Personne n’a oublié – Stéphanie Exbrayat

Titre : Personne n’a oublié
Auteur : Stéphanie Exbrayat
Éditeur: Terra Nova
Nombre de pages : 272
Date de parution : 1 février 2017

Nous sommes au début des années 60, période où les femmes étaient soumises aux décisions de leur mari. Elles ne pouvaient ni travailler ni ouvrir de compte en banque sans l’autorisation de leur époux. Ce qui, lorsque l’on est marié par nécessité à un homme violent au passé sombre, est une véritable prison.
Colette, enceinte d’un amoureux de jeunesse mort dans un accident, est contrainte d’épouser un homme rapidement. Les filles mères étaient mal vues en 1954. Le docteur Verdier lui propose deux prétendants : François Guillot, un étranger au village, balafré et taiseux ou Robert, un ami de son père, bedonnant et aviné.

 » Souvent, Colette s’était demandé comment sa mère, si cultivée et intelligente, s’était retrouvée à partager son lit avec ce butor qu’était son père. Quand elle s’était mariée avec François, elle avait compris que les femmes ne décidaient pas de leurs vies et que parfois l’histoire se répétait. Elle aussi avait épousé un rustre. »

Cantonnée à un rôle de femme au foyer, Colette trouve son bonheur auprès de son fils, Sam. L’enfant, pour échapper à la violence de François se réfugie souvent dans sa cabane dans les bois.
Un dimanche où Colette laisse Sam à la maison avec François pour aller à la messe, l’enfant se tue en tombant du deuxième étage de la grange, un endroit où sa mère lui avait pourtant interdit d’aller.
«  Je ne saurais faire mon travail de deuil sans connaître la vérité. » Colette promet sur la tombe de son fils d’enquêter sur les circonstances de sa mort.

Avec l’aide de sa voisine et seule amie, Madeleine, Colette tente de mettre en évidence la culpabilité de François.
Stéphanie Exbrayat développe une enquête bien ficelée. En dévoilant petit à petit le passé des différents protagonistes, en multipliant les péripéties, l’auteur accroche le lecteur, suscite l’envie de tourner les pages et de suivre l’enquête vitale de cette mère déterminée à tenir la promesse faite à son fils.
Si je regrette un passage de romance ( je suis toujours un peu allergique à ce côté « fleur bleue »), je dois avouer que l’auteur maîtrise sa construction et nous emmène vers des sombres passés assez inattendus et réalistes.

Un style simple et un scénario efficace font de ce premier roman une lecture aisée mais qui accroche son lecteur.

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Les vérités provisoires – Arnaud Dudek

DudekTitre : Les vérités provisoires
Auteur : Arnaud Dudek
Éditeur: Alma
Nombre de pages : 186
Date de parution : 16 février 2017

L’ambition d’Arnaud Dudek, le point qu’il se fixe comme objectif est de donner du plaisir au lecteur. Une fois de plus, avec ce quatrième roman, il parvient à nous captiver, nous faire sourire et nous émouvoir.

Le sujet de départ est pourtant sombre. Céline Carenti, une étudiante de vingt-deux ans est portée disparue. Un dimanche marin, elle est allée acheter une baguette et personne ne l’a plus revue depuis.
Deux ans après, sa mère est partie oublier à l’étranger, son père porte sa peine et s’investit dans des associations et son frère, Jules s’installe dans l’appartement de Céline.
En vivant dans ses murs, le manque de sa sœur s’amplifie, les questions affluent. Deux ans après, il interroge les gens qui ont connu Céline, il reprend contact avec l’inspecteur autrefois chargé de l’enquête.
 » Il a été prouvé que le récit détaillé d’un évènement évolue naturellement selon l’accueil, l’attitude, les réactions de ses auditeurs successifs. »
Jules est un personnage étonnant. Légèrement autiste, menteur invétéré, il est  » un véritable handicapé des relations humaines. »
Sa rencontre avec Bérénice, une jeune étudiante dynamique qui habite l’étage du dessous, pourrait éclairer son regard.
Jules nous entraîne dans son enquête, une quête qui l’emmène surtout à la vérité de ses sentiments.

