Harriet – Elizabeth Jenkins

Titre : Harriet
Auteur : Elizabeth jenkins
Littérature anglaise
Titre original : Harriet
Traducteur : Christophe mercier
Éditeur : Joëlle Losfeld
Nombre de pages : 304
Date de parution: 15 mai 2013

 

Elizabeth Jenkins (1905-2010), contemporaine de Virginia Woolf et biographe de Jane Austen s’inspire ici de l’histoire vraie d’ Harriet Staunton et du procès retentissant qui secoua l’Angleterre victorienne de la seconde moitié du XIXe siècle.

Harriet est une trentenaire un peu simple d’esprit qui vit toujours avec sa mère, Mrs Ogilvy. Cette dernière, remariée, surprotège sa fille unique mais se soulage régulièrement de son poids en la confiant contre une pension à une parente désargentée, Mrs Hoppner.

Mrs Hoppner a deux filles : Elizabeth, mariée à Patrick Oman, un peintre ombrageux et Alice qui fait chavirer le coeur de Lewis, le frère de Patrick. Les robes somptueuses d’Harriet attisent la cupidité des Oman. Quand Lewis apprend le montant de la fortune d’Harriet, il s’emploie à la séduire. Chose facile entre le bellâtre et la trentenaire naïve!

Malgré les mises en garde et les tentatives judiciaires de sa mère, Harriet épouse Lewis et s’installe avec lui près des Oman et des Hoppner. Commence alors pour la jeune femme une lente et implacable descente aux enfers orchestrée par Lewis assisté de sa maîtresse, de son frère et sa femme.

Au-delà de cette histoire dont l’évolution est évidente, Elizabeth Jenkins excelle à décortiquer les pensées de ses personnages. Le sort d’Harriet passe presque au second plan, d’autant plus que nous n’en découvrirons tous les détails qu’au procès final. Ce qui nous tient en haleine, ce sont les agissements, les évolutions et les réactions de chacun, acteurs ou spectateurs du drame. Faire souffrir une pauvre femme insignifiante devient finalement presque normal. Ce qui semble juste pour Patrick, le devient aussi pour sa femme, puis pour la jeune bonne. C’est dans cette métamorphose et cet examen des consciences que l’auteur excelle.

Je suis ravie que le Mois anglais m’ait donné l’occasion de lire ce très bon roman.

L’homme provisoire – Sebastian Barry

barryTitre : L’homme provisoire
Auteur : Sebastian Barry
Littérature irlandaise
Traducteur : Florence Lévy-Paolini
Éditeur : Éditions Joëlle Losfeld
Nombre de pages : 256
Date de parution : 28 août 2014

Auteur :
Sebastian Barry, né le 5 juillet 1955 à Dublin, est un écrivain irlandais.
Souvent inspirées par des histoires de sa propre famille, les œuvres de Barry ont pour thèmes le mensonge, ou plutôt la vérité telle qu’elle est interprétée par chacun, la mémoire et les secrets familiaux. Leur décor est pour la plupart celui de l’Irlande au moment de son indépendance (1910-1930).

Présentation de l’éditeur :
L’Irlandais Jack McNulty est un «homme provisoire», tout comme l’ont été ses missions avec l’armée britannique durant la Seconde Guerre mondiale. En 1957, installé à Accra, en proie à l’angoisse et au ressassement, il décide de rédiger l’histoire de sa vie.
Homme ordinaire, aussi héroïque qu’insignifiant, Jack a été le témoin de choses extraordinaires. Il a travaillé et erré à travers le monde, tour à tour soldat, ingénieur, observateur de l’ONU. Son mariage avec Mai, la plus jolie fille de Sligo, est à la fois étrange et tumultueux, mais comme tout le reste, il finira par lui glisser entre les doigts…

