Histoire d’un chien mapuche -Luis Sepulveda

SepulvedaTitre : Histoire d’un chien mapuche
Auteur : Luis Sepulveda
Illustrateur : Joëlle Jolivet
Littérature chilienne
Traducteur : Anne-Marie Métailié
Éditeur: Métailié
Nombre de pages : 96
Date de parution : 3 octobre 2016

 

Bercé par les contes de ses grands-parents, Luis Sepulveda fait perdurer sa vocation de conteur avec ces petits livres en couverture cartonnée illustrée par Joëlle Jolivet.

Pour ce troisième titre, il rend hommage aux Mapuches en mémoire d’un grand-oncle de la région d’Araucanie et comme dans les Ayekantun ( réunion au cours de laquelle on raconte des histoires et on chante des chants joyeux), Luis Sepulveda nous raconte l’histoire de Afmau ( ce qui veut dire Loyal), un chien mapuche.

Lorsque nous rencontrons Afmau, il est le fin limier d’un groupe d’ hommes parti sur les traces d’un indien. Résigné à son sort, connaissant souvent la faim, la soif et les menaces, Afmau fait son travail.  » Je rêve de ce que j’ai perdu »

Contrairement à ces hommes qui boivent de l’eau trouble qui les rend méchants, Afmau connaît et respecte la nature.
Chiot perdu dans la neige, il a été recueilli par un jaguar qui l’a ensuite déposé devant une maison mapuche. Il y a grandi avec un petit garçon, Aukamañ.

«  les Mapuches, les Gens de la Terre, savent que la nature se réjouit de leur presence et tout ce qu’elle demande c’est qu’on nomme ses prodiges avec de belles paroles, avec amour. »

La bande d’hommes est venue un jour déloger ce village mapuche. Ils ont emmené Afmau. Ils ont tout saccagé.

 » Les wingkas sont des êtres aux coutumes étranges, ils n’ont aucune gratitude à l’égard de ce qui existe. »

Pas étonnant que Afmau fasse tout pour retrouver Aukamañ.

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C’est une très belle histoire qu’il me plairait de lire à de jeunes enfants. Afmau est très expressif, comme tout animal quand on sait regarder leurs yeux. En tant qu’adulte, mais peut-être avec mon âme d’enfant et ma sensibilité envers les animaux et la nature, cette histoire m’a  touchée.

Un glossaire du vocabulaire mapuche ( mots, chiffres, 13 mois de l’année) se trouve en fin de recueil.

Luis Sepulveda reviendra en mars 2017 avec un nouveau roman, La fin de l’Histoire.

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La peau de l’ours – Joy Sorman

sormanTitre : La peau de l’ours
Auteur : Joy Sorman
Éditeur : Gallimard
Nombre de pages : 160
Date de parution : 21 août 2014

Auteur :
Joy Sorman, née à Paris en 1973, est une femme de lettres française. Ancienne professeur de philosophie elle est également chroniqueuse de télévision et animatrice radio.
Elle a reçu le Prix de Flore en 2005 pour  son premier livre Boys, Boys, Boys

Présentation de l’éditeur :
Le narrateur, hybride monstrueux né de l’accouplement d’une femme avec un ours, raconte sa vie malheureuse. Ayant progressivement abandonné tout trait humain pour prendre l’apparence d’une bête, il est vendu à un montreur d’ours puis à un organisateur de combats d’animaux, traverse l’océan pour intégrer la ménagerie d’un cirque où il se lie avec d’autres créatures extraordinaires, avant de faire une rencontre décisive dans la fosse d’un zoo.
Ce roman en forme de conte, qui explore l’inquiétante frontière entre humanité et bestialité, nous convie à un singulier voyage dans la peau d’un ours. Une manière de dérégler nos sens et de porter un regard neuf et troublant sur le monde des hommes.

Mon avis :
Déjà à l’issue de ma lecture de Comme une bête, j’étais restée dans une grande incertitude pour rédiger ma chronique. Joy Sorman reste pour moi une ambiguïté. Je me délecte de son style mais je reste en marge de ses histoires.

Avec force de descriptions, de détails, l’écriture de l’auteur met mon imagination en effervescence. Je vois de belles scènes ( celle de la tempête en pleine mer ou la jungle acoustique du zoo sont superbes) et surtout je ressens tant d’émotions.