Arnaud Dudek a un regard clinique sur ses personnages, une vision personnelle sur les évènements comme un observateur externe qui nous fait participer à sa façon de voir les choses.
En parlant de Jules  » Précisons également qu’il est plutôt mignon dans son genre. Certes, nous n’avons pas affaire à un beau gosse musclé qui inonde sa page Facebook de photos de lui en slip. Ce n’est pas, disons, une beauté spectaculaire. Il n’est pas de la caste populaire des chênes; son corps et ses manières le classent dans la famille des roseaux. » C’est cette façon d’incarner ses personnages qui nous prend à parti, nous rend sympathiques ces êtres dynamiques et touchants par leur fragilité. Il faut beaucoup aimer ses personnages et la nature humaine en général pour les croquer de cette façon.

Un roman équilibré, rythmé, touchant, empli de bonne humeur malgré un sujet plutôt lourd sur la disparition d’un être cher.

Le parfum de l’hellébore – Cathy Bonidan

 

BonidanTitre : Le parfum de l’hellébore
Auteur : Cathy Bonidan
Editeur : La Martinière
Nombre de pages : 304
Date de parution : 12 janvier 2017

L’ hellébore est aussi appelé l’herbe aux fous car dans l’Antiquité elle était considérée comme un remède à la folie.

En septembre 1956, Anne est contrainte par ses parents de quitter Cesnas pour aller travailler dans le centre psychiatrique dirigé par son oncle, Jean-Pierre Falret en région parisienne. Un éloignement punitif dont nous connaîtrons les raisons bien plus tard.
Dans un style un peu victorien, Anne écrit en secret à sa meilleure amie de lycée, Lizzie, qui fait des études de psychologie sociale à la Faculté de Lettres de Bordeaux. Elle lui raconte son travail au centre psychiatrique, un travail qui va très rapidement la passionner. Contrairement au personnel du centre, Anne a la volonté d’écouter les malades. Elle se lie d’amitié avec Béatrice, une adolescente internée par ses parents pour anorexie. La correspondance d’ Anne s’intercale avec le journal intime de Béatrice. Anne et Béatrice s’étonnent aussi de l’étrange comportement de Gilles, un garçon autiste.
Pour Anne, il devient évident que le personnel du centre ne comprend pas les malades. Comment peut-on interdire la lecture à Béatrice alors que les livres sont pour elle le seul réconfort? Pourquoi ignorer les crises de Gilles et le vouer à l’asile comme le souhaitent ses parents alors que le jeune garçon fait de réels progrès avec Serge, le nouveau jardinier ténébreux?
 » Cet homme disperse autour de lui une quiétude qui agit sur ceux qui le côtoient. »
Sans connaissances particulières en psychologie, Anne ne comprend pas les agissements des médecins. Elle demande souvent de l’aide à son amie Lizzie. Petit à petit, elle ose intervenir auprès de son oncle mais elle ne comprendra que trop tard que celui-ci avait pourtant créé un des premiers centres modernes où le malade est respecté.
 » Les jeunes qui atterrissaient dans le centre trouvaient le plus souvent une vraie famille entre ses murs. Les yeux de la cuisinière débordaient de bonté, comme ceux d’une mère portés sur ses enfants. Les infirmiers et les aides soignantes, quoique très professionnels, se comportaient parfois davantage comme des grands frères ou des grandes soeurs. »

La seconde partie du roman se déroule de nos jours avec l’enquête de Sophie, une éternelle étudiante de vingt-huit ans qui fait une thèse sur les jeunes en hôpital psychiatrique de 1945 à 1960. Mathieu la met sur la piste du centre Falret, détruit par un incendie en 1978. Elle y retrouve des documents qui la mettent sur la piste d’Anne et de Gilles. Son enquête professionnelle devient vite une quête personnelle entretenue par la découverte au compte goutte de lettres entre Anne et Lizzie.

