La délicatesse – Cyril Bonin

img_1578Titre : La délicatesse
D’après le roman de David Foenkinos
Auteur : Cyril Bonin
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : 96
Date de parution : 4 novembre 2016

 
Nombreux sont ceux qui connaissent l’histoire de Nathalie, cette jeune femme meurtrie par l’accident mortel de son mari François que l’on suit dans son univers professionnel dans une entreprise suédoise, le temps de sa reconstruction. Certains ont lu le roman de David Foenkinos, d’autres ont vu l’adaptation cinématographique avec Audrey Tautou et François Damiens.
Pour suivre une tendance très actuelle, Cyril Bonin propose aujourd’hui son adaptation en bande dessinée. Une adaptation très juste qui se focalise sur les choses simples et délicates de cette histoire. A l’image d’Audrey Tautou, le personnage de Cyril Bonin a cette fragilité, ce regard touchant qui exprime toute son histoire.
 » En se tuant, il avait figé leur amour. Il les avait propulsé dans une éternité fixe. »

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Les expressions des visages m’ont toutefois semblé assez lisses tout au long des dessins. Je peine à voir le bonheur de Nathalie et François sur les premières pages, le regain de vitalité de Nathalie et le « sourire suédois » de Markus et la complicité de la grand-mère qui m’avait touchée dans le roman.

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Mais l’essentiel est présent, cette délicatesse qui illumine la rencontre de Nathalie et d’un Markus à l’air dépressif mais doté d’un humour si simple et charmant contre cette goujaterie du patron de Nathalie.

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Cyril Bonin réalise une bonne adaptation tout en simplicité, gentillesse et humour. Le dessinateur privilégie la douceur avec des teintes pastel, des expressions tendres, des textes simples ce qui correspond parfaitement à la délicatesse de ce roman aux nombreux prix littéraires!

Ceux qui ont aimé le roman auront plaisir à lire cette adaptation fidèle et soignée.

Exarcheia L’orange amère – Mastoros & Wouters

DimitrosTitre : Exarcheia, L’orange amère
Auteur : Dimitros Mastoros & Nicolas Wouters
Éditeur: Futuropolis
Nombre de pages : 200
Date de parution : 25 août 2016

 

 

 

 

 

Exarcheia est un quartier d’Athènes, bastion anarchiste où débutèrent le soulèvement contre la dictature des colonels en 1973 et les émeutes de décembre 2008.
Nikos revient dans ce quartier d’enfance où son oncle et sa tante tiennent un bistro anarchiste. Contraint d’y rester plus longtemps que prévu suite à l’hospitalisation de son oncle, il découvre l’ambiance du quartier.

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Toujours un haut-lieu culturel où l’art et la musique s’expriment librement, le quartier est toutefois frappé par la crise économique. Violence et drogue font partie du quotidien.
Nikos rencontre aussi de nombreux immigrés qui squattent un appartement de son oncle.
Bienveillant, prêt à aider et écouter tous les laissés-pour-compte, même ce chien anarchiste handicapé qui continue sa lutte avec son appareillage du train arrière, Nikos semble toutefois très abattu par la situation.
Les dessins sombres sont d’une remarquable intensité. Les visages des personnages expriment tant d’émotions que les textes sont idéalement laconiques.

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Même si le positionnement des bulles ne permet pas parfois de bien identifier l’interlocuteur, le texte prend son sens, appuyé par une image percutante.
J’aurais aimé avoir en préambule un rappel de l’histoire de ce quartier afin de mieux appréhender certaines situations.

Un très bel album qui suggère habilement l’ambiance d’un quartier en proie à la crise économique et l’immigration, face à une île comme Hydra, à peine suggérée, haut-lieu du tourisme luxueux.