Le narrateur est ici un ours, né de l’union de Suzanne, la plus belle fille du village et de l’ours sauvage qui l’avait enlevée. Vendu à un montreur d’ours, il sera ensuite vendu plusieurs fois, subira des voyages par mer, train ou roulottes souvent très meurtriers pour la race animale. De cirque en zoo, notre ours va connaître toutes les asservissements réservés par les humains aux animaux.  » Les hommes ne nous laisseront donc jamais en paix. »
Seules les femmes conscientes de son origine, trouvent de l’intérêt à cet animal qui fut autrefois le roi des animaux avant d’être détrôné par le lion. Elles savent écouter son silence, son épaisse fourrure les réconforte.
 » Voilà ce que j’ai découvert, que les femmes ont depuis longtemps abdiqué tout savoir définitif, qu’elles connaissent le silence et la relégation, ce pourquoi elles me suivent, légères et intrépides, dans un monde obscur, et se délectent de ma simple présence. »
Les conditions de vie des animaux au zoo sont peut-être les plus difficiles à vivre. Dans ce décor factice d’arbres peints, avec pour seul compagnon un rat errant, notre ours déprime. L’écureuil perd la raison, le singe se suicide.

Ce conte montre à merveille toute l’humanité des animaux et la bestialité des hommes.
 » Les hommes aigris, mécontents du monde dans lequel ils sont nés et qui tracassent les bêtes désarmées pour se soulager » alors que l’ours ressent des émotions, sent son cœur battre fortement dans sa poitrine.  » Assis en tailleur dans ma cage, je regarde ailleurs, mon cou pivotant dans une torsion exagérée, je tâche de me tenir à distance de toute émotion alors que mon cœur bat à m’en fendre la poitrine- c’est ma perspective de l’inconnu, mais l’inconnu est-ce cet homme ou l’océan? »

Ce récit se lit comme un beau chant triste, une fable sur l’attrait de la monstruosité, une réflexion sur la bestialité humaine et l’humanité animale.
Mais finalement, au-delà de la perfection de l’écriture, je reste un peu en attente sur l’histoire.

«  Toi l’ours tu es tout ce que nous avons abandonné, tu es notre parent perdu dans les plis des siècles, nous ne sommes que ta version détériorée et ton ultime descendance... »

rentrée

 

Nous sommes jeunes et fiers – Solange Bied-Charreton

bied charretonTitre : Nous sommes jeunes et fiers
Auteur : Solange Bied-Charreton
Éditeur : Stock
Nombre de pages : 240
Date de parution : janvier 2014

Auteur :
Solange Bied-Charreton vit et travaille à Paris. Son premier roman, Enjoy, a paru chez Stock en 2012.

Présentation de l’éditeur :
« Ensemble ils avaient eu des désirs d’ailleurs, mais ce n’était jamais un ailleurs misérable. Le dénuement pour vivre mieux, pas pour mourir. La vie dans des huttes, si l’on voulait, mais dans une ambiance détente, où ne se trouverait aucun clochard. Ils auraient eu peur de rencontrer de vrais pauvres. Enseignante en banlieue nord, Noémie en fréquentait pourtant tous les jours, mais c’étaient des pauvres accessibles, qu’on aimait instruire, issus de la diversité, et qui l’enrichissaient de leurs différences. Avec les autres, on ne savait pas, c’était trop loin, ils avaient sans doute des maladies, des bras en moins. Ce loin pourtant qu’ils chérissaient se devait de comporter des dangers, des surprises. Ils s’y préparaient pour quand ils se décideraient à franchir le pas, aller là-bas, à l’autre bout de la Terre, sans savoir où. »
Nous sommes jeunes et fiers est le récit d’un retour aux sources. Mais quelles sources convoque-t-on lorsque celles-ci renvoient au désir d’un monde débarrassé de civilisation ? Produits des discours publicitaire, écologique et culturel, Ivan et Noémie, nouveaux Adam et Ève à l’insatisfaction permanente, bercés par le vœu chimérique d’une vie plus vraie, sont les figures tragiques d’une époque où la quête de sens prend parfois la forme inattendue d’un voyage sans retour.

