Petite femme – Anna Giurickovic Dato

Titre : Petite femme
Auteur : Anna Giurickovic Dato
Littérature italienne
Traducteur : Lise Caillat
Éditeur : Denoël
Nombre de pages : 180
Date de parution : 31 mai 2018

Petite femme, c’est ce qu’est devenue très tôt Maria, la fille unique de Silvia et d’un diplomate italien en poste à l’ambassade italienne à Rabat. Maria a cinq ans, elle adore son père. Pour lui, elle est une petite fille très spéciale.

« Si un jour il la ligotait et la couchait sur un autel de bûches, elle ne serait pas surprise. Elle se dit qu’il le ferait en la fixant de ses yeux noirs et sévères, à travers ses cils cuivrés. Elle caresserait une boucle de sa crinière orangée qu’elle a toujours envie et peur de toucher. Elle penserait que si son papa le fait, c’est normal. »

Chaque soir, il lui lit des histoires. Puis l’embrasse sur le front et sa main descend sur son flanc jusqu’à passer l’élastique de son petit pyjama en coton.

Silvia, la mère, est plutôt une femme timide. «  J’ai toujours su que je ne ferai rien d’important. » Elle se sent protégée par la force et le pouvoir de son mari. Elle n’avait que dix-huit ans quand elle a épousé Giorgio de neuf ans son aîné.

Si, parfois, elle s’inquiète des réactions agressives de sa fille, elle rejoint vite le calme rassurant de son mari. Pourtant, Maria envoie des signes par ses dessins, son silence, son comportement violent et provocateur à l’école. 

« Elle qui, à travers sa colère, voulait me contraindre à voir. Je ne voyais rien. »

Très vite, nous retrouvons Silvia et Maria en Italie. Maria a treize ans, elle ne va plus à l’école. Ce soir, sa mère veut lui présenter son nouveau compagnon, Antonio. Lors de cette soirée, l’adolescente se comporte comme une sorcière malicieuse, provoquant l’amant de sa mère dans un jeu de séduction auquel Antonio ne peut résister.

Entrecroisant ces deux époques, Anna Giurickovic Dato pousse la mère face à la réalité, face à sa culpabilité. Elle se remémore les comportements de Giorgio, les signes de détresse envoyés par sa fille. Elle déambule à nouveau dans les souks de Rabat jusqu’à ce jour fatal où Giorgi est tombé par la fenêtre en réparant un rideau.

Elle observe aussi d’un regard brouillé par l’alcool le jeu pervers de sa fille autour d’Antonio. Tel un chien habitué aux expériences psychologiques de décharges électriques, Maria s’est habituée au mal. Mais ce comportement n’est-il pas un ultime appel au secours lancé à sa mère?

Avec ce récit sur deux tableaux, l’auteur analyse finement les sentiments de la mère et de la fille. Elle ne s’attarde pas sur le côté malsain de la pédophilie mais construit habilement son histoire pour montrer toute l’ambiguïté et la complexité des attitudes de chacun. 

Un premier roman remarquable qui est en lice pour le prix Strega 2017 remporté précédemment par Paolo Cognetti. 

Juste après la vague – Sandrine Collette

Titre : Juste après la vague
Auteur : Sandrine Collette
Éditeur : Denoël
Nombre de pages : 304
Date de parution :
18 janvier 2018

Lorsque la paroi d’un volcan sous-marin s’effondre, une vague d’une centaine de mètres ensevelit les terres. Pata, Madie et leurs neuf enfants âgés de quinze à un an se retrouvent isolés dans leur maison située sur une colline de Levet. Six jours après la vague, l’eau continue inexorablement de monter. Il faut partir mais la barque ne peut emmener plus de huit personnes.

« Qui vas-tu laisser? » 

Cette phrase cruelle sonne le glas du bonheur familial.

