Challenge Petit Bac 2018

 

Parce que lire est une passion mais toujours un plaisir, j’aime  jouer avec les titres, les piles à lire. Et ce jeu du Petit Bac a bercé mon enfance. Passer des moments agréables