Zinzin – Sophie Benastre

benastreTitre : Zinzin
Auteur : Sophie Benastre
Dessins : Anne Junker
Éditeur: Oskar
Nombre de pages : 84
Date de parution : juin 2016

Ange, onze ans est amoureux de Zoé. Elle est la fille la plus originale de sa classe de CM2.
 » Elle fait tout pour ne ressembler à personne. Elle n’est jamais vêtue comme les autres. »
Elle zézaye et est un peu foldingue mais ils s’adorent.

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Avec Simon, un garçon cool, parfois « un peu bébête » et Jeanne et Louis, ils forment une bonne équipe.
Une nouvelle élève, Rose Paradis vient troubler cette sympathique ambiance. Elle est une vraie poupée. Elle est calme, ne dit jamais de gros mots, ressemble à un top model.

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Au fil des jours, toutes les filles veulent lui ressembler. Elles s’habillent et se coiffent comme elle.
Même Zoé…
 » avant…j’étais unique…mais seule. »
Ange ne le supporte pas. Il veut à tout prix lui ouvrir les yeux et retrouver sa vraie Zoé.

Cette histoire s’adresse à des enfants du début de l’école primaire. L’écriture est facile, les caractères assez gros, quelques illustrations coupent le texte. Les histoires de cour d’école avec l’ambiance copains-copines et quelques touches de magie raviront les petits écoliers.
Bien évidemment, les parents pourront en tirer une morale. Et c’est un peu ce que fait la maîtresse Lætitia dans cette histoire.
 » La maîtresse a tenté, tant bien que mal, d’apaiser les esprits. Elle a parle de la richesse, de la diversité et de l’importance de la tolérance. Elle a dit aussi que chacun doit avoir sa propre personnalité, mais que cela prend du temps. »

Sophie Benastre aborde un vrai sujet de cour d’école: S’habiller comme les « leaders » pour être accepté dans un groupe, suivre les effets de mode au risque de perdre sa personnalité.
Ce livre peut aider certains jeunes enfants à assumer leurs différences ou au moins à comprendre que l’on peut être aimé pour ce que l’on est vraiment.

Je remercie Babelio et les Éditions Oskar pour ce petit livre qui fera le bonheur d’une toute jeune lectrice.

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Histoire d’un chien mapuche -Luis Sepulveda

SepulvedaTitre : Histoire d’un chien mapuche
Auteur : Luis Sepulveda
Illustrateur : Joëlle Jolivet
Littérature chilienne
Traducteur : Anne-Marie Métailié
Éditeur: Métailié
Nombre de pages : 96
Date de parution : 3 octobre 2016

 

Bercé par les contes de ses grands-parents, Luis Sepulveda fait perdurer sa vocation de conteur avec ces petits livres en couverture cartonnée illustrée par Joëlle Jolivet.

Pour ce troisième titre, il rend hommage aux Mapuches en mémoire d’un grand-oncle de la région d’Araucanie et comme dans les Ayekantun ( réunion au cours de laquelle on raconte des histoires et on chante des chants joyeux), Luis Sepulveda nous raconte l’histoire de Afmau ( ce qui veut dire Loyal), un chien mapuche.

Lorsque nous rencontrons Afmau, il est le fin limier d’un groupe d’ hommes parti sur les traces d’un indien. Résigné à son sort, connaissant souvent la faim, la soif et les menaces, Afmau fait son travail.  » Je rêve de ce que j’ai perdu »

Contrairement à ces hommes qui boivent de l’eau trouble qui les rend méchants, Afmau connaît et respecte la nature.
Chiot perdu dans la neige, il a été recueilli par un jaguar qui l’a ensuite déposé devant une maison mapuche. Il y a grandi avec un petit garçon, Aukamañ.

«  les Mapuches, les Gens de la Terre, savent que la nature se réjouit de leur presence et tout ce qu’elle demande c’est qu’on nomme ses prodiges avec de belles paroles, avec amour. »

La bande d’hommes est venue un jour déloger ce village mapuche. Ils ont emmené Afmau. Ils ont tout saccagé.

 » Les wingkas sont des êtres aux coutumes étranges, ils n’ont aucune gratitude à l’égard de ce qui existe. »

Pas étonnant que Afmau fasse tout pour retrouver Aukamañ.

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C’est une très belle histoire qu’il me plairait de lire à de jeunes enfants. Afmau est très expressif, comme tout animal quand on sait regarder leurs yeux. En tant qu’adulte, mais peut-être avec mon âme d’enfant et ma sensibilité envers les animaux et la nature, cette histoire m’a  touchée.

Un glossaire du vocabulaire mapuche ( mots, chiffres, 13 mois de l’année) se trouve en fin de recueil.

Luis Sepulveda reviendra en mars 2017 avec un nouveau roman, La fin de l’Histoire.