Mon avis :
Tout commence par un naufrage, celui du navire de guerre qui emmène Jack McNulty, engagé dans l’armée britannique au Ghana en 1945. Un naufrage qui peut aussi qualifier la vie personnelle de cet irlandais que l’on retrouve en 1957 comme observateur de l’ONU à Accra. C’est là au Ghana qu’il s’est isolé pour écrire ses souvenirs, pour évoquer une nouvelle fois sa vie en Irlande et ailleurs, pour comprendre Mai,la femme de sa vie et peut-être pour mettre en évidence sa culpabilité dans ce naufrage familial.
Quand il rencontre Mai Kirwan en 1922, lui le grand rouquin banal, ne sait comment aborder cette belle fille intelligente, « multiple et compliquée« . Et pourtant, Mai accepte de l’épouser malgré la mise en garde de son père qui appelle Jack « le buveur de Sligo ».
Depuis Accra où il vit seul avec Tom Quaye, le boy que lui a recommandé son propriétaire, Jack sombre et distille petit à petit dans son journal les évènements qui ont mené sa famille à sa perte. Grand buveur de whisky et de bière, il donne ce goût à sa femme. La naissance du premier enfant, Maggie comble de joie les parents.
 » Aucune expérience au monde n’arrive à la cheville de l’instant où on découvre son premier enfant, son petit visage perdu dans un nid de couvertures minuscules. »
Mais très vite, les soirées arrosées, le goût du jeu conduisent Jack sur la mauvaise pente. Son seul recours est alors de s’engager dans l’armée britannique en pleine seconde guerre mondiale alors que l’Irlande veut absolument garder sa neutralité dans ce conflit.
 » Comment se fait-il que pour certaines personnes, l’alcool n’est qu’un prêt à court terme sur l’esprit et pour d’autres une lourde hypothèse sur l’âme?. Comment se fait-il que l’alcool provoque gaieté et enjouement chez beaucoup de buveurs, mais que quelques autres sombrent dans la morosité et l’oubli de soi, se retrouvent dépouillés de la moindre trace de bonheur, au point de battre leur enfant dans la neige? J’étais incapable de répondre à ces questions à l’époque et je le suis encore aujourd’hui. »

Sur fond historique, avec la fin de la guerre d’indépendance irlandaise puis la seconde guerre mondiale et les rivalités africaines, Sebastian Barry nous emporte une fois de plus sur le territoire du mélodrame personnel. Son style lyrique sublime certaines scènes comme cette description en une longue phrase de plus de deux pages d’un bombardement du hangar où Jack travaillait avec ses élèves sur l’apprentissage du déminage.
Même si le témoignage de cet homme brisé, laissant paraître le remords et l’amour inconditionnel pour Mai ne peut que nous toucher, je suis toutefois un peu moins séduite par ce récit que par les autres romans de l’auteur ( notamment Le testament caché).
La narration alternée entre ce qu’il écrit dans son journal et ce qu’il vit, la non linéarité m’ont parfois détachée du récit et ne m’ont pas permis de sentir la puissance de destruction de l’alcoolisme.

 » Il est très difficile de se souvenir de l’état d’ébriété car il s’agit véritablement d’une forme d’absence, d’un maelström qui efface le paysage. Peut-être que de l’extérieur, en regardant…Mais ce serait vraiment terrible de prétendre que je me sentais à l’extérieur de tout cela. J’étais complètement impliqué dans la bataille et tous les matins je savais que j’avais été cité à l’ordre du jour des grâces et disgrâces. Des grâces car parfois, aussi rarement qu’un jour de chaleur en Irlande, une sorte d’immense bonté descendait sur nous, Mai et Jack, et durant un petit moment nous portions le même uniforme et nous nous battions pour les mêmes puissances. Lorsque Mai prononçait des paroles rapides, inattendues, précieuses, de gentils petits riens en fait, peut-être provoqués par le gin, mais pour moi inestimables, malgré tout. »

rentrée

 

Du côté de Canaan – Sébastien Barry

barryTitre : Du côté de Canaan
Auteur : Sébastian Barry
Editeur : Joëlle Losfeld
Nombre de pages : 274
Date de parution : 30 août 2012

Auteur :
Sebastian Barry, écrivain et dramaturge, né à Dublin en 1955, est considéré comme l’un des écrivains irlandais les plus doués de sa génération. Ses romans Annie Dunne (2005), Un long long chemin (2006) et Le testament caché [20091 qui a obtenu le Costa Book of the Year et le James Tait Black Memorial Prize, sont traduits aux éditions Joëlle Losfeld.

