L’autre – Franck Bellucci

autreTitre : L’autre
Auteur : Franck Bellucci
Editeur : Editions Les Mandarines
Nombre de pages : 72
Date de parution : mars 2013

Auteur :
Franck Bellucci est professeur de Lettres dans l’enseignement supérieur.
Parallèlement à ses travaux universitaires, il s’adonne à l’écriture dramatique et romanesque et pratique le théâtre en tant que comédien et metteur en scène.

Présentation de l’éditeur :
Ils forment un couple résolument moderne.
Elle exerce un métier qui lui plaît et qui lui confère un statut social respectable. Lui écrit et travaille à ce qui devrait devenir son premier roman. Heureux, ils savourent leur présent et rêvent aux promesses de l’avenir.
Mais un soir, un homme fait irruption dans leur appartement. Qui est donc ce mystérieux inconnu ? Que leur veut-il exactement ? Comment expliquer son comportement étrange et ses propos pour le moins déconcertants ? Et d’ailleurs s’agit-il vraiment d’un inconnu ?
L’Autre est une pièce qui cherche avant tout à surprendre et à intriguer.
Par ses ruptures de tonalités et l’association inattendue de drôlerie, de noirceur et d’émotion. Par la confrontation surprenante de personnages qui se révèlent aussi ordinaires que singuliers, aussi communs qu’étranges.
Par la mise en place d’une situation extraordinaire laquelle peut apparaître tantôt fantasque et absurde, tantôt grinçante et terrifiante.
Par les nombreuses questions que le texte soulève enfin, et notamment celle de la difficulté -l’impossibilité?- à faire coïncider la vraie vie et celle qui fut espérée, imaginée, ou simplement, mais si intensément, rêvée.
Une comédie étrange, inquiétante, cruelle et drôle dans la lignée de l’absurde kafkaïen.

Mon avis :
Franck Bellucci est un auteur que je suis particulièrement parce qu’il est de ma région. Notre bibliothèque relaie donc très rapidement ses nouveaux ouvrages.
J’avais particulièrement aimé son roman Ce silence-là et ne suis pas restée insensible au recueil de nouvelles Et pour le pire.Le théâtre reste en marge de mon univers mais la première pièce L’invitée m’avait toutefois intriguée par son ambiguïté et son jeu sur les apparences.
Une fois de plus, c’est ce qui m’intéresse dans cette nouvelle pièce de théâtre. L’auteur met en scène une situation étrange qui révèle les complexités du couple. Quelques chamailleries ne sauraient mettre en péril la réalité d’un réel amour entre Elle et Lui. Mais la perspective d’un autre avenir ou la mise en évidence de travers cachés peuvent-ils faire éclater un couple ?
Mettre en scène un second Lui, dont je ne vous révèlerai pas la véritable identité,  est déjà assez fantasque mais la fin réserve encore une autre dimension inattendue (spécialité de l’auteur qui me plaît particulièrement).
Franck Bellucci, spécialiste de Victor Hugo utilise ici l’univers de Kafka pour cette comédie étonnante.
Même si le ton, un peu trop « théâtre de boulevard » selon moi (mais je l’ai déjà dit, je ne suis pas spécialiste de l’univers théâtral) ne m’a pas vraiment attirée, j’ai reconnu et aimé cette dimension étrange qui détrompe toutes les apparences.J’attends avec impatience un nouveau roman.

Un homme trop facile – Eric-Emmanuel Schmitt

eesTitre : Un homme trop facile
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Editeur : Albin Michel
Nombre de pages : 200
Date de parution : 31 janvier 2013

Présentation de l’éditeur :
Comédien célèbre et adoré du public, Alex s apprête à entrer en scène pour la première du Misanthrope lorsqu Alceste lui apparaît dans son miroir. Le « vrai » Alceste, l homme aux rubans verts de Molière…

La stupeur passée, la conversation s engage (mal) entre l’acteur d’aujourd’hui et le farouche atrabilaire de 1666, furieux de se voir interpréter par un homme aussi léger et doué pour le bonheur. La guerre est déclarée entre celui qui voudrait changer le monde et celui qui l’accepte tel qu’il est.
Qui triomphera, de l idéaliste en colère qui s indigne de la vie ou de l aimable libertin qui la trouve amusante ? Et lequel des deux gagnera les faveurs de l’insaisissable Célimène ?

Mon avis :
Il m’est difficile de rater un livre d’Eric-Emmanuel Schmitt parce qu’il me fait du bien avec sa philosophie un peu facile qui me permet toujours de trouver un petit regain d’énergie. Je préfère ses romans, mais je lis aussi ses recueils de nouvelles et quelques pièces de théâtre.
La quatrième de couverture m’a intéressée car elle promet la confrontation de deux styles de vie. Sous la lumière de l’auteur, rien de plus prometteur.
Comme cela m’arrive quelque fois avec les écrits d’Eric-Emmanuel Schmitt, j’ai trouvé cette pièce de théâtre un peu rapide et creuse. Certes, il y a quelques éléments de réflexion intéressants sur le rôle du comédien ou sur la misanthropie et son contraire mais il m’en reste peu de choses à l’issue de la lecture.
 » Un comédien ne ment pas, il dévoile. Avec sincérité et soin, il laisse apparaître sur son visage, en son corps, ce qui appartient au personnage qu’il interprète. »
 » Le comédien ne brille qu’au prix de son absence
. »
Toutefois, il m’est toujours agréable de lire quelques alexandrins et de me replonger dans le classique du théâtre.
Je ne résiste pas à l’envie de vous faire part de la petite leçon de morale qui vous aidera à être plus heureux.
 » Tolérez l’imperfection, acceptez la déception, supportez l’à-peu-près, habituez vous à la frustration, sinon au lieu de prospérer parmi eux, vous continuerez à fuir les humains dans le désert.« 

A très bientôt Monsieur Schmitt.

Je remercie les Éditions Albin Michel pour la lecture de cette pièce de théâtre.