La famille part pour un voyage périlleux vers les hautes terres, laissant Louie, Perrine et Noé endormis dans leur chambre. Pourquoi eux? Parce qu’ils ne sont pas aussi bien que les autres ou parce que c’était le choix le plus judicieux. Le père promet à sa femme qu’il viendra ensuite les rechercher. Madie commence une longue descente aux enfers pour sauver la chair de sa chair.

Sandrine Collette excelle à enchaîner les drames tant pour les enfants sur l’île que pour la famille sur l’eau. Pas question de laisser une seconde de répit aux lecteurs. A peine le temps de s’attendrir face à la naïveté des enfants qui ne peuvent comprendre pleinement la situation que nous sommes sans cesse repris par la violence des éléments.

«  Les jours se succèdent sans douceur et sans lumière, sans avoir le temps d’espérer entre deux tragédies, ni même de reprendre son souffle, un tout petit souffle, une inspiration trop courte et trop peureuse. »

Inutile de trop en dire sur les péripéties qui attendent chaque membre de cette famille, le lecteur pourra se ronger les ongles d’angoisse. 

Comme dans ses deux romans précédents ( Il reste la poussière et surtout le dernier Les larmes noires sur la terre), les unités de lieux et de temps sont imprécis. Nous retrouvons toutefois les liens familiaux et l’enfermement dans la spirale du malheur.

Juste après la vague est une très bonne lecture qui confirme le talent exceptionnel de Sandrine Collette à nous faire vibrer mais à part les thèmes de l’abandon, de l’amour maternel et de la force de la nature, il offre peut-être moins de sujets de réflexion que le roman précédent.

L’avis de Mimi qui a eu la gentillesse de me faire découvrir ce livre.

L’examen – Julio Cortázar

Titre : L’examen
Auteur : Julio Cortázar
Littérature argentine
Titre original : El examen
Traducteur : Jean-Claude Masson
Éditeur : Denoël
Nombre de pages : 363
Date de parution :   26 avril 2018 en collection Empreinte
Première parution : novembre 2001

Ce premier grand roman de Julio Cortázar est resté inédit pendant trente ans. En tant que premier roman, il n’est peut-être pas le plus abouti mais témoigne apparemment de ce que sera l’univers insolite et angoissant de l’auteur.

La préface de Jean-Claude Masson n’est pas pour me mettre en confiance. Le traducteur annonce des phrases étrangères non traduites ( il y en aura peu et elles restent compréhensibles), des phrases tronquées ( nous sommes souvent sur une transcription de la langue parlée), des jeux de mots ( je ne les ai sûrement pas tous saisis), des références littéraires ou allusions locales et des effets d’organisation de l’écriture. 

Comme Faulkner, Cortázar avait commencé par la poésie « sous l’influence de Mallarmé et des symbolistes français. ». Nous sommes prévenus, «  L’examen n’est pas avare de « passages difficiles » ». 

Clara et Juan, un couple de jeunes gens sont à la veille d’un examen universitaire. Ils déambulent dans Buenos Aires avec un autre couple, Andres et Stella et celui qu’on appelle le chroniqueur. En traversant les rues envahies d’un brouillard étrange, les cinq jeunes gens discutent. Ce sont tantôt des discussions anodines de la jeunesse, tantôt des questionnements intellectuels.

«  Je crois qu’ici nous sommes peu nombreux, que nous servons à bien peu de chose, que l’intelligence élit ses demeures et que l’Argentine n’en est pas. »

En fond de promenade, derrière ce brouillard, on détecte des comportements étranges, comme une femme de blanc vêtue au centre d’un cercle d’hommes, un chien poussé sous un train, des portraits entassés, des gens qui se sauvent suivis par des policiers, un blessé, une forme noire qui se déplace, des coupures d’électricité. Mais l’état de violence n’apparaîtra plus nettement qu’à la fin.

«  fermer les yeux…C’est une vieille coutume dans ce pays. »

Entre temps, il y a une bagarre au théâtre et cette étrange atmosphère lors du jour de l’examen. 