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«  Au moment de la construction d’Athènes, il y avait un plan pour remplir la ville d’arbres fruitiers…Quand les agriculteurs ont appris ça, ça a été le bordel. Au final il ne nous reste que des oranges amères. »

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Bart is back – Soledad Bravi

braviTitre : Bart is back
Auteur : Soledad Bravi
Éditeur : Denoël
Nombre de pages : 128
Date de parution: 11 mai 2016

C’est bien connu, les chats ont neuf vies. Ce roman graphique aura donc neuf chapitres.

En Floride, Bart assommé par la chaleur veut aller se rafraîchir à la plage. Malheureusement, la traversée de la route lui est fatale. Son maître l’enterre. Mais cinq jours après, le chat sort de sa tombe ( il paraît que c’est un fait divers avéré) et agresse une dame et une petite fille. Il est devenu Zombie cat, un chat défiguré et rebelle.
Après avoir enclenché la révolte des chats contre la domestication, il rêve de devenir chanteur. Après une séance de chirurgie esthétique, il part pour la Chine.
Mauvaise idée. Au Vietnam, on met les chats dans la soupe et à Canton, le chat est un mets apprécié. Les vies défilent avec parfois une simple phrase de regret par chapitre.pérennité
Et l’envie de rentrer en Floride et de retrouver le confort d’une maison est forte.

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Le graphisme est celui des dessins de journaux ou magazines ( Soledad Bravi a une page sur Elle). Mais si le texte de ces encarts journalistiques, souvent caustique et en phase avec l’actualité, relève la rapidité ( mais efficacité) du tracé, cela n’est pas forcément le cas sur une histoire plus longue. A part la mise en évidence des mauvais traitements des animaux dans certains pays, l’histoire n’apporte ici que peu d’informations.
Le texte et le graphisme ne m’ont pas semblé en cohérence avec cette superbe reliure. Comme l’alliance de l’éphémère du contenu avec la pérennité d’un bel album.

Mon amour des animaux n’était pas en phase avec ce style de graphisme et le texte n’a pas réussi à le faire oublier ce décalage. Dommage

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Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer – Henrik Lange

LangeTitre : Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer
Auteur : Henrik Lange
Littérature suédoise
Traducteur : Hélène Duhamel
Titre original : Lektioler i mord
Éditeur : Ça et Là
Nombre de pages : 158
Date de parution : 22 octobre 2015

Lorsque Augustin Trappenard déclare au Grand Journal qu’un livre est  » absolument génial » et qu’une opération Masse Critique de Babelio me donne l’occasion de le découvrir, je n’hésite pas une seconde.
Et me voici avec ce petit bouquin illustré qui m’a bien fait sourire et m’a rappelé mes quelques lectures de polars nordiques.
 » Prenez une douce bourgade rurale et ajoutez-y un crime bien aigre« . Comme pour la cuisine, les suédois aiment l’aigre doux.
Nous sommes donc à Bollebygd et le commissaire Ake Larsson, divorcé, amateur de whisky et de musique classique au regard de chiot mouillé enquête sur une série de crimes.

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Quelques scènes de remplissage sur la nature,un peu de poésie le regard perdu face à la fenêtre, un doigt de critique sociale, on garde bien à l’esprit que ce roman sera un film.
Règle simple comme pour les mariages à l’américaine  » Something old, something new, something borrowed, something blue. » Le « blue » faisant ici allusion au déprimant. Et le tour est joué, l’auteur se retrouve invité chez « François Busnel« .
Entrecoupé de résumés de classiques du polar suédois en 4 vignettes, la démonstration fait sourire. Fort heureusement, les polars suédois que j’ai pu lire sont un peu plus que cela. Mais je dois avouer que le résumé des caractéristiques de ce type de romans est assez bien vu.

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Une lecture détente qui fait du bien.

Henrik Lange est né en 1972 en Suède. Il commence sa carrière dans l’illustration et la bande dessinée au cours des années 1990. Il a réalisé de nombreux livres pour enfants et plusieurs bandes dessinées. Il vit à Bollebygd.

