Rosinka goutte de rosée

Titre 1 : Conte de la grande ourse et de la petite ourses
Titre 2 : Rosinka goutte de rosée
Auteur : Kina Kudreva
Illustrateur : Violaine Costa
Éditeur : Elitchka
Nombre de pages : 64
Date de parution : 15 décembre 2017

Une auteure bulgare et une illustratrice corse s’associent pour offrir aux jeunes enfants (à partir de  4 ans) deux contes poétiques illustrant ici  la carte du ciel et le cycle de l’eau.

La conception est originale. D’un côté,  vous entrez dans le monde de Rosinka goutte de rosée. Vous retournez le livre et vous commencez Conte de la grande ourse et de la petite ourses.

   

Rosinka est une perle de rosée qui habite dans les pétales d’une renoncule. Chaque matin, elle attend le rayon de soleil, son compagnon de jeu. Chaque soir, elle retourne se blottir dans les pétales bienveillantes de la renoncule. Jusqu’au jour où elle souhaite découvrir le ciel avec son ami. Commence alors, sous des aspects métaphoriques prompts à faire rêver l’enfant ce qu’on appelle plus scientifiquement le cycle de l’eau. Et comme l’enfant prêt à toutes les découvertes, la perle de rosée appréciera de retrouver la chaleur de sa maison.

Ouvrir les yeux sur la nature et sur le ciel est aussi au coeur de la seconde histoire, avec toujours le monde de l’enfance et la douceur de la poésie. 

Maman Ourse et son ourson n’en peuvent plus de la solitude du ciel. Pour aller sur la terre, ils construisent une grande et une petite voiture en capturant pour chacune sept étoiles. 

Ainsi explique-t-on ce convoi d’étoiles accroché à l’étoile polaire, le Grand Chariot et le Petit Chariot que l’on repère dans le ciel à partir de la plus brillante des étoiles.

Aborder les mystères de la nature à partir de contes tendres et humains est une excellente approche pour les jeunes enfants curieux. Les dessins sont parfaitement adaptés à la tranche d’âge avec des formes et couleurs simples, tendres, rassurantes. La calligraphie est aussi simple et efficace, dynamisée par le format plus grand, plus rond et gras des premiers mots.

Les Éditions Elitchka, situées en Alsace, souhaitent promouvoir la littérature jeunesse bulgare. Illustrés par des artistes français, les contes populaires ou contes d’auteurs bulgares évoquent entre autres les thèmes de la liberté, du droit de désobéir, de l’imagination, du voyage initiatique.

« Elitchka » veut dire « le petit sapin » en bulgare. L’arbre toujours vert symbolise le regard étonné de l’enfant émerveillé par le monde. C’est avec cet émerveillement que cette maison d’édition souhaite faire grandir les enfants.

Une belle mission qui se trouve ici accomplie de la plus belle des manières.

J’ai lu cet album dans le cadre du dernier Masse Critique Jeunesse de Babelio.

 

Donnons le goût de lire aux enfants

L’essence même de mon blog est le partage. Donner envie de lire au plus grand nombre. Car « la lecture est une amitié » qui ouvre l’esprit vers la connaissance des autres, vers la tolérance.

La Kube a l’ambition de donner le goût de la lecture au plus jeune âge. Mais les parents, les enseignants le savent bien ! Obliger un enfant à lire est le meilleur moyen de l’en écarter. Alors il faut savoir leur proposer les bonnes choses, les bons moments. Vivre cette passion avec eux.

Afin  de proposer « un concept livre qui colle aux attentes des enfants », la Kube a besoin de toutes les compétences.

Que vous soyez parents, grand-parents, enseignants ou même un adolescent qui se souvient forcément de cette expérience d’enfance, inscrivez-vous sur ce site  de La Kube dès aujourd’hui et avant le 9 avril 2018, afin de participer à la création de ce concept innovant en répondant à de courts questionnaires par mail.

Dessine-moi un bonhomme de neige – Amy et Greg Newbold


Titre : Dessine-moi un bonhomme de neige
Auteur : Amy et Greg Newbold
Titre original : If Picasso painted a snowman
Traducteur : Benjamin Kuntzer
Editeur : Palette
Nombre de pages : 44
Date de parution : 25 octobre 2017

Avec ce titre qui rappelle la phrase du Petit Prince à Saint-Exupéry, Amy et Greg Newbold invite le jeune lecteur à découvrir les techniques et particularités des maîtres de la peinture.

Cette leçon de dessin est donné par un petit cochon d’inde trop mignon. De page en page, il montre ce que serait un bonhomme de neige peint par Pablo Picasso, William Turner, Roy Lichtenstein, Georgia O’Keeffe, Gustav Klimt….

Bien sûr, aucun de ces peintres n’a peint de bonhomme de neige mais notre guide utilise le monde de l’enfance pour présenter le style de ces artistes célèbres ou moins connus.

 

Dans cet album, tout attire l’oeil, les formes, les couleurs, le graphisme, ce sympathique cochon d’inde. C’est une façon très vivante et amusante de faire découvrir l’Art aux plus jeunes.