Mais l’ambiance reste toujours dans ce brouillard omniprésent et cette angoisse, cette peur qui se matérialise aussi avec cet étrange Abel qui apparaît sans cesse sur le chemin des cinq jeunes gens. 

«  Il faut que je fasse en moi la part de l’ennemi, celui qui a été dressé pour tuer la partie libre. Celui qui doit être bon, aimer son petit papa, ne pas grimper sur les chaises ni marcher sur les pieds des invités. Je ne peux compter que sur une si faible partie de moi-même; mais ce tout petit peu veille, il est attentif. Baudelaire avait raison, chroniqueur: C’est Caïn, le rebelle, l’être libre, qui doit se méfier du très doux, visqueux, du très bien éduqué Abel... »

L’Examen n’est pas une lecture facile et il mérite sûrement plusieurs lectures afin d’en saisir toute la teneur. A ce stade, je reste tout de même sur une impression assez nébuleuse.

Un éléphant, ça danse énormément – Arto Paasilinna

Titre : Un éléphant, ça danse énormément
Auteur : Arto Paasilinna
Littérature finlandaise
Traducteur : Anne Colin du Terrail
Editeur : Denoël
Nombre de pages : 273
Date de parution : 1er mars 2018

Paasilinna, c’est un mélange subtil d’humour, de remarques bien senties et d’une extrême tendresse pour ses personnages déjantés. Ses meilleurs romans sont ceux où le dosage est équilibré.
Ici, le personnage est de poids puisqu’il s’agit d’une éléphante. Le 12 septembre 1986, la Finlande promulgue une loi interdisant la mise en scène d’animaux sauvages. Lucia Lucander, soigneuse dans un cirque décide de sauver Emilia, un éléphanteau et de partir avec elle en Russie. Là, elle embauche comme palefrenier, Igor, chef de wagon sur le Transsibérien. Igor apprendra à Emilia à danser le gopak, une danse fougueuse cosaque. Succès garanti. Lucia épouse Igor, sans amour, histoire de ne pas gâcher la fête organisée par la famille du garçon. Mais, lors de la réquisition des trains par le gouvernement, Lucia et Emilia rentrent en Finlande.
Nouvelles aventures, nouvelles rencontres et nouvelles randonnées dans le sud de la Finlande pour finalement emmener Emilia sur un bateau en partance pour l’Afrique.
Bien sûr, c’est dans ce contexte que tout le talent de l’auteur se déploie. Personnages débonnaires et atypiques, les grands chemins où la nature invite à toutes les libertés, des situations rocambolesques, en partie suscitées par l’insertion d’un animal de plusieurs tonnes dans un environnement non adapté.
Mine de rien, on apprend plein de choses sur l’anatomie des éléphants.
Ce que j’aime chez Paasilinna, ce sont tous ces braves gens que rien ne choque, heureux dans la simplicité. Et l’oeil attachant de l’éléphante les rendent tous ( sauf peut-être ces écolos dont l’auteur se moquent gentiment) serviables malgré les dommages qu’elle cause. Ou peut-être est-ce son poids qui n’engage guère à la confrontation ou la plastique de la belle Lucia….
Un humour et une légèreté qui n’empêche pas l’auteur de glisser ses petites remarques habituelles sur l’Union européenne ou la Russie.
«  L’Union européenne se mêlait de décider de leur vie. »
«  Les Russes ne s’inquiétaient pas trop de savoir où traînaient les gens. En URSS dans les années 1930 et jusqu’à la mort de Staline, des milliers de personnes avaient disparu dans les innombrables camps de prisonniers de Sibérie sans que les autorités s’intéressent à leur cas. L’absence d’un aide-chauffeur pendant quelques jours d’été, pour cause de séjour en Finlande, ne pesait pas lourd dans ce contexte
. »
Alors, bien dosé ce roman de Paasilinna? Beaucoup de belles rencontres mais peut-être pas suffisamment d’empathie pour les personnages principaux.
Pas le meilleur de Paasilinna mais un très agréable moment de lecture.