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Voisins zinzins de Piret Raud

raudTitre : Voisins zinzins et autres histoires de mon immeuble
Auteur : Piret Raud
Littérature estonienne
Traducteur : Jean-Pascal Ollivry
Éditeur : Rouergue
Nombre de pages : 144
Date de parution : 7 octobre 2015

Auteur :
Née en 1971 à Tallinn en Estonie, Piret Raud  a fait des études de gravure à l’Estonian Academy of Arts. Diplômée en 1995, elle travaille depuis comme graphiste et auteur-illustratrice de livres pour enfants à Tallinn. À ce jour, elle a publié plus de 40 livres pour enfants et a été traduite en allemand, anglais, japonais, espagnol, russe et letton. Au Rouergue, elle est l’auteur d’un album et de plusieurs romans dans la collection tic-tac.

Présentation de l’éditeur :
Dans l’immeuble où habitent Taavi et sa maman, les habitants sont plus farfelus les uns que les autres… Et vous allez tous les rencontrer ! La voisine championne de bulles de chewing-gum, le crocodile malheureux en amour ou madame Inger au nez surpuissant. Le nouveau recueil d’histoires illustrées de Piret Raud ressemble à une fête des voisins un peu spéciale, tendre et totalement incroyable.

Mon avis :
Pas si courant de trouver sur mon blog de la littérature estonienne et encore moins pour enfants à partir de six ans. Babelio et ses masses critiques ouvrent des horizons inhabituels qui me donneront un jour une connaissance utile pour ma future génération.

L’imaginaire des enfants est universel.
 » L’imagination, c’est quand j’ai dans la tête des idées plus intéressantes que ce qu’il y a dans la réalité, en dehors de ma tête. »
Taavi imagine les gens et les situations en fonction de ce qu’il entend. Dire de quelqu’un qu’il a des pensées profondes, qu’un bébé grandit plus vite qu’on ne pense ou que ce qui entre par une oreille ressort par l’autre, dans la tête d’un enfant engendrent des perceptions très primaires. Alors Taavi voit autrement les personnages et les choses.
Dans son imaginaire, un homme peut avoir des jambes aussi grandes qu’un immeuble, une fille peut s’envoler avec sa bulle de chewing-gum ou un prunier pousser sous son lit.
Mais comme n’importe quel enfant, il est très attaché à sa maman et comprend même parfois ses moments de tristesse.
Les histoires sont bien écrites et sont illustrées de petits dessins enfantins.

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Personnellement, Taavi ne m’a pas semblé bien cadré dans son âge mais cela ne perturbera absolument pas un enfant.

Ce livre comble l’imaginaire des enfants et amuse par ses situations fantasques.

Je remercie Babelio et Les Éditions du Rouergue pour cette découverte estonienne.

 

 

Mes premières comptines d’animaux

grundTitre : Mes premières comptines d’animaux
Illustrateur : Raphaëlle Michaud
Éditeur : Gründ
Nombre de pages : 12
Date de parution : 22 janvier 2015

Présentation de l’éditeur :
Avec ses puces sonores qui chantent, ce recueil est unique. Sur chaque page, l’enfant recherche dans l’illustration le petit bouton qui déclenchera la chanson mise en musique.
Les animaux, thème favori des petits, sont illustrés avec fantaisie et tendresse. Il retrouvera au fil des pages des grands classiques : La fête à la souris ; Un éléphant qui se balançait ; La lapin qui a du chagrin ; Petit escargot ; Madame Hippopotame ; Petit poisson qui tourne en rond.

Mon avis:
Non, rassurez-vous, je ne retombe pas en enfance; mais avec plusieurs naissances dans la famille, je m’intéresse aux lectures du premier âge. Il faut bien que j’incite ces bébés à devenir de futurs passionnés de livres.
Avec ce petit album, nous sommes dans la tradition la plus classique avec des animaux en guise de personnages, des couleurs pastels et de petites mélodies qui mettent en musique les textes.
Tout est donc là pour éveiller les sens du petit bonhomme.
Maman peut guider le petit doigt du bébé sur les puces sonores dans un premier temps et chanter en rythme pour calmer bébé.
Un tout petit peu plus âgé, l’enfant pourra chercher où se trouvent les puces sonores et les animaux cités puis découvrir la lecture en associant écriture et écoute, et même faire du karaoké (si c’est encore à la mode d’ici quelques années).
Personnellement, je trouve le contenu un peu trop classique mais à un an, l’enfant a encore des attentes assez basiques.
Le livre est en carton épais bien résistant.Il existe plusieurs albums dans cette collection de livres sonores. Je retiens Mon petit Mozart qui peut éveiller l’enfant à la musique classique. Comptines et jeux de doigts ou Mes premières chansons mimées qui pourront sûrement amuser l’enfant.