Présentation de l’éditeur :
Obligée autrefois de fuir l’Irlande et les siens avec son fiancé pour de mystérieuses raisons, Lilly Bere, à quatre-vingt-neuf ans, revit le chemin parcouru depuis son arrivée dans le Nouveau Monde, le « côté de Canaan », au rythme des hommes de sa vie. D’une traversée clandestine à leur installation précaire à Chicago, le jeune couple n’aspire qu’à une vie normale. Mais c’est sans compter avec la menace sourde qui pèse sur eux, et qui va pousser Lilly, désormais seule au monde, à s’enfuir à Cleveland. Devenue employée de maison grâce à son amie Cassie, elle y est témoin des injustices et du racisme de la société américaine. Quand elle rencontre le séduisant et énigmatique Joe, elle croit enfin toucher le bonheur du doigt, jusqu’à une explosion pendant laquelle Joe disparaît… Ce n’est là qu’un des nombreux mystères de la vie de Lilly, racontée comme un thriller, et imprégnée d’une infinie douceur.

Mon avis :
 » Les souvenirs provoquent parfois beaucoup de chagrin, mais une fois qu’ils ont été réveillés vient ensuite une sérénité
très étrange. Parce qu’on a planté son drapeau au sommet du chagrin. On l’a escaladé
.
Et je remarque une nouvelle fois en écrivant cette confession que l’expression  » il y a longtemps » n’existe pas finalement.
Quand on évoque les souvenirs, tout se passe dans le présent, purement et simplement. De sorte que, à mon grand étonnement, les gens que j’ai aimés retrouvent une nouvelle vie. J’ignore ce qui leur permet de le faire. J’ai été heureuse de temps en temps au cours des deux dernières semaines, le bonheur particulier qui est offert de la main du chagrin.
 »
Lilly Bere, irlandaise, vient de perdre son petit fils, Bill. Elle a quatre-vingt-neuf ans et il y a trop de morts dans son histoire. Avant de quitter cette vie, elle tente d’écrire ses souvenirs.
Fille de James Patrick Dunne, chef de la police royale municipale de Dublin, elle épouse Tadg Bere, un Tan (ancien militaire engagé pour lutter contre l’IRA). Menacés de mort par l’IRA, ils s’enfuient en Amérique, terre promise (pays de Canaan) pour beaucoup d’immigrés. Les souvenirs de Lilly sont ainsi une histoire romanesque marquée par les victimes des différentes guerres (guerre d’indépendance irlandaise, première guerre mondiale où elle perd son frère Willie, guerre du Vietnam à laquelle participe son fils Ed, puis la guerre du Koweit pour Bill son petit-fils).
Lilly semble condamnée à perdre tous les hommes de sa vie mais elle est par contre toujours aidée par son entourage. Elle découvre le racisme avec son amie Cassie, une jeune noire avec laquelle elle travaille chez Mme Bellow puis la solidarité irlandaise auprès de sa nouvelle patronne, Mme Wolohan.
Le style narratif qui mêle présent et passé peut gêner certains lecteurs, surtout que se mêlent les errances de pensée d’une vieille dame mais personnellement j’ai apprécié cette façon de redécouvrir une vie.
 » Ce matin ma tête est comme un poney indompté qui cabriole. »
Le personnage de Lilly est remarquable car même si elle traverse beaucoup de souffrances et de terreurs, elle conserve « une bonté lumineuse », une grâce, une délicatesse qui en font un être attachant, admirable.
J’avais déjà beaucoup apprécié l’auteur dans un précédent roman (Le testament caché) qui lui aussi raconte la confession d’une vieille dame. J’ai retrouvé ici cette atmosphère de destin tragique avec cette réelle compassion et grandeur du personnage principal.
L’auteur bâtit une fresque romanesque passionnante, basée sur l’histoire réelle de sa famille, avec l’arrière-plan d’une époque tragique, l’émotion d’un personnage authentique et un dénouement inattendu qui ajoute une note supplémentaire à cette passion qui m’a tenue jusqu’au bout du roman.
Ce livre est pour moi un coup de cœur parce qu’il correspond à ma sensibilité et que je tiens à le défendre dans cette rentrée littéraire qui en parle peu.
Je remercie vivement les Éditions Joëlle Losfeld pour cette très belle lecture et je ne raterai plus un seul roman de cet auteur.