 

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Adam Clarks- Hautière et Lapone

501 ADAM CLARKS[BD].inddTitre : Adam Clarks
Auteur scénario : Régis Hautière
Dessinateur : Antonio Lapone
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 64
Date de parution : octobre 2014

Auteurs (source Éditeur):
Né en Bretagne en 1969, Régis Hautière passe une bonne partie de son enfance le nez plongé dans les livres (que ce soient des romans ou des bandes dessinées) et se découvre très tôt un goût prononcé pour l’écriture.
En 1995, il s’installe en Picardie où il devient membre des AJT, une association informelle qui réunit des auteurs amateurs de bandes dessinées. C’est au sein de cette association qu’il rencontre quelques uns des dessinateurs avec lesquels il publie ses premiers albums (Hardoc, Fraco, David François). Il travaille en parallèle pour une structure associative.
En 2005, il démissionne pour se consacrer exclusivement à l’écriture de scénarios pour la bande dessinée.

Antonio Lapone est né à Turin en Italie en 1970. Grand amateur des années 50 et de la ligne claire, il travaille comme graphiste et illustrateur, notamment sur la série A.D.A (Antique Detective Agency), trois tomes paru chez Paquet. En 2002 et en 2003 il a réalisé les portfolii Girl Atomik et Club Colonial pour les éditions Le 9e Monde. Pour les éditions Nocturne, il a réalisé Les Platters et Stravinsky dans la collection BD Musique. En 2008, il publie l’artbook Cars and Girls chez Paquet. Antonio Lapone vit et travaille a Andenne en Belgique.

Présentation de l’éditeur :
Chroniqueur mondain, espion ou cambrioleur… difficile de cerner Adam Clarks !
Dans un XXIe siècle fantasmé où la guerre froide sévit toujours et où la conquête de Mars est en marche, c’est lors d’une soirée mondaine où les « grands » de ce monde ont l’habitude de se retrouver que l’énigmatique Adam Clarks montre son vrai visage. On pourrait le croire trop occupé à faire des courbettes aux puissants et à séduire des beautés fatales. Mais il ne perd pas de vue son véritable objectif : un rubis de 100 carats d’une valeur inestimable, exposé à la vue de tous : le Long Star. La nuit, Adam fait montre de ses talents de monte-en-l’air pour subtiliser le bijou. Personne n’a rien vu, rien entendu. Personne ? Pas si sûr… Devenu à la fois la cible du KGB et de la CIA, Adam va devoir jouer sur les deux tableaux s’il veut s’en sortir.
Avec Adam Clarks, Régis Hautière nous fait découvrir un héros classe et charismatique, entre Arsène Lupin et Mad Men, évoluant dans un univers proche des films d’espionnage d’antan. En digne représentant de l’école « atome », le trait stylisé et élégant d’Antonio Lapone restitue à merveille cette savoureuse ambiance uchronique, mêlant le futurisme à l’esthétisme des années 1960.

Mon avis :
Adam Clarks est le parfait gentleman cambrioleur, aussi bien à l’aise dans la jet-set que dans le milieu de la mafia. Il n’est pas un Robin des Bois mais plutôt un cambrioleur d’ordre philosophique, ne supportant pas que de jolies choses appartiennent à ceux qui n’y voient qu’un placement financier. Ses compétences lui vaut l’attention d’Irina, fille d’aristocrates russes, agent du KGB. Les Russes souhaitent prendre de vitesse les Américains dans la conquête des ressources minières de la planète Mars.
Le scénario est rapide et relativement classique. J’ai apprécié l’œil externe d’un narrateur qui nous décrit Adam Clarks et permet ainsi de temps en temps de prendre du recul et d’avoir un avis un peu ironique.
Si je regrette que de nombreuses planches soient bien trop sombres pour parfaitement visualiser l’action, il me semble que l’intérêt de cette bande dessinée est vraiment dans le graphisme, l’illustration.
Les décors d’une époque futuriste sont dynamiques avec gadgets et voitures volantes. Des petits flash publicité nous placent dans une époque moderne et commerciale.
Le coup de crayon est très stylisé, anguleux. Le dessinateur joue sur les mouvements, les couleurs.
Antonio Lapone donne modernité, luxe et glamour à une intrigue un peu trop classique.
Il faut aussi signaler le format particulier de cette bande dessinée (289*368) qui valorise l’objet mais en fait aussi un album un peu encombrant.