L’essence du mal – Luca d’Andrea

 Titre : L’essence du mal 
Auteur : Luca d’Andrea
Littérature italienne
Premier roman 
Titre original: La sostanza del male
Traducteur : Anaïs Bouteille-Bokobza
Editeur : Denoël
Nombre de pages : 456
Date de parution : 26 octobre 2017

Jeremiah Salinger est documentariste. Avec son ami Mike Mc Mellan, ils viennent de produire une série de reportages sur les hommes des l’ombre des concerts de rock, les roadies.
Forts de leur succès, Jeremiah propose d’enchaîner avec un documentaire sur les services de secours en montagne dans le petit village natal de sa femme Annelise, Siebenhoch ( Tyrol).
Lors d’un tournage, alors que Salinger filme un sauvetage dans une faille au sommet de l’Ortles, c’est l’accident. Salinger est le seul rescapé. Ce jour-là, il a entendu le cri de la Bête.
Culpabilité, choc post traumatique, ennui, Jeremiah s’intéresse à l’histoire du village et notamment aux légendes du Bletterbach. En 1985, lors d’un orage violent, quatre jeunes gens y ont trouvé la mort. Le père d’Annelise et trois autres personnes du village partis à leur recherche découvrent leurs corps sauvagement mutilés. Personne ne sut ou ne voulut savoir ce qui s’était réellement passé.
Malgré les injonctions de sa femme, les sourires de sa fille très mature malgré ses cinq ans, les menaces des villageois, Jeremiah enquête, fouine, dérange ceux qui veulent garder le secret.
«  Gratte sous la surface d’un petit village de sept cents habitants et tu trouveras un nid de vipères. »

Rebondissements, rythme, bonne construction aident à faire tourner les pages. Dans un style fluide, avec un humour qui ne vaut pas une pièce de trois euros, l’auteur plonge un Jeremiah dans la tourmente entre problèmes familiaux et rejets des villageois qui n’apprécient pas qu’un étranger vienne fouiner dans leurs affaires. Un sale gosse inconscient ce Jeremiah!

Mais, comme dans les films d’action ou de science fiction plutôt commerciaux, certaines scènes finales, au lieu de me procurer frissons ou émotions m’ont fait sourire. Ce qui n’est pas bon signe. Il ne faut pas pousser trop loin le pouvoir des niches écologiques du Bletterbach!

J’ai lu ce roman dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2018.

 

      

C’est ainsi que cela s’est passé – Natalia Ginzburg

Titre : C’est ainsi que cela s’est passé
Auteur : Natalia Ginzburg
Littérature italienne
Titre original : E staso cosi
Traducteur : Georges Piroué
Editeur : Denoël
Nombre de pages : 127
Date de parution : 9 novembre 2017

Le récit commence par cette scène : une femme qui cherche la vérité, un homme qui se mure dans le silence, griffonnant ses éternels petits dessins. Elle le tue, une balle dans les yeux.
Pourquoi en est-elle arrivée là? C’est ce qu’elle va nous confier.
Professeure, elle avait vingt-six ans quand elle rencontre Alberto, un homme plus âgé qu’elle. Longtemps, ils se parlent, se promènent sans que rien d’autre ne se passe. Elle en tombe follement amoureuse attendant qu’il se déclare.
Mais il en aime une autre, une femme mariée.
Finalement, il l’épouse mais reste distant, s’échappant souvent plusieurs jours.
«  Je ne comprenais rien à cet homme »
La pauvre Sophie se lamente même si elle sait qu’Alberto « déteste les gens qui regardent fixement en eux-mêmes. »
Même maman d’une petite fille qui change sa vie, elle ne peut jouir de la paix.
Elle envie la légèreté de son amie Francesca, ou même de Giovana, la maîtresse de son mari qui n’ont jamais senti cette peur qu’elle éprouve face à un homme.
Elle, elle est sous l’emprise de cet homme qui ne s’intéresse ni à elle ni à sa fille.

