Tango fantôme – Tove Alsterdal

Titre : Tango fantôme
Auteur : Tove Alsterdal
Littérature suédoise
Titre original: Låt mig ta din hand
Traducteur : Emmanuel Curtil
Editeur : Le Rouergue
Nombre de pages : 475
Date de parution : 14 septembre 2017

La veille de la nuit de Walpurgis, fête du passage au printemps, Hélène apprend la mort de sa soeur, Charlie.
Les deux soeurs ne se parlaient plus beaucoup. Hélène a fait une croix sur son passé. Un père alcoolique devenu SDF, une mère qui les a abandonnées dans leur tendre enfance. Son mari et ses enfants ne connaissent que Barbro, la mère adoptive d’Hélène et de Charlie.
Mais Charlie, elle, voulait savoir comment la passion avait pu pousser sa mère à tout abandonner.
«  Vous savez donc ce qui arrive à ceux qui regardent derrière eux alors qu’on les a avertis de ne pas le faire. »
Ne croyant pas au suicide de sa soeur, Hélène se retrouve sur les traces de l’enquête de Charlie. Son père, un voisin, une amie de sa soeur la mettent sur la piste d’un voyage en Argentine.

En parallèle, l’auteur raconte la plongée de Claudia, nom d’emprunt de Ing-Marie partie en 1976 de Suède avec son amant, Ramon, dans le Buenos Aires de la junte militaire.

Rythmé, haletant, le roman de Tove Alsterdal nous balade de Suède en Amérique du Sud, de l’époque actuelle à celle de la « guerra sucia », guerre sale, répression menée par la dictature dans les années 70 en Argentine.

D’une mère de famille rangée, l’auteur fera d’Hélène une aventurière qui ose affronter les inconnus des sites de rencontre et les anciens tortionnaires argentins afin de comprendre ce qui hantait sa soeur.
«  La vie d’une personne ne se trouve pas dans ce qu’elle laisse derrière elle mais dans ce qu’elle choisit de cacher. »
Passé et présent, grande Histoire et histoire de famille, se rejoignent autour de la mort de Charlie, faisant exploser la petite vie tranquille d’Hélène.
Aucun temps mort jusqu’à un dénouement inattendu et bien amené.

J’ai lu ce roman dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2018.

Il reste la poussière – Sandrine Collette

colletteTitre : Il reste la poussière
Auteur : Sandrine Collette
Éditeur : Denoël
Nombre de pages :
Date de parution : 25 janvier 2016

Même lorsque j’aime énormément l’univers d’un auteur, j’apprécie qu’il sache parfois en sortir quitte à me décevoir. Sandrine Collette avait frappé fort avec son premier roman Des nœuds d’acier. Les chroniques furent ensuite unanimes pour les romans suivants, beaucoup de satisfaction mais le regret de ne pas atteindre la puissance du premier. Six fourmis blanches me laissait un goût de « déjà lu » dans Un vent de cendres.
Avec Il reste la poussière, Sandrine Collette reste dans le roman noir mais construit une histoire familiale sombre avec moins de suspense et davantage de profondeur et de sobriété. Elle peaufine ici son ambiance, nous plonge dans la rudesse d’une estancia en Patagonie pour finalement mieux en faire ressortir les petits éclats d’humanité.
La mère ( elle ne sera jamais appelée autrement), issue d’une famille pauvre reste seule avec ses quatre garçons dans l’estancia de son mari depuis qu’il en est mystérieusement disparu. Elle est une des rares à continuer l’élevage des vaches, chevaux et moutons alors que tant d’autres, sous le joug des céréaliers et des gros exploitants ne conservent que quelques moutons pour la laine.
Dans ce coin de l’Argentine «  tout est sauvage et animal »
Rafael, le plus petit des fils, tremble devant les deux jumeaux, Mauro et Joaquim qui le maltraitent sous l’œil indifférent de la mère. Son seul refuge est auprès de son cheval, des chiens et des moutons. Il ne peut compter sur Steban, son autre frère un peu idiot, qui, lui aussi subit son lot de violences.