Je remercie Babelio, les Éditions Glénat et la SNCF pour la découverte de cette bande dessinée dans le cadre de la masse critique spéciale Prix du Polar SNCF.

Retrouvez aussi l’avis de Mimi.

 

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Marie Curie – Laura Berg et Stéphane Soularue

bergTitre : Marie Curie
Auteur scénario : Laura Berg
Dessinateur : Stéphane Soularue
Éditeur : Naïve
Nombre de pages : 106
Date de parution : 17 septembre 2015

Auteurs :
Laura Berg est photographe. Elle vit et travaille à Nantes. Elle a écrit un premier roman Seconde portrait d’Irena.
Stéphane Soularue est né à Tulle en 1975. Après des études aux Arts décoratifs de Paris, il commence à travailler comme illustrateur pour la presse (Libération, Le Nouvel Observateur, L’Expansion, L’Humanité…). Il participe à l’ouvrage collectif Tous coupables en 2007. Sa première bande dessinée, Sueurs noires, est parue en 2007 aux éditions Six Pieds sous Terre. Professeur agrégé en Arts appliqués, il enseigne l’illustration et le cinéma d’animation à l’école Estienne depuis 2003.

Présentation de l’éditeur :
Une nouvelle femme fait son entrée dans la collection de bandes dessinées « Grands Destins de Femmes ».
Laura Berg et Stéphane Soularue retracent le parcours de Marie Curie, une femme de science et de cœur.
Deux fois Prix Nobel, première femme à enseigner à la Sorbonne, elle marie, pour les générations actuelles et futures, le talent, l’intelligence et la volonté permanente d’émancipation.

Mon avis :
Pour cette collection « Grands destins de femmes », le récit est parfait puisque nous suivons le parcours de Marie Curie de sa naissance en Pologne jusqu’en 1934 où elle se retire dans un sanatorium de Haute Savoie où elle décédera en juillet. Chaque événement rappelle le parcours exceptionnel de cette enfant qui ouvrira bien des premières fois aux femmes ( première femme a recevoir le Prix Nobel, première femme professeure à La Sorbonne, première femme à entrer au Panthéon).
Née en 1867 à Varsovie, elle est la cinquième enfant d’un couple d’intellectuels ( la mère est directrice et le père professeur).
Les parents qui bravent les interdits et parlent polonais à la maison ont un grand rôle dans l’éducation des enfants, la mère fait la classe à la maison.
 » Les femmes polonaises n’ont pas accès aux études supérieures. Elles sont peu nombreuses à aller dans les écoles russifiées. »
La mort de sa mère et d’une de ses sœurs, le renvoi de son père plongent la famille dans la peine et les difficultés financières.

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A dix-huit ans, Marie s’engage au service de la famille Zorawski afin de payer les études de médecine de sa sœur Bronia à Paris. Amoureuse de Casimir, le fils de la maison, elle est déconsidérée par ses parents. Cette rupture lui permet toutefois de partir rejoindre sa sœur à Paris pour faire des études de sciences.
Après des études remarquables, elle rencontre Pierre Curie et commence ses recherches sur les rayons uraniques.
A la fois mère et scientifique, elle s’investit pleinement avec Pierre, sans se soucier de leur santé dans leur hangar à peine chauffé, mettant en évidence les propriétés du radium.
 » on peut se demander si l’humanité a avantage à connaître les secrets de la nature, si elle est mûre pour en profiter ou si cette connaissance ne lui sera pas nuisible. »

En peu de pages et avec une grande simplicité, le scénario reprend les grands points fondateurs de la vie de Marie Curie, mettant en évidence le destin exceptionnel de cette grande dame.