rentrée 2012 challengeABC2013  logo-1

Une seconde vie – Dermot Bolger

bolgerTitre : Une seconde vie
Auteur : Dermot Bolger
Editeur : Joëlle Losfeld
Nombre de pages : 256
Date de parution : janvier 2012

Auteur :
Dermot Bolger, né en 1959, est issu de la classe ouvrière du faubourg dublinois de Finglas. Il se consacre à l’écriture depuis 1980, et est considéré comme l’un des pairs de toute une génération d’écrivains irlandais.

Présentation de l’éditeur :
Sean Blake réchappe de justesse à un accident de voiture à la
suite duquel il a été, pendant quelques secondes, déclaré cliniquement mort. A son réveil, bouleversé, Sean perçoit le monde tout à fait différemment, comme s’il débutait une nouvelle existence. Mais ce n’est pas la première fois que Sean voit sa vie modifiée. A six semaines, il a été retiré à sa mère, une jeune fille forcée par la société et l’Eglise de le laisser à l’adoption. Avec le sentiment d’être devenu étranger à sa femme et à ses deux enfants, et très certainement en premier lieu à lui-même, Sean décide de partir à la recherche de cette mère dont il ne sait rien. Avec beaucoup d’émotion et de sensibilité, Dermot Bolger nous entraîne dans une histoire particulière (déjà évoquée au cinéma dans le très émouvant Magdalene Sisters), celle de ces adolescentes irlandaises rompues et humiliées, dont le malheur se répercuta sur les générations futures.

Mon avis :
L’histoire est conséquente puisque le narrateur vit une expérience de mort imminente à la suite d’un accident de voiture ce qui, grâce aux fantômes entr’aperçus va le conduire vers la quête de ses racines. Enfant adopté, il a subi la différence appliquée aux bâtards mais toujours aimé de sa famille adoptive. Sa femme et ses deux enfants le comblent malgré une vie modeste. Mais cet accident va remettre en cause cette stabilité et le forcer à rechercher sa mère biologique.
Dermot Bolger nous conte alors cette recherche géographique, psychologique et sentimentale. Le récit est entouré de mystère, d’émotion et de réflexion, notamment grâce aux conversations avec les autres personnages. Tous les personnages sont bien construits et ont une réelle valeur ajoutée sur la progression de
l’intrigue. J’ai beaucoup aimé l’évolution des pensées de Sean grâce à ses conversations avec Tante Cissie, la soeur de son père adoptif qui est la confidente, celle qui rassure et détient la mémoire familiale ou avec l’oncle Tom, le frère de sa mère biologique, un prêtre faible rongé par le remords, avec la mère supérieure de St Martha’s, directive elle poussera Sean à aller jusqu’au bout.  Ainsi Sean ira à la rencontre de son passé, de cette Irlande  du début du XXe siècle brimée par les préceptes de la religion.
 » L’Irlande dans laquelle elle vivait était infectée par un terrible virus appelé respectabilité. »
Ce récit dramatique et émouvant illustre les méfaits psychologiques de l’abandon tant pour le fils que pour la mère et le besoin de connaître ses racines pour vivre pleinement sa nouvelle vie.
C’est une lecture captivante, mystérieuse et émouvante.
 » Quand vous perdez quelqu’un que vous aimez, une nouvelle forme de peur vous envahit : vous vous mettez à craindre qu’il n’y ait pas de fantôme, rien de mystérieux, qu’il n’y ait que l’oubli et aucune possibilité de revoir l’être aimé. »