Mon avis :
Un peu frustrée de ne pas avoir eu le temps de lire le premier roman de Solange Bied-Charreton, Enjoy qui a connu un beau petit succès littéraire, je me suis lancée à la découverte de l’auteur avec Nous sommes jeunes et fiers.
Le style et l’univers de l’auteur sont effectivement remarquables avec des envolées descriptives très contemporaines ( comme par exemple quelques superbes pages définissant la France à un étranger), un habile choix des mots, un regard critique de notre société et un flirt avec le roman moderne voire le surréalisme.
Ivan et Noémie, respectivement 29 et 33 ans sont un couple de parisiens aisés. Elle est enseignante dans une ZEP en banlieue nord, il est mannequin. Ils sont l’image même du couple « bourgeois bohême« , plein de contradictions. Ils mangent bio, prônent l’écologie, parlent de protection des espèces mais sont un tantinet racistes, roulent en voiture dans Paris et n’hésitent pas à stationner sur les places réservées aux handicapés.
 » Ce monde c’était le leur, à la fois d’opulence et de dénuement, de plaisir et de restriction, de profit et d’interdiction. »
Bien sûr, ils rêvaient d’une autre vie, d’un retour aux sources, à l’image de la tribu des Penaraks refusant le progrès et la modernité.
Lorsque survient l’accident de travail d’Ivan, l’univers du couple dégringole en pente douce. La peur d’un coma qui se prolonge, la rééducation, le handicap, puis la perte des amis qui, gênés, n’acceptent plus la tristesse de ce couple brisé.
La surconsommation, l’hypocrisie des fêtes, la superficialité des relations amicales deviennent alors insupportables.
 » L’importance de la représentation sociale, le crédit apporté aux masques, toute notre vie réelle camouflée dans du faux. Un plan machiavélique pour dominer le monde, y parvenir avec facilité et en tirer une certaine reconnaissance, comme les deux fouets d’un batteur électrique fondent la paix sociale, obtiennent des résultats grandioses dans le domaine de la cuisine des familles. »
Acculés, il faut alors trouver un lieu de vie en accord avec leur nouvelle condition, un lieu où vivre autrement. L’auteur nous entraîne alors dans des alternatives possibles, passant de la société futile et moderne à l’utopie d’un retour à une nature poétique et sauvage.
 » On se contentera donc d’imaginer la jalousie de ces esclaves d’eux-mêmes restés en France dans leur tout petit monde devenu un musée géant, en cravate et veste de costume, avec leur souris d’ordinateur, leurs épouses Weight Watchers et leurs enfants sous Théralène. »
Un roman ironique, un peu caustique sur le style de vie moderne en France où l’auteur mêle habilement réalité et conte moral.

 

Je remercie dialogues  qui m’a permis de découvrir cette auteure.

rentrée 14

La fée des glaces – Maxence Fermine

fermineTitre : La fée des glaces
Auteur : Maxence Fermine
  Éditeur: Michel Lafon
Nombre de pages : 150
Date de parution : novembre 2013

Auteur :
Maxence Fermine, né en 1968 à Albertville, est un écrivain français. Il a vécu à Paris, puis en Afrique où il a travaillé dans un bureau d’études en Tunisie. Il vit aujourd’hui en Savoie avec sa femme et ses deux filles. Après le succès de Neige (traduit en 17 langues), il se consacre entièrement à l’écriture et enchaîne les romans et les voyages. Il collabore depuis 2010, en tant que reporter, à Alpes Magazine.

Présentation de l’éditeur :
En imaginant ses vacances au ski, Malo était loin de se douter que dès le premier jour il serait pris dans une étrange tempête de neige… Lorsqu’il recouvre ses esprits, l’adolescent tombe nez à nez avec une belle et mystérieuse jeune fille, qui vit dans un château de gel. Son nom ? La Fée des Glaces. Sa mission ? Accueillir les voyageurs égarés au Royaume des Ombres de l’hiver.
Malo retrouve donc pour la troisième fois ce Royaume des Ombres qu’il chérit tout autant qu’il le craint. Et si cette aventure n’était pas le fruit du hasard mais l’occasion pour lui de répondre aux questions qu’il se pose ? Aidé de la Fée des Glaces, il devra pourtant affronter bien des périls avant de trouver sa voie.

La fée des glaces est le tome 3, après La Petite Marchande de rêves et La Poupée de porcelaine.

Mon avis :
Tous les lecteurs de Neige reconnaissent la magie de Maxence Fermine. L’auteur écrit pour tous les âges et c’est avec plaisir que j’ai découvert ce troisième et dernier opus des rêves du jeune Malo.
Cette fois, Malo part chez sa tante Urticaire pour un stage de snowboard. Une chute au fond d’une crevasse va lui permettre de rejoindre le Royaume des Ombres de l’hiver.
Avec beaucoup de féérie, l’auteur nous entraîne au cœur de l’imaginaire d’un jeune garçon. Là où existent des fées, des monstres, des arbres vivants, des marmottes cocasses. Là où les habitants parlent (mandibulent) un autre langage (verbiage). Un endroit où seuls les enfants ou les rêveurs peuvent se rendre. Car il en faut de l’imagination pour s’y retrouver, de la persévérance et de la confiance en soi pour en sortir.
 » Dans la vie, si on veut obtenir quelque chose, il ne faut jamais baisser les bras. Ni écouter le premier venu. »
Les jeunes enfants apprécieront cette visite au pays des glaces, apprendront le nom des fleurs et des champignons, seront enchantés par ces bulles de rêve.
J’ai lu ce livre dans le cadre du dernier Masse Critique de Babelio. Je les remercie ainsi que l’éditeur Michel Lafon pour cette lecture.