Je remercie babelio et les Éditions Gründ qui m’ont permis de découvrir cet album, premier cadeau pour une petite fille qui naîtra en juillet.

Le rat des goûts et Extrapole

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Eliart...les livres d’art pour enfants qui font rimer culture avec aventures.

Deux collections de qualité pour les très jeunes enfants:

 » A partir d’un an : Aux côtés d’Arty, petit rat espiègle, plonge au cœur des tableaux de maîtres et éveille ton goût à l’art ! Avec « Le Rat des Goûts », Eliart renouvelle le principe des imagiers pour initier, dès son plus jeune âge, l’enfant à la création artistique…

A partir de trois ans : Car l’art n’a pour frontière que notre propre imagination, la collection « Extrapole ! » nous emmène dans l’imaginaire de ses auteurs. De chasse au trésor en vol de nuit, écoutez les rêves que racontent les chefs-d’oeuvre à ceux qui veulent bien les entendre… Puis, comme un doux réveil, une petite notice biographique vient replacer l’oeuvre et l’artiste dans son contexte historique. »

Je vous fais découvrir aujourd’hui un petit livre de chaque collection.

eliartTitre : Des tableaux et des formes
Auteur : Eliane Reynold de Sérésin, Marine Fauvel
Nombre de pages : 31
Date de parution : octobre 2013

Arty, une petite souris rigolote qui plaira aux plus petits (dès un an) fait découvrir les formes en leur associant un ou deux objets, ça c’est plus ou moins classique, mais en illustrant avec un tableau.

Car, c’est en exerçant l’œil dès le plus jeune âge que les choses deviennent moins mystérieuses. Bien évidemment, le très jeune enfant ne se souviendra pas des huit tableaux présentés quand il sera grand (quoique) mais il aura eu l’occasion de repérer des formes parmi les plus belles choses.

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Les couleurs sont vives, Arty est le professeur idéal des plus petits avec son humour et son aptitude à se déguiser. Nul doute que l’enfant aimera que sa maman (ou son papa) lui détaille soir après soir avec les différentes approches possibles ces formes illustrées.

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Le livre est sous forme cartonnée épaisse, résistante aux petits doigts coquins.

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Auteur : Marie-Jo Vidalinc, Astrid de Souris
Nombre de pages : 24
Date de parution : septembre 2014

 » L’art n’a pour frontière que ton imagination…Extrapole! »

Davantage de texte, une petite enquête menée par un directeur de musée suite à la disparition d’une statue…ce petit livre titille l’imagination des petits enfants (à partir de 3 ans)).

Le directeur du musée questionne les personnages qu’il rencontre, fait travailler la mémoire en ajoutant chaque fois un élément descriptif. Petit à petit, l’enfant parvient ainsi à décrire et reconnaître une œuvre d’art.

Les illustrations sont attractives avec des personnages caricaturés proches des dessins animés. Le texte est dynamique et drôle.

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Sur les deux dernières pages, les auteurs donnent les informations sur l’artiste et l’œuvre afin que les parents puissent aller plus loin avec l’enfant.

Ce petit livre est d’un petit format avec couverture souple mais résistante.

5 Contes indonésiens

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La dernière destination du Challenge Destination organisé régulièrement par Voyages et Vagabondages est très convoitée des voyageurs mais un peu ardue pour les lecteurs.

Ma bibliothèque municipale ne propose aucun auteur indonésien et même sur les sites de ventes d’occasion la recherche n’est pas simple.

Mais pour faire acte de présence, j’ai trouvé au rayon Jeunesse de la bibliothèque ce recueil de 5 contes indonésiens. Les contes sont souvent le reflet de la culture d’un pays, ils illustrent les croyances et les peurs.

Chacun des contes est issu d’une des nombreuses îles de l’Indonésie (Bornéo, Java, Lombok, Sumatra, Sulawesi).

Le diable géant (conte de l’île de Bornéo) en apparaissant au fond d’un trou creusé pour une nouvelle habitation fait comprendre au villageois ce qu’il ne faut pas faire.
Un faon-marcassin ( conte de l’île de Java) démontre le mensonge à son roi qui doit juger un différend entre deux villageois.
Le conte issu de l’île de Lombok montre comment la jalousie et la méchanceté peuvent être punies.
Celui du conte de l’île de Sumatra m’évoque un mélange des contes de Barbe Bleue et de la lampe magique et dénonce la non-reconnaissance des bienfaits reçus.
Et enfin le conte de l’île de Sulawesi nous explique de bien belle manière comment le crocodile est venu au monde.

Si les deux premiers contes m’ont semblé plus éloignés de ma culture, les autres peuvent faire penser à des contes plus proches de nous. La morale n’est pas bien différente d’un pays à l’autre. Elle s’illustre simplement d’autres couleurs, d’autres références.