Dans un style fluide et dynamique, Natalia Ginzburg traduit parfaitement la passion amoureuse.

Avec sa collection Empreinte, DENOËL nous donne à relire de très beaux textes de la littérature.

  

   

Aux confins du monde – Karl Ove Knausgaard

Titre : Aux confins du monde
Auteur : Karl Ove Knausgaard
Littérature norvégienne
Titre original: Min kamp, fjerde bok
Traducteur : Marie-Pierre Fiquet
Editeur : Denoël
Nombre de pages : 650
Date de parution : 24 août 2017

Le moins que l’on puisse dire c’est que Karl Ove Knausgaard aime se raconter. Cet auteur norvégien a publié en deux ans (2009 à 2011) six épais volumes de récits autobiographiques. Aux confins du monde est le quatrième volume publié en France chez Denoël.
Chaque volume peut se lire indépendamment. D’ailleurs, je n’ai pas lu les trois premiers volumes et je me suis parfaitement imprégnée de la vie et du caractère de ce jeune garçon. Il faut dire que le style bavard de l’auteur décrit dans les moindres détails ses pensées.

Ce quatrième volume s’intéresse à la période du basculement de l’adolescence à l’âge adulte. Karl Ove vient d’obtenir son bac dans la région de Kristiansand où il vit avec sa mère divorcée et il part s’installer à Håfjord ( au nord de la Norvège) pour un an durant lequel il sera professeur principal remplaçant dans une petite école de ce village qui ne comprend pas plus de deux cent cinquante habitants.
Tout juste dix-huit ans, pas encore adulte. Quitter le cocon familial pour se retrouver seul et face à des enfants et adolescents dont certains ont presque son âge qui s’ennuient dans une région de pêcheurs où il n’y a faire. Bien sûr, Karl Ove pourra mettre à profit cette année pour enfin écrire son recueil de nouvelles.
Mais rien n’est simple pour un adolescent qui a pris l’habitude de se sentir libre en s’enivrant.
«  Comme toujours, l’alcool me donnait un sentiment puissant de liberté et de bonheur, il me transportait en haut de la vague, là où tout était bien, et pour que ça ne s’arrête jamais, ma seule véritable crainte, il me fallait boire toujours plus. »
Encore puceau, Karl Ove ne rêve que de trouver la fille avec laquelle perdre sa virginité, pas facile avec son problème d’éjaculation précoce.
Oui, je dirais que la problématique de ce pavé ne se résume qu’à cela. Et pourtant, pendant ces six-cent-cinquante pages, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.
Il est bien là, le tour de force de cet auteur. Savoir partager avec une précision captivante la platitude de sa vie.
Passionné de musique ( au lycée il écrivait des articles sur des nouveaux disques pour un journal local et travaillait pour une radio locale), une bande son jalonne son quotidien. Influences littéraires ( Kjaerstad, Garcia Marquez, Kundera) pour ce jeune homme qui se rêve écrivain.
Et puis, quel plaisir pour moi, de retrouver les traces de la Norvège et découvrir cette façon de vivre ensemble dans le nord du pays.
Difficile de conseiller ce pavé qui n’apporte finalement pas grand chose si ce n’est un regard très juste sur ce difficile passage de l’adolescence, perturbée par un divorce et un père autoritaire à l’âge adulte dans un cadre nordique exceptionnel.

« Je voulais voler, boire, fumer du shit et expérimenter d’autres drogues, la cocaïne, les amphétamines, la mescaline, déraper complètement et vivre la grande vie rock’n’roll et me foutre souverainement et copieusement de tout. Oh, commej’aspirais à ça! Mais j’avais aussi un autre côté en moi, celui qui voulait être bon élève, bon fils, quelqu’un de bien. Si seulement j’avais pu faire éclater ça en mille morceaux! »
Pas certaine de lire d’autres volumes de cette biographie, mais curieusement, j’ai apprécié cette lecture.