L’attention est toujours sollicitée. «  Combien de bonhommes de neige se cachent parmi les meules de foin de Claude Monet? »

« Le bonhomme de neige de Piet Mondrian est carré. Vois-tu une carotte quelque part? »

En dernière page, l’enfant est invité à dessiner son propre bonhomme de neige. Peut-être le debut d’une grande carrière.

Un répertoire en fin de livre donne aux parents une présentation de chaque peintre.

J’ai reçu cet album dans le cadre de l’opération Masse critique de Babelio.

 

Zinzin – Sophie Benastre

benastreTitre : Zinzin
Auteur : Sophie Benastre
Dessins : Anne Junker
Éditeur: Oskar
Nombre de pages : 84
Date de parution : juin 2016

Ange, onze ans est amoureux de Zoé. Elle est la fille la plus originale de sa classe de CM2.
 » Elle fait tout pour ne ressembler à personne. Elle n’est jamais vêtue comme les autres. »
Elle zézaye et est un peu foldingue mais ils s’adorent.

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Avec Simon, un garçon cool, parfois « un peu bébête » et Jeanne et Louis, ils forment une bonne équipe.
Une nouvelle élève, Rose Paradis vient troubler cette sympathique ambiance. Elle est une vraie poupée. Elle est calme, ne dit jamais de gros mots, ressemble à un top model.

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Au fil des jours, toutes les filles veulent lui ressembler. Elles s’habillent et se coiffent comme elle.
Même Zoé…
 » avant…j’étais unique…mais seule. »
Ange ne le supporte pas. Il veut à tout prix lui ouvrir les yeux et retrouver sa vraie Zoé.

Cette histoire s’adresse à des enfants du début de l’école primaire. L’écriture est facile, les caractères assez gros, quelques illustrations coupent le texte. Les histoires de cour d’école avec l’ambiance copains-copines et quelques touches de magie raviront les petits écoliers.
Bien évidemment, les parents pourront en tirer une morale. Et c’est un peu ce que fait la maîtresse Lætitia dans cette histoire.
 » La maîtresse a tenté, tant bien que mal, d’apaiser les esprits. Elle a parle de la richesse, de la diversité et de l’importance de la tolérance. Elle a dit aussi que chacun doit avoir sa propre personnalité, mais que cela prend du temps. »

Sophie Benastre aborde un vrai sujet de cour d’école: S’habiller comme les « leaders » pour être accepté dans un groupe, suivre les effets de mode au risque de perdre sa personnalité.
Ce livre peut aider certains jeunes enfants à assumer leurs différences ou au moins à comprendre que l’on peut être aimé pour ce que l’on est vraiment.

Je remercie Babelio et les Éditions Oskar pour ce petit livre qui fera le bonheur d’une toute jeune lectrice.

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Histoire d’un chien mapuche -Luis Sepulveda

SepulvedaTitre : Histoire d’un chien mapuche
Auteur : Luis Sepulveda
Illustrateur : Joëlle Jolivet
Littérature chilienne
Traducteur : Anne-Marie Métailié
Éditeur: Métailié
Nombre de pages : 96
Date de parution : 3 octobre 2016

 

Bercé par les contes de ses grands-parents, Luis Sepulveda fait perdurer sa vocation de conteur avec ces petits livres en couverture cartonnée illustrée par Joëlle Jolivet.

Pour ce troisième titre, il rend hommage aux Mapuches en mémoire d’un grand-oncle de la région d’Araucanie et comme dans les Ayekantun ( réunion au cours de laquelle on raconte des histoires et on chante des chants joyeux), Luis Sepulveda nous raconte l’histoire de Afmau ( ce qui veut dire Loyal), un chien mapuche.

Lorsque nous rencontrons Afmau, il est le fin limier d’un groupe d’ hommes parti sur les traces d’un indien. Résigné à son sort, connaissant souvent la faim, la soif et les menaces, Afmau fait son travail.  » Je rêve de ce que j’ai perdu »

Contrairement à ces hommes qui boivent de l’eau trouble qui les rend méchants, Afmau connaît et respecte la nature.
Chiot perdu dans la neige, il a été recueilli par un jaguar qui l’a ensuite déposé devant une maison mapuche. Il y a grandi avec un petit garçon, Aukamañ.

«  les Mapuches, les Gens de la Terre, savent que la nature se réjouit de leur presence et tout ce qu’elle demande c’est qu’on nomme ses prodiges avec de belles paroles, avec amour. »

La bande d’hommes est venue un jour déloger ce village mapuche. Ils ont emmené Afmau. Ils ont tout saccagé.

 » Les wingkas sont des êtres aux coutumes étranges, ils n’ont aucune gratitude à l’égard de ce qui existe. »

Pas étonnant que Afmau fasse tout pour retrouver Aukamañ.

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C’est une très belle histoire qu’il me plairait de lire à de jeunes enfants. Afmau est très expressif, comme tout animal quand on sait regarder leurs yeux. En tant qu’adulte, mais peut-être avec mon âme d’enfant et ma sensibilité envers les animaux et la nature, cette histoire m’a  touchée.

