Laleh – Olivier Dromel

Titre : Laleh
Auteur : Olivier Dromel
Éditeur : Éditions du Panthéon
Nombre de pages : 336
Date de parution : 14 décembre 2018

 

Victime d’un attenta terroriste à la terrasse d’un café parisien qui coûte la vie à deux de ses meilleurs amis, le narrateur, un artiste peintre, peine à comprendre ce qu’il lui arrive.
Comme anesthésié, il se laisse porter de mission en pays. A Venise, il travaille à la restauration du retable de la Chiesa di San Barnaba. Puis il accepte une mission  archéologique de l’Unesco en Irak.
Dans un petit village, à la recherche de pièces volées par Daech,  il est enlevé par un groupe terroriste.  C’est Laleh, une jeune femme sumérienne qui le découvre quelques jours plus tard évanoui dans le sable du désert. Avec elle et sa famille,  narrateur se retrouve en pleine guérilla.
Réfugiés dans un camp d’irakiens à la frontière turque, le narrateur est rapatrié sur Paris. Il se bat pour que Laleh, la femme qu’il aime, obtienne l’asile politique et le rejoigne en France. Mais une fois à l’abri, Laleh subit les injures racistes dans le métro parisien. Le couple ne rêve que de repartir à Hawizeh, village natal de Laleh, dans les marais sumériens, berceau de notre civilisation.

Curieux de toutes les  religions, sa visite à Jérusalem est particulièrement intéressante, mais attaché à son indépendance matérielle et intellectuelle, le peintre a un regard éclairé sur le bouddhisme, l’islam et les écrits sumériens particulièrement visionnaires.

Laleh est un roman au style assez basique (avec des phrases courtes et simples) qui mélange les genres. Le lecteur voyage beaucoup, découvre l’histoire, les religions. C’est aussi un roman d’amour et d’aventures ( peut-être parfois un peu incroyables mais je suppose que le quotidien n’est pas simple en zone de guerre).

 » Ce qui me frappe dans les croyances des Sumériens, c’est la simplicité du processus d’acceptation de mort. »
Le narrateur, qui ne semble pas avoir réalisé la mort de ses amis, avait sans doute besoin de cet environnement pour accepter et vivre à nouveau. L’intérêt du récit me semble dans cette recherche mais elle n’est pas évidente à percevoir tant l’auteur enchaîne les  drames de la vie en pays de guerre.

Quelques découvertes insuffisamment explorées ( notamment sur la civilisation des Sumériens) mais le style et l’histoire me laissent un peu perplexe.