«  Déjà dans sa tête, il était inscrit qu’il n’échapperait jamais à ces traques terrifiantes. »
La mère profite de la force utile des jumeaux, surtout de Mauro, et part souvent en ville se saouler et perdre son argent au poker. Jusqu’au jour où elle perdra un de ses fils au jeu.
Sandrine Collette pousse l’inhumanité de la mère, la violence des jumeaux à son paroxysme enfermant le lecteur dans un huis-clos infernal. Mais elle sait aussi montrer le lien de ces jeunes garçons pour cette femme qui leur apporte gîte et couvert, qui les prend en charge ne leur laissant pourtant que les heures de travail.
 » Qu’ils l’adorent ou la haïssent, selon les jours et les humeurs, la mère est la femme sacrée.Ils en découlent, eux qui en ont bu le lait, nourrissons crieurs et minuscules dont elle a fait des hommes. »Son autorité les révolte et les soumet; ils savent que, sans elle,  l’estancia serait un immense terrain vague, et eux des enfants sauvages ne valant pas mieux que ces renards errants à l’affût de petits rongeurs. »
En sortir apporterait-il le calme, la liberté ou la solitude et le vide ?
Joaquim perdu au jeu en fera l’expérience ainsi que Rafael contraint de partir dans la steppe rechercher de chevaux enfuis par sa faute.
C’est pour moi le plus grand intérêt du livre, cette dualité entre haine et attachement.
Et surtout dans toute cette noirceur, Rafael devient touchant par son attachement au monde animal, son humanité, sa volonté de toujours reconstruire, de privilégier l’amour à l’argent. Une petite perle dans un monde de brutes.

Sandrine Collette signe ici un récit dans le style Nature Writing, une légère évolution dans sa maîtrise du roman noir. Ses fans pourront peut-être regretter une certaine lenteur, un enfermement dans cet immense espace sauvage mais ce livre confirme que Sandrine Collette peut encore et toujours nous surprendre.

L’avis de Tiben, de MicMelo

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La mélodie du passé – Hans Meyer Zu Düttingdorf

MeyerTitre : La mélodie du passé
Auteur : Hans Meyer Zu Düttingdorf
Littérature allemande
Titre original : Das Bandoneon
Traducteur : Rose Labourie
Éditeur : Les Escales
Nombre de pages : 394
Date de parution : juin 2015

Auteur :
Hans Meyer zu Düttingdorf est né en 1967 à Bielefeld. Il est musicien et comédien. C’est son compagnon Juan Carlos Risso qui lui a appris à aimer l’Argentine et le tango. Ensemble, ils ont écrit La Mélodie du passé. Tous deux vivent entre Berlin et Necochea, une station balnéaire située sur la côté atlantique de l’Argentine.