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Cosmo Z – Claro

claro1Titre: CosmoZ
Auteur : Claro
Editeur : Actes Sud
Nombre de pages : 484

Résumé:
Réclamés à parts égales par la fiction et le réel, échappés de l’univers mythique du Magicien d’Oz , quelques orphelins dusiècle traversent, des tranchées de 14-18 au champignon atomique d’Hiroshima, un demi-siècle de barbarie. Mise à mal par les diverses tornades de l’histoire, la petite tribu des « Oziens » se confronte aux politiques monstrueuses qui transformèrent l’Europe en une galaxie de camps de concentration et le reste du monde en parcs d’attraction ou en camps retranchés. CosmoZ, une anti-féérie pour revisiter, à l’aune d’un merveilleux qui se rêve résistance, la mortelle illusion des utopies qui, sous mille visages, nous gouvernent.

Mon avis:
CosmoZ est en grande partie l’histoire du magicien d’Oz. on y retrouve les mêmes personnages, le même fil conducteur. par contre, l’auteur y même la vie de son auteur L.F. Baum ou de réalisateurs comme Léo Singer.
Il entrecroise habilement les personnages du conte et des personnages réels pris dans la tourmente de la Première guerre mondiale. Il met en adéquation les évènements liés au livre et au film avec les évènements historiques.
J’ai particulièrement apprécié le style littéraire, très riche en vocabulaires et en comparaisons. Claro joue finement avec les mots et les idées et le résultat est très imagé, fantastique.
Bien sûr, il bénéficie de la magie d’Oz mais il arrive à rebondir sur l’histoire en lui donnant un intérêt nouveau. Je ne connais pas suffisamment l’oeuvre de Baum pour déceler quelle  part d’originalité, Claro apporte dans son livre. Mais je pense que c’est une lecture originale de ce conte fantastique.

Le coeur cousu – Carole Martinez

martinez1Titre : Le cœur cousu
Auteur : Carole Martinez
Editeur :Gallimard Folio
Nombre de pages : 442

Résumé:
Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse…
Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte: les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d’imaginer. Le merveilleux ici n’est jamais forcé: il s’inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

Mon avis :
Difficile de résumer ce livre dès qu’on en ferme la dernière page. Il contient tellement de richesses et d’histoires que le
lecteur en sort avec plein de paillettes dans la tête.
D’un bout à l’autre, le récit foisonne de magie, de contes, de rêves.Le style, très riche en comparaison ne fait qu’ajouter des images à notre représentation.
Cette histoire s’inscrit dans le féminin.
 » Le masculin couche avec l’Histoire.Mais il est d’autres récits. Des récits souterrains transmis dans le secret des femmes,
des contes enfouis dans l’oreille des filles, sucés avec le lait, des paroles bues aux lèvres des mères. »
Effectivement, dans « Le cœur cousu », Carole Martinez fait l’apologie du féminin, de ces leçons de vie transmises de mère en fille.
L’auteur a su allier à cette narration, le pays et sa politique, peut-être pour mieux ancrer la réalité dans cette
magie.
Chaque personnage est une richesse. Même si l’histoire de la mère anime les deux tiers du livre, la découverte de chaque enfant relance le mécanisme du rêve en dernière partie du livre.
Pour un premier roman, l’auteur a su s’approprier un réel univers et y faire germer une vraie richesse.
J’ai retrouvé ici les univers tant appréciés de Paulo Coelho ( « L’Alchimiste ») ou de Véronique Ovaldé, mais surtout j’y ai retrouvé l’ambiance étrange et magique du livre de Süskind (« Le parfum »).
La lecture de ce conte des mille et une nuits m’a vraiment enchantée et cette histoire me restera en mémoire.
J’ai lu ce livre en lecture commune et dans le cadre du challenge « La littérature au féminin » .

Pour d’autres avis, consultez les blogs de  : Belledenuit , Leyla , Mimi54 ,Setsuka , Elea23.

 

Lait noir – Elif Shafak

shafak2Titre : Lait Noir
Auteur : Elif Shafak
Editeur : Phebus

J’aime l’idée de personnaliser ses voix intérieures, les différentes facettes de sa personnalité. C’est amusant, cela ressemble à un conte.

Le style est agréable à lire.

Par contre, comme le dit l’auteur, c’est un livre que l’on oubliera vite car il n’apporte pas grand chose sauf peut-être aux futures jeunes mères.

On assiste effectivement pendant tout le livre à des hésitations, à une cacophonie d’idées. Son mari lui dit aussi « Tu réfléchis trop ». Ces tergiversations agacent un lecteur déterminé. Et effectivement, à la fin du livre on avoue qu’il n’y a pas de recette applicable à tout le monde. Autant de paroles pour dire que chaque femme a son libre arbitre et que tout est possible.

Le lecteur passe quand même un moment agréable car c’est « mignon ». Il y a un panorama intéressant des divers intellectuels mondiaux sur des questions de femme. C’est aussi l’occasion de découvrir quelques écrivains orientaux.