Le premier roman de Cathy Bonidan marque par son sujet avec l’émotion inévitable de ces jeunes filles confrontées à l’anorexie, le touchant rapprochement entre un jeune autiste et un mystérieux jardinier et l’impression d’impuissance de la science. Anne se révèle être une personne touchante, fidèle en amitié, un peu naïve en privilégiant l’instinct aux études médicales mais déterminée et passionnée.
Sophie, certes aussi marquée d’une fêlure personnelle fait davantage figure d’enfant gâtée refusant d’affronter la maturité. Cette seconde partie me semble moins bien maîtrisée. L’auteur allonge le récit en laissant découvrir la correspondance d’Anne au compte goutte et tombe un peu trop dans le sentimentalisme et la romance pour capter mon intérêt jusqu’à la fin.

Coup de coeur pour Mylène.

L’administrateur provisoire – Alexandre Seurat

SeuratTitre : L’administrateur provisoire
Auteur : Alexandre Seurat
Editeur : Le Rouergue
Nombre de pages : 192
Date de parution : 17 août 2016

Le talent d’Alexandre Seurat est de savoir prendre la distance nécessaire pour retracer un fait divers comme dans son premier roman La maladroite ou comme ici pour mettre à jour un secret de famille qui empoisonne plusieurs générations. Il évite ainsi l’écueil du sordide, du malsain ou du pathos.
La fin tragique du frère du narrateur lève le voile sur l’indicible passé d’un arrière grand-père. Raoul H. fut de juin 1941 à mars 1943 administrateur provisoire pour le commissariat général aux questions juives. Ce que des générations ont caché parce qu’il ne sert à rien de remuer un passé encombrant, parce que l’on finit par croire que l’époque était différente, rejaillit sur les jeunes qui découvrent avec horreur la Shoah. Pour ce frère qui voulait se faire tatouer sur le bras le numéro de déporté de Primo Levi, « il y avait comme une bombe » en lui.
« Ma mère ne comprend pas pourquoi mon frère est hanté par la Shoah. Quand il rentre de sa visite d’Auschtwitz, avec sa classe de lycée, il est possédé par la haine, un désir de vengeance, les mots qu’il dit, il les lâche vite, dans la rage. »
Le narrateur enquête auprès des frères de sa mère puis aux Archives nationales pour comprendre qui fut vraiment Raoul H. . Si la famille reste toujours dans le doute, le demi-silence, les archives sont accablantes. Raoul n’est pas entré dans ce système pour sauver son fils de l’oflag, mais bien pour participer activement à la confiscation des biens des entreprises juives, voire même pour deux cas au moins, détaillés dans ce court roman, envoyer les propriétaires dans les camps de la mort et profiter personnellement de sa position.
 » Drancy: ombres qui flottent sur le terre-plein, dans les cris des gendarmes, les bruits des pas, les souffles tièdes, corps entassés, ombres fantomatiques. »
Alexandre Seurat choisit de narrer l’enquête du narrateur en intercalant différents tableaux: le procès de Raoul, l’enquête familiale, les récits historiques et le drame de son frère. Ce qui laisse planer l’ambiance des non-dits, des silences, des secrets de famille.
« Il cherche la pensée, ou ne la cherche pas vraiment, puisque cette confusion de tout ce qu’on ne peut pas expliquer, c’est ce qui lui permet d’écrire sans doute. »
Cette fois, il me semble que la fragmentation des tableau, la réserve et la distance voulue par le narrateur génèrent parfois la confusion et brident l’émotion.
Alexandre Seurat mêle documentaire et fiction romanesque pour témoigner sur un volet de l’Histoire, l’aryanisation économique et libérer la douleur d’un passé que personne ne peut oublier. L’auteur condamne Raoul H. qui n’a jamais émis aucun remords à la peine maximale posthume, l’indignité et rend ainsi hommage aux victimes.