Présentation de l’éditeur :
En vidant l’appartement de sa mère qui vient de mourir, Christina, une jeune journaliste berlinoise, trouve une vieille carte postale représentant un groupe de joueurs de tango, sur au dos de laquelle est écrit un mystérieux message.
Intriguée, Christina décide de fouiller le passé de sa mère et apprend que celle-ci n’était pas celle qu’elle croyait. À la recherche de ses véritables origines, la journaliste part pour l’Argentine.
De l’autre côté de l’Atlantique, elle enquête dans le sillage de son arrière-grand-mère Emma, une jeune femme audacieuse qui a quitté son Allemagne natale dans les années vingt pour trouver le bonheur auprès de Juan, un riche exportateur argentin ambitieux épousé dans la précipitation. La jeune mariée est pourtant troublée par Eduardo, un joueur de bandonéon qui exerce sur elle une fascination irrésistible. Cette passion bouleversera son existence, mais aussi celle de ses descendants.
Un premier roman éblouissant, un voyage à travers le temps et la musique sur les traces d’un amour resté secret pendant près d’un siècle.
Mon avis :
 » Ce quartier était devenu le berceau du tango. Par ses mélodies et ses paroles, cette  » pensée triste qui se danse » exprimait en un soupir la dureté de la vie et l’absence d’espoir dans ce port aux milles couleurs. »
Ce premier roman de Hans Meyer Zu Düttingdorf entrecroise le récit de deux femmes, deux allemandes qui à plus de cinquante d’écart vont être touchées par la mélodie du bandonéon.
Meyer1A la mort de sa mère, Christina, trouve une vieille carte postale représentant un groupe de joueurs de tango au dos de laquelle est écrit  » Le bandonéon porte ma vie. E.« . La jeune journaliste y voit de suite une piste qui éclairera le passé de sa mère orpheline.
En parallèle, nous suivons l’aventure d’ Emma, 21 ans. Elle quitte sa famille pour suivre Juan Hechtl, argentin de 34 ans. Un amour soudain qui lui permet de partir à l’aventure. Mais le frisson du coup de foudre, elle le ressentira plus tard pour ce pianiste de Quequen où elle passe sa lune de miel.
Le tango, cette musique de bas étage pour Juan va toutefois devenir pour Emma la danse de la passion. Car si aucun Hechtl ne porte jamais un bagage, Emma est d’un autre monde. Elle laisse son fils Oscar jouer avec le fils des ouvriers, elle se lie d’amitié avec un couple juif, elle aime ce joueur de bandonéon.
Malheureusement l’enquête sur les origines familiales perd de son intérêt puisque le lecteur découvre l’histoire d’Emma avant de suivre les pas de Christina en Argentine.
Mais l’essentiel est de comprendre comment deux jeunes femmes vont faire naître leur vraie personnalité, vont apprendre à se connaître au contact de l’ambiance argentine.
Et il est intéressant de suivre sur plusieurs décennies les situations sociales en Allemagne et en Argentine. Du krach boursier de 1929. De la remontée économique à la prise de pouvoir d’Hitler aux jeunesses hitlériennes puis des lois raciales de Nuremberg. La volonté d’annexion de la Patagonie par Hitler qui retourne la position de l’Argentine. De la corruption en Argentine, des disparitions à la prise de pouvoir par les militaires en Argentine, du parti péroniste féminin puis de la chute du mur de Berlin. L’auteur construit son histoire sur un riche fond historique des deux pays en présence.
 » L’isolement et l’angoisse sont deux moyens d’asservir les hommes. C’est pour cette raison que je suis si sévère avec ce qui pousse à se replier sur soi. Dans l’histoire de votre pays, Christina, la peur a un temps rendu possible l’inconcevable. Et chez nous aussi, il s’est passé des choses terribles. J’ai perdu de nombreux amis au cours des années soixante-dix. Disparus du jour au lendemain.Et qu’avons-nous fait? Nous avons baissé la tête, de crainte d’être le prochain sur la liste. Un homme effrayé se laisse manipuler. Un homme qui ne craint rien ni personne est un roc.Et quand les intrépides se serrent les coudes, on ne peut plus rien contre eux. »

Une histoire qui ne m’a pas vraiment conquise mais un environnement intéressant et bien maîtrisé.

bac2015

Wakolda – Lucia Puenzo

PuenzoTitre : Wakolda
Auteur : Lucia Puenzo
Littérature argentine
Traducteur : Anne Plantagenet
Éditeur : Stock
Nombre de pages : 232
Date de parution : 15 mai 2013

Auteur :
Lucía Puenzo est née à Buenos Aires en 1976. Elle est écrivain et réalisatrice. Elle a écrit L’enfant poisson, son premier roman, lorsqu’elle avait 23 ans. Son premier long métrage, XXY, a remporté le grand prix de la Semaine Internationale de la Critique à Cannes en 2007, ainsi qu’un Goya du meilleur fi lm étranger, parmi d’autres récompenses. En 2009, elle adapte L’enfant poisson au cinéma, puis Wakolda en 2013.