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L’auteur n’oublie pas de dresser une image assez représentative de la vie en Pologne à cette époque et de montrer la grande complicité entre Marie et Pierre.
Les dessins un peu naïfs, plutôt coloriés dans des teintes tendres renforcent la tendresse que le texte veut donner à cette jeune fille volontaire attachée à son pays et sa famille.
L’ensemble affiche une simplicité, une humanité qui renforce le caractère exceptionnel de Marie Curie.

Marie Curie est la première BD que je lis dans cette collection Grands Destins de Femmes et cette lecture m’incite fortement à en découvrir d’autres ( Virginia Woolf, Isadora Duncan, Coco Chanel, Hannah Arendt…)

The four roses de Jano&Baru

JanoTitre : The four roses
Auteur : Jano & Baru
Éditeur : Futuropolis
Nombre de pages : 76
Date de parution : juin 2015

Auteurs :
Baru, Hervé Barulea , né en 1947 à Thil est un auteur de BD. Il a reçu le Grand Prix de la ville d’Angoulême pour l’ensemble de son oeuvre en 2010.
Jano, Jean Leguay, né en 1955 est un auteur, dessinateur et scénariste français. Il a participé à bon nombre de journaux, Métal Hurlant, l’écho des Savanes entre autres.

Présentation de l’éditeur :
Jérémie, alias King Automatic, est un big band à lui tout seul. Au retour d’une tournée, il apprend la mort de sa tante Marie. Farfouillant dans le grenier de celle-ci avec Gilou, son frangin, ils découvrent un 45 tours des années cinquante d’un certain Johnny Jano, ainsi qu’une carte postale dudit Johnny adressée à une certaine Rose. Sur le Teppaz, tourne-disques antédiluvien, Johnny Jano hurle son rockabilly, Havin’ A Whole Lot of Fun : renversant ! Sur la carte postale, ces mots : « For Rose, lovely. Johnny », et une adresse : Rosa Menechetti, East Main 124,New Iberia, Louisiana. Rose ! La grand-mère de Jérémie et Gilou, soi-disant disparue sans laisser de traces. Un secret de famille. Quinze jours plus tard, les deux frères débarquent en Louisiane, l’adresse du dernier domicile connu de Rose dans une main, une Fender Vintage de 67 dans l’autre. Au numéro 124 de East Main street, la porte s’ouvre…
Un vrai vinyle 45T offert dans la 1ère édition !

Mon avis :
La présentation de l’éditeur résume parfaitement le fond de cette histoire illustrée autour de la musique et du secret de famille. Je vais donc surtout m’intéresser à la forme.
Futuropolis produit ici un bel album avec pour cette première édition un 45 Tours vinyle qui nous plonge dans l’ambiance de cette musique américaine d’époque.
Les dessins sont précis et réalistes. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de camper les personnages avec des têtes d’animaux mais je parviens à l’oublier pendant la lecture.
Les textes sont souvent en langage parlé ce qui n’est pas non plus mon style préféré même si il est ici bien adapté. Je regrette que certaines bulles soient parfois imprécises ce qui n’aide pas au suivi.
Une forme qui a donc peut-être influencé mon avis sur le fond qui, sur la base du bonne idée bien amenée, se révèle ensuite une histoire assez banale et brouillonne.
Il n’en reste pas moins que l’ensemble parvient à plonger le lecteur dans l’ambiance de la musique américaine blues and rock, au coeur de la Louisiane. L’écoute du vinyle est un plus indéniable.

Je remercie Futuropolis et Babelio pour la découverte de cet album.

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