Moins émouvant que La maladroite mais toujours un récit passionnant au style à la fois doux et percutant.

rl2016

Albergo Italia – Carlo Lucarelli

lucarelli

Titre : Albergo Italia
Auteur : Carlo Lucarelli
Littérature italienne
Titre original : Albergo Italia
Traducteur : Serge Quadruppani
Editeur : Metailié
Nombre de pages : 144
Date de parution : 6 octobre 2016

Vers la fin du XIXe siècle à Massaoua, ville d’Erythrée, le capitaine Colaprico, commandant de la compagnie des carabiniers enquête sur le meurtre déguisé en suicide d’un imprimeur, Antonio Farandola lors de l’inauguration de l’hôtel Albergo Italia.
Dans cette enquête à la Sherlock Holmes, il est aidé par Ogba, un carabinier indigène très perspicace qui a le don de l’observation (  » mais bien sûr« ).
Comme dans Le signe des quatre de Conan Doyle, la mort d’un homme et le vol d’un coffre fort sont les deux évènements majeurs qui conduisent vers quatre suspects. Tout d’abord le sous-lieutenant Franchini qui avait des dettes due jeu envers Farandola, puis un géologue de Palerme, Stevano Michele, le secrétaire d’un marchand grec,Salle Marián et une jolie rousse, Margherita venue en chasse à l’homme riche.
Chacun est tour à tour suspecté, suivi, accusé. Puis la perspicacité et le don d’observation de nos deux compères identifient une faille. Entre temps, ils pistent les responsables d’un vol de coffre fort dans un dépôt de munitions puis le massacre d’une bande de bandits.
Enquêtes, fausses pistes, personnages insaisissables, tout cela dans la chaleur étouffante de Massaoua où la colonie italienne s’intègre avec les Erythréens en nous faisant découvrir quelques mots en tigrigna.

J’ai choisi ce livre pour sa couverture et pour la découverte d’un auteur que je ne connaissais pas. Ce court roman est le second volet de La huitième vibration. Il m’a manqué cette expérience de lecture pour être de suite en harmonie avec l’atmosphère, le lieu et les personnages. Mais c’est une enquête bien menée, à la fois dépaysante et familière grâce au charme de l’univers de Sherlock Holmes.

rl2016

Spotlight de Tom McCarthy

Spotlight-525x700Titre : Spotlight
Réalisateur : Tom McCarthy

Il est assez rare que je vous parle de cinéma. Ayant gagné deux places pour Spotlight lors d’un concours organisé par Le Point, je souhaite les remercier en faisant part de mon avis en toute objectivité.

Spotlight est le nom d’un service du Boston Globe chargé de mener des enquêtes d’investigation pour le journal. Dirigé par Walter Ronbinson ( Michael Keaton) , ce service comprend trois journalistes dont Michael Rezendes ( Mark Ruffalo) et Sacha Pfeiffer ( Rachel McAdams).

Lorsque Marty Baron ( Liev Schreiber), un journaliste juif de Floride rejoint le Boston Globe, il demande à Spotlight d’enquêter sur un prêtre accusé de pédophilie. Chaque membre prend à cœur cette enquête. Rezendes avec sa fougue, Sacha avec son éducation catholique et Walter en tant que natif de cette ville atypique de Boston sous la coupe du cardinal Law.

Marty Baron, obstiné et ténébreux ne se laissera pas acheter par ce cardinal qui, depuis des années dédommage avec l’aide d’avocats obéissants et vénaux les familles des victimes.
En 2001, de nombreuses familles modestes de Boston ont une foi absolue en l’Église catholique et sont prêtes à tout pour garder la reconnaissance de leur prêtre. Le cardinal Law a une large emprise sur les institutions de la ville.

Après des mois d’enquête, interrompus par les attentats du onze septembre, avec l’aide ( tout d’abord réticente) de l’avocat arménien, Mitchel Carabedian ( Stanley Tucci), avocat des victimes qui ne croit plus au pouvoir d’une certaine presse et d’une association de soutien aux victimes, Spotlight va identifier près de 80 prêtres pédophiles couverts pas le cardinal Law.

Sidération, regret de n’avoir pas su traiter ce sujet des années plus tôt quand tant de témoins avaient attiré l’attention du Boston Globe, colère et détermination enflamment les journalistes.