Présentation de l’éditeur :
En 1959, sur une route désolée en Patagonie, un médecin allemand pas comme les autres croise une famille argentine ordinaire et lui propose de faire route ensemble, afin d’être moins isolés. Ce médecin n’est autre que Josef Menguele. Très vite, il est fasciné par l’un des enfants, une jeune fille qui porte le doux nom de Lilith et qui est bien trop petite pour son âge. La fascination semble réciproque : elle ne peut quitter des yeux cet homme si cultivé et sophistiqué. Alors, quand il s’installe finalement dans la pension fraîchement ouverte par sa famille d’accueil, tout s’accélère. Surtout lorsque la mère de famille accouche de deux fragiles petites jumelles qu’il faut soigner. Traqué par des agents israéliens, il continue pourtant à vivre tranquillement, allant même jusqu’à investir dans le projet d’usine de poupées du père. Des poupées parfaites. Aryennes.
Contrairement à Wakolda.
Wakolda, quatrième roman de Lucía Puenzo, nous entraîne au coeur d’une société argentine infiltrée par l’émigration nazie. En immergeant la figure énigmatique de Menguele dans la vie quotidienne, Lucía Puenzo s’appuie sur les détails les moins visibles de sa personnalité pour faire ressortir avec une grande subtilité l’horreur de sa pensée profonde. Un roman captivant qui entraîne le lecteur sur les routes de la mémoire.

Mon avis :
Wakolda est une poupée mapuche étrange que Lilith, jeune fille de douze ans troque contre sa belle poupée de porcelaine, symbole de pureté et de perfection, alors qu’elle et sa famille ont trouvé refuge par une nuit d’orage chez une famille ouvrière métisse.
Enzo et Eva quittent Buenos Aires avec leurs trois enfants pour reprendre la pension de famille familiale à Bariloche. Josef les accompagne, il préfère fuir la capitale pour se perdre au sein de cette communauté nazie de Bariloche. Car il n’est autre que Josef Mengele, bourreau nazi menant des expériences humaines sur la pureté de la race.
Sa retraite a deux objectifs, se cacher du Mossad qui après l’arrestation d’Eichmann se focalisera sur lui  et suivre la jeune Lilith, spécimen blond de petite taille, parfait cobaye pour tester les hormones de croissance et sa mère Eva d’origine allemande enceinte de plusieurs mois.
L’art de ce roman est de toujours nous laisser dans l’ambivalence des sentiments. Le lecteur connaît le passé de Josef mais Il reste mystérieux pour cette famille argentine. Lilith, lassée des moqueries de ses camarades sur son physique, fait confiance à ce médecin si aimable. Homme habile et patient, il sait comment gagner la confiance des autres. Puis parfois, l’homme civil laisse sourdre pendant quelques instants sa vraie personnalité, et il redevient  » l’assassin le plus sadique de tous les temps. » C’est ce qui crée tout le suspense du récit.
En prenant pour cadre l’Argentine, terre de métissage où eut lieu aussi l’extermination des mapuches, et repère des tyrans nazis, Lucia Puenzo insère une fiction au cœur de la réalité de l’exil de Mengele. Cette rencontre avec la jeune Lilith, symbole de la naïveté de la jeunesse et des difficultés de l’adolescence, dévoile le côté malsain et froid du bourreau nazi obnubilé par ses expériences pour la purification de la race.
Dans cet esprit de trouble fascination et de crainte des pires atrocités, la lecture devient captivante.
L’auteur, également réalisatrice a tourné l’adaptation cinématographique de ce roman, Le médecin de famille, sorti en salle en novembre 2013. Le DVD sort le 4 mars 2014.

Je remercie Philisine Cave pour la lecture de ce livre voyageur. Retrouvez les avis des précédents lecteurs : PhilisineZazy

Mapuche – Caryl Ferey

ferey1Titre : Mapuche
Auteur : Caryl Ferey
Editeur : Gallimard
Nombre de pages :458
Date de parution : 27 avril 2012

Présentation de l’éditeur :
Jana est Mapuche, fille d un peuple indigène longtemps tiré à vue dans la pampa argentine.