Un glossaire du vocabulaire mapuche ( mots, chiffres, 13 mois de l’année) se trouve en fin de recueil.

Luis Sepulveda reviendra en mars 2017 avec un nouveau roman, La fin de l’Histoire.

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Voisins zinzins de Piret Raud

raudTitre : Voisins zinzins et autres histoires de mon immeuble
Auteur : Piret Raud
Littérature estonienne
Traducteur : Jean-Pascal Ollivry
Éditeur : Rouergue
Nombre de pages : 144
Date de parution : 7 octobre 2015

Auteur :
Née en 1971 à Tallinn en Estonie, Piret Raud  a fait des études de gravure à l’Estonian Academy of Arts. Diplômée en 1995, elle travaille depuis comme graphiste et auteur-illustratrice de livres pour enfants à Tallinn. À ce jour, elle a publié plus de 40 livres pour enfants et a été traduite en allemand, anglais, japonais, espagnol, russe et letton. Au Rouergue, elle est l’auteur d’un album et de plusieurs romans dans la collection tic-tac.

Présentation de l’éditeur :
Dans l’immeuble où habitent Taavi et sa maman, les habitants sont plus farfelus les uns que les autres… Et vous allez tous les rencontrer ! La voisine championne de bulles de chewing-gum, le crocodile malheureux en amour ou madame Inger au nez surpuissant. Le nouveau recueil d’histoires illustrées de Piret Raud ressemble à une fête des voisins un peu spéciale, tendre et totalement incroyable.

Mon avis :
Pas si courant de trouver sur mon blog de la littérature estonienne et encore moins pour enfants à partir de six ans. Babelio et ses masses critiques ouvrent des horizons inhabituels qui me donneront un jour une connaissance utile pour ma future génération.

L’imaginaire des enfants est universel.
 » L’imagination, c’est quand j’ai dans la tête des idées plus intéressantes que ce qu’il y a dans la réalité, en dehors de ma tête. »
Taavi imagine les gens et les situations en fonction de ce qu’il entend. Dire de quelqu’un qu’il a des pensées profondes, qu’un bébé grandit plus vite qu’on ne pense ou que ce qui entre par une oreille ressort par l’autre, dans la tête d’un enfant engendrent des perceptions très primaires. Alors Taavi voit autrement les personnages et les choses.
Dans son imaginaire, un homme peut avoir des jambes aussi grandes qu’un immeuble, une fille peut s’envoler avec sa bulle de chewing-gum ou un prunier pousser sous son lit.
Mais comme n’importe quel enfant, il est très attaché à sa maman et comprend même parfois ses moments de tristesse.
Les histoires sont bien écrites et sont illustrées de petits dessins enfantins.

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Personnellement, Taavi ne m’a pas semblé bien cadré dans son âge mais cela ne perturbera absolument pas un enfant.

Ce livre comble l’imaginaire des enfants et amuse par ses situations fantasques.

Je remercie Babelio et Les Éditions du Rouergue pour cette découverte estonienne.

 

 

Mes premières comptines d’animaux

grundTitre : Mes premières comptines d’animaux
Illustrateur : Raphaëlle Michaud
Éditeur : Gründ
Nombre de pages : 12
Date de parution : 22 janvier 2015

Présentation de l’éditeur :
Avec ses puces sonores qui chantent, ce recueil est unique. Sur chaque page, l’enfant recherche dans l’illustration le petit bouton qui déclenchera la chanson mise en musique.
Les animaux, thème favori des petits, sont illustrés avec fantaisie et tendresse. Il retrouvera au fil des pages des grands classiques : La fête à la souris ; Un éléphant qui se balançait ; La lapin qui a du chagrin ; Petit escargot ; Madame Hippopotame ; Petit poisson qui tourne en rond.

Mon avis:
Non, rassurez-vous, je ne retombe pas en enfance; mais avec plusieurs naissances dans la famille, je m’intéresse aux lectures du premier âge. Il faut bien que j’incite ces bébés à devenir de futurs passionnés de livres.
Avec ce petit album, nous sommes dans la tradition la plus classique avec des animaux en guise de personnages, des couleurs pastels et de petites mélodies qui mettent en musique les textes.
Tout est donc là pour éveiller les sens du petit bonhomme.
Maman peut guider le petit doigt du bébé sur les puces sonores dans un premier temps et chanter en rythme pour calmer bébé.
Un tout petit peu plus âgé, l’enfant pourra chercher où se trouvent les puces sonores et les animaux cités puis découvrir la lecture en associant écriture et écoute, et même faire du karaoké (si c’est encore à la mode d’ici quelques années).
Personnellement, je trouve le contenu un peu trop classique mais à un an, l’enfant a encore des attentes assez basiques.
Le livre est en carton épais bien résistant.Il existe plusieurs albums dans cette collection de livres sonores. Je retiens Mon petit Mozart qui peut éveiller l’enfant à la musique classique. Comptines et jeux de doigts ou Mes premières chansons mimées qui pourront sûrement amuser l’enfant.

Je remercie babelio et les Éditions Gründ qui m’ont permis de découvrir cet album, premier cadeau pour une petite fille qui naîtra en juillet.