Inspiré de faits réels, le sujet est capital et ce film a le mérite de le traiter. Le jeu d’acteurs est excellent avec Mark Ruffalo, obstiné, entier, un peu borné mais déterminé, avec Michael Keaton, plus mesuré, conscient de son appartenance et de ses erreurs, une Rachel McAdams, sérieuse et efficace qui aurait pu être plus évidente dans son rôle de catholique et Stanley Tucci, professionnel, méfiant qui donne la note d’émotion retenue dans cette sale affaire.

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Mais il me paraît évident que ce film aurait gagné en efficacité avec davantage de rondeur, de tension dramatique. Souvent, il m’a semblé que l’objectif était de relater un fait réel, de témoigner sur ce scandale qui, pendant des années a touché Boston mais aussi de nombreux autres États et pays, se rapprochant davantage du documentaire. Le casting permettait de faire un excellent film poignant, il reste un très bon film avec un superbe casting sur un sujet de société qui reste en permanence d’actualité.

Après ce scandale, le cardinal Law a été nommé archiprêtre d’une des plus grandes basiliques de Rome.
Dans le film, lorsque les croyants s’interrogent sur la foi suite à ce scandale, une des réponses majeures est de dire qu’il faut savoir distinguer la foi universelle et la foi en l’Église. De toute évidence, Spotlight met en lumière la nécessité d’évolution de cette dernière.

Voir aussi l’avis d’Unidivers.

 

La vérité sur l’affaire Harry Québert – Joël Dicker

dickerTitre : La vérité sur l’affaire Harry Québert
Auteur : Joël Dicker
Littérature suisse
Éditeur : Éditions du Fallois
Nombre de pages : 670
Date de parution : Septembre 2012

Toujours méfiante vis à vis de ces bombes littéraires relayées par la presse, j’avais tout de même succombé devant ce pavé de Joël Dicker, jeune auteur suisse propulsé sur toutes les sélections des Prix Littéraires de 2012. Ce roman a tout de même raflé le Prix de l’Académie Française et le Prix Goncourt des Lycéens ( une référence pour moi).
Tant de chroniques sur ce roman, tant d’autres romans à lire et je l’avoue ma peur de me lancer dans un pavé ont fait dormir ce livre au fond de ma PAL pendant plus de trois ans.
Je remercie Moglug de m’avoir proposé une lecture commune pour enfin l’en sortir.

Ce roman a largement été qualifié de page turner irrésistible. Je confirme…Grâce à une écriture très fluide, cet auteur disert nous entraîne dans une enquête très rebondissante sur la mort d’une jeune fille de quinze ans, Nola Kellergan dont le corps vient d’être retrouvé dans le jardin d’Harry Québert trente trois après les faits.
Un an après la sortie d’un roman à succès, Marcus Goldman est en proie avec l’évanescence de la célébrité et la panne de l’écriture. Il se rapproche donc de son ancien professeur d’université, Harry Québert devenu un écrivain célèbre après la parution de Les origines du mal, roman inspiré de sa relation amoureuse avec Nola.
Ce long récit est ponctué de leçons d’écriture du mentor à son ancien élève et l’auteur, Joël Dicker semble aussi appliquer certaines de ces règles.
Une dose de sulfureux avec une Nola allumeuse qui à quinze ans s’éprend d’Harry, professeur et écrivain de trente quatre ans, une enfance énigmatique de cette belle Lolita, une dose minime ( bien trop minime) d’événements historiques, quelques clichés sur les métiers de l’édition, une petite ville américaine où chacun se connaît, et des rebondissements en changeant  » de coupable comme de chemise » pour aviver le suspense.
Et pour lier tout cela, du texte et encore du texte. Des discours d’une platitude extrême lorsque les mères s’expriment. Pourquoi diable, l’auteur dénigre autant les mères ( la sienne, celle de Nola, de Jenny)
Les deux prix obtenus par ce roman restent pour moi une énigme.

 » Pourquoi faudrait-il être un écrivain célèbre pour être un bon écrivain? »
Voilà peut-être le sujet de réflexion de ce roman.

Et la bonne nouvelle dans tout ça est que je n’aurais pas besoin d’acheter Le livre des Baltimore.

L’avis de Moglug

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