Bacchantes – Céline Minard

Titre : bacchantes
Auteur : Céline Minard
Éditeur : Rivages
Nombre de pages : 112
Date de parution : 2 janvier 2019

 

J’ai découvert Céline Minard avec Le grand jeu, un roman en apparence obscur qui pourtant cache une étonnante réflexion. J’avais très envie de replonger dans l’univers original de cette auteure.

Bacchantes est,  selon moi, un exercice de style. Il y a comme un parallèle avec la série La casa de papel. En tout cas, cette mise en scène grandiose et extravagante d’une prise d’« otage » m’y a fait penser.

Trois femmes exubérantes, Bizzie la Clown, Silly la Brune et Jelena la Bombe braquent à Hongkong les bunkers d’Ethan Coetzer,un ancien ambassadeur sud-africain. Ces bunkers climatisés ne contiennent pas des billets de banque mais les bouteilles de vin les plus chères du monde conservées dans un environnement physique optimal.

 » C’est un braquage ou un spectacle de cabaret? »

Leur tenue, leur maquillage, leurs numéros de spectacle ont de quoi décontenancer Ethan Coetzer inquiet pour ses bouteilles, Jackie Thran la cheffe de brigade et Marwan le négociateur.
Après soixante heures de négociation et avec l’approche imminente d’un cyclone, la tension monte rapidement.

Si Jackie Thran parvient à identifier les femmes grimées, le mobile et le dénouement ne me semblent pas évidents.

 » Vous ne pouvez plus entrer. Nous avons tout ouvert. Nous avons tout relier. »

Phrase plutôt sibylline. Si l’exercice de style est fort bien réalisé et agréable à lire, le récit me semble bien trop creux sur le fond.