Les contes sont illustrés en nous donnant une vision fantastique et exotique d’un pays où l’eau et la nature tiennent une place primordiale.

indonésieTitre : 5 contes indonésiens
Texte de Marie Rivai
Illustrations de Tomas Rizek
Adaptation française de Claude Clément
Éditeur : Gründ
Date de parution : mars 2000

A l’horizon scintille l’océan – Henning Mankell

mankellTitre : A l’horizon scintille l’océan
Auteur : Henning Mankell
Littérature suédoise
Littérature Jeunesse
Traducteurs : Marianne Ségol-Samoy, Karin Serres
Éditeur : Seuil
Nombre de pages : 264
Date de parution : septembre 2014

Auteur :
Né en 1948, Henning Mankell partage sa vie entre la Suède, le Mozambique, et la France. Lauréat de nombreux prix littéraires. Outre la célèbre « série Wallander », il est l’auteur de romans sur l’Afrique ou des questions de société, de pièces de théâtre et d’ouvrages pour la jeunesse.

Présentation de l’éditeur :
Le dernier volet des aventures de Joël, le héros adolescent d’Henning Mankell.
Où Joël, en passe de devenir adulte, retrouve sa mère, perd son père et prend la mer à bord d’un Cargo pour découvrir de nouveaux horizons.

Mon avis :
Henning Mankell possède de nombreux talents. Les enquêtes de Wallander ou ses romans noirs ( par exemple Le retour du professeur de danse) tiennent le lecteur en haleine et les font frissonner. L’émotion est une composante majeure de ses romans comme dans Les chaussures italiennes, Profondeurs ou Un paradis trompeur.
Il me tardait de découvrir ce talent mis au profit de la jeunesse.
A l’horizon scintille l’océan est le dernier volet de la trilogie sur Joël Gustafsson, ce jeune garçon abandonné par sa mère et élevé par son père Samuel, un ancien marin devenu bûcheron. Même si il n’est pas utile d’avoir lu les précédents livres pour comprendre celui-ci, j’ai très envie d’en savoir plus sur ce garçon et sur les autres personnages.
Dans ce volet, Samuel reçoit une lettre d’une amie de Stockholm qui lui donne enfin des nouvelles de Jenny, la mère de Joël.
A la fin de l’année scolaire, Samuel sacrifie ses économies pour emmener son fils sur les traces de Jenny. Le jeune garçon y voit aussi une possibilité de réaliser son rêve, quitter ces satanées forêts et redonner à son père l’envie d’embarquer avec lui sur un cargo et de devenir marin pour aller aux îles Pitcairn.
Combien de fois ces deux hommes ont-ils rêver que leur maison voguait sur les flots, les emmenant loin dans les mers du Sud ?
Ce voyage à Stockholm est une émancipation pour Joël. C’est la première fois qu’il fait un si long voyage en train, qu’il découvre la ville et ses risques. Dès la gare, il perçoit leur médiocrité avec leurs vieux habits et ce sac au manche cassé. Il a même honte de son père, ce vieux bonhomme au dos voûté, aux yeux fatigués et un peu tristes.
Puis commencent les recherches pour trouver Jenny, mais Samuel fait tout pour retarder cette rencontre qu’il craint. Tout comme il rechigne à aller voir les cargos au port.
Alors, Joël, habitué aux escapades nocturnes se lance seul à la conquête de ses deux rêves.

Henning Mankell a lui aussi été abandonné par sa mère lors de son enfance et il connaît bien cette connivence entre un père et son fils. Les discussions entre hommes ne sont pas évidentes mais on sent poindre sous cette virilité la tendresse des sentiments. Les rôles s’inversent parfois : le père fait l’enfant lorsqu’il craint de revoir cette femme qu’il aime toujours et le fils devient très adulte lorsqu’il donne des conseils à son père.
Pour Joël, ce voyage à Stockholm est le point de départ de sa vie d’adulte et il commencera le voyage vers ses rêves.
Devenu adulte, la réalité met fin doucement à l’imagination enfantine qui construit souvent des histoires abracadabrantes. Mais il est « difficile de fermer la porte de son enfance » et l’on garde souvent au fond de son cœur une tendresse particulière pour les personnes et les lieux qui nous ont construits.

J’apprécie que de bons auteurs comme Henning Mankell (ou Didier Van Cauwelaert par exemple) mettent leur talent au service des jeunes.

A l’horizon scintille l’océan est une belle histoire tendre et émouvante qui montre qu’il faut croire en ses rêves même si la réalité de la vie est parfois brutale.

Les deux premiers tomes de la trilogie sont : Les ombres grandissent au crépuscule, Le garçon qui dormait sous la neige

Je remercie Seuil et babelio pour l’attribution de ce roman lors du dernier Masse critique Jeunesse.

 

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