J’ai lu ce roman en tant que jurée du elle

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Le testament caché – Sébastian Barry

testamentTitre : Le testament caché
Auteur : Sebastian Barry
Editeur : Joelle Losfeld

Résumé :
« Sligo m’a faite et Sligo m’a défaite, mais j’aurais dû abandonner beaucoup plus tôt cette façon d’être faite et défaite par les villes des hommes et m’occuper seule de moi-même. La terreur et les blessures de mon histoire se sont produites parce que, quand j’étais jeune, je croyais que les autres étaient les auteurs de mes heurs et malheurs ; je ne savais pas qu’on pouvait ériger un mur de briques et de mortier imaginaires contre les horreurs et les mauvais tours cruels du temps qui nous assaillent et être ainsi l’auteur de ceux-ci. » Roseanne McNulty a passé plus de la moitié de sa vie dans l’hôpital psychiatrique régional de Roscommon, le royaume du docteur Grene, le psychiatre en chef. Centenaire ou presque, elle est complètement seule. Une chose laissée pour compte, un reste de femme. Parce que personne ne sait qu’elle a une histoire, elle s’est mise à l’écrire. Le docteur Grene, quant à lui, doit faire face aux imminents travaux de rénovation de son hôpital, pour le moins vétuste. Comment en arracher un grand nombre de patients dont l’ADN a dû se fondre dans le mortier du bâtiment ? La nouvelle loi contraint Grene à évaluer lesquels de ses patients peuvent être réinsérés dans la communauté. Il va devoir établir quelles circonstances ont amené ici certains patients et s’ils ont été véritablement été internés pour des raisons sociales plus que médicales. Il va devoir interroger Roseanne, pour qui il éprouve une réelle sympathie et dont il n’a jamais fouillé la vie. Au fil de leurs entretiens, il plonge au cœur de sa tragique histoire.
Palpitant, incroyablement drôle et cinglant : Le testament caché n’épargne personne et surtout pas l’Eglise catholique. Un magnifique roman bouleversant de justesse et de talent.

Mon avis :
J’ai eu un coup de cœur pour le roman de Sébastian Barry pour les trois raisons suivantes :
Tout d’abord,le personnage principal de Roséanne qui, malgré ses cent ans possède une fraîcheur et une beauté transcendantes. Elle a connu une vie difficile, elle a été trahie et rejetée par un prêtre ami de la famille et par sa belle-mère, abandonnée de tous. Et, pourtant, elle écrit le récit de sa vie sans haine. Cette vieille dame est très touchante.
Ensuite, le récit s’inscrit dans l’histoire de l’Irlande. Le contexte évoque la police royale, puis
l’Indépendance, la guerre civile, le régime de De Valera et la naissance des chemises bleues puis la guerre mondiale. Le récit met en évidence la haine entre catholiques et presbytériens, la condition des femmes irlandaises et on assiste à la naissance du cinéma.
Enfin, j’ai beaucoup aimé le style de l’auteur qui sait raconter de belles histoires. J’aime sa façon d’interpeller le lecteur. Il y a beaucoup de poésie dans les descriptions. J’ai apprécié d’avoir deux points de vue entremêlés. L’auteur alterne le témoignage de Roséanne et le récit du docteur Grene, son psychiatre. Leur rencontre est une thérapie à double sens. Ils ne se parlent pas vraiment mais leurs deux âmes meurtries se rencontrent au-delà des mots.
C’est un excellent roman avec cette petite dimension supplémentaire d’âme. Je lirais très certainement
d’autres livres de cet auteur.

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2010