Rescapée de la crise financière de 2001-2002, aujourd’hui sculptrice, Jana vit seule à Buenos Aires et, à vingt-huit ans, estime ne plus rien devoir à personne.
Rubén Calderon aussi est un rescapé un des rares « subversifs » à être sorti vivant des geôles clandestines de l École de Mécanique de la Marine, où ont péri son père et sa jeune sœur, durant la dictature militaire.
Trente ans ont passé depuis le retour de la démocratie. Détective pour le compte des Mères de la Place de Mai, Rubén recherche toujours les enfants de disparus adoptés lors de la dictature, et leurs tortionnaires…
Rien, a priori, ne devait réunir Jana et Rubén, que tout sépare. Puis un cadavre est retrouvé dans le port de La Boca, celui d un travesti, « Luz », qui tapinait sur les docks avec « Paula », la seule amie de la sculptrice. De son côté, Rubén enquête au sujet de la disparition d une photographe, Maria Victoria Campallo, la fille d un des hommes d affaires les plus influents du pays. Malgré la politique des Droits de l Homme appliquée depuis dix ans, les spectres des bourreaux rôdent toujours en Argentine. Eux et l ombre des carabiniers qui ont expulsé la communauté de Jana de leurs terres ancestrales…

Mon avis :
J’avais beaucoup apprécié Zulu pour sa puissance, son contexte sur l’Afrique du sud et la fêlure de son
personnage principal. Je retrouve les mêmes points forts dans Mapuche.
L’histoire se passe ici en Argentine, pays traumatisé par la dictature et qui, une fois de plus en 2001 vient de subir une forte dépression économique fragilisant encore les plus faibles.
Ruben Calderon est détective privé et un  ami journaliste le branche sur la disparition d’une jeune photographe, fille d’ un riche entrepreneur qui finance la campagne électorale de Torres au poste de maire.
Ruben est le fils du poète Daniel Calderon, emprisonné et torturé à mort lors du Processus en 1978. Daniel, Ruben et sa jeune sœur avaient été enlevés et torturés par l’ESMA (l’Ecole de Mécanique de la Marine). Ruben s’en est sorti, meurtri dans sa chaire et son âme et garde en lui ce profond secret pour ne pas fragiliser sa mère qui fait partie des femmes de la Plaza de Mayo, celles qui enquêtent sur les disparus de la dictature.
Dans son enquête, il rencontre Jana, une jeune Mapuche, une tribu indienne décimée par les colons blancs. Elle aussi vit avec le souvenir et les cicatrices de l’âme et du corps.
Les mapuches sont des Auracans « ceux qui ont la rage« .
L’enquête sur la disparition de la photographe et le meurtre d’un travesti, ami de Jana va les mener sur le chemin de leur passé.
Ruben et Jana sont deux personnages qui n’ont plus rien à perdre « Mourir ou devenir fou« .
Ils vont tous deux replonger dans l’horreur de leur passé, retrouver la torture, leurs fantômes mais peut-être ainsi renaître ou mourir ensemble.
L’enquête est passionnante, rythmée avec certes des scènes assez insoutenables mais que j’arrive à supporter à la lecture, sûrement en atténuant leur mise en image. Par contre, une adaptation cinématographique me tirerait sûrement des cris d’horreur.
Vous ne résisterez pas à cette poussée d’adrénaline, ni au charme de l’enquêteur au regard anthracite ponctué d’éclats de myosotis ni à la rage guerrière de Jana.
Si vous avez aimé Zulu du même auteur ou Le retour du professeur de danse d’Henning Mankell,
vous allez frissonner et succomber au charme diabolique de Mapuche.
Caryl Ferey s’inscrit désormais dans mes auteurs incontournables.

Je remercie les Éditions Gallimard pour l’envoi exceptionnel de ce superbe thriller.