle toute la douceur et l’importance du jeune garagiste. Elle décide alors de débarquer chez lui. Il lui ouvre la porte en caleçon schtroumpfs et marcel blanc et reste bouche bée devant cette Scarlett.
C’est l’histoire d’une rencontre de  » deux grands blessés d’amour, deux victimes du chagrin. »
Tous deux ont fait le deuil d’un père, ont été oubliés par leur mère. Il a perdu sa sœur dévorée par un chien lorsqu’elle avait deux ans. Elle a subi un beau-père photographe un peu trop pressant.
A l’image de  ce livre de poésie de Jean Follain, trouvé par Arthur dans une voiture accidentée, l’auteur met de l’amour, de la beauté, de la simplicité dans des vies chaotiques.
Si l’auteur s’est amusé en utilisant un ton ironique, en se référant au cinéma, cet emballage a, pour moi, noyé la pureté des sentiments. Je trouve cela un peu dommage car l’histoire est belle si on l’épure des abus ironiques.
Par contre, l’auteur reste fidèle à son univers en opposant deux mondes, celui des stars et celui des gens simples. On retrouve aussi son profond attachement à sa région natale avec des allusions au langage, aux spécialités culinaires, aux sites géographiques. Grégoire Delacourt met un point d’honneur à décrire les petits villages tant dans l’aspect que la manière d’y vivre. Il explique en ajoutant des parenthèses explicatives assez drôles.
Comme dans La liste de mes envies, on retrouve la simplicité du bonheur et la dérive dramatique liée aux apparences.
En somme (sans jeu de mots), l’auteur reste fidèle à son univers en s’amusant avec un ton différent, qui n’est pas forcément celui que je préfère.

J’ai lu ce livre avec une communauté de lecteurs d’Entrée Livre, vous pouvez retrouver sur le site toutes nos critiques de livres. N’hésitez pas à nous rejoindre sur Entrée Livre afin de dénicher des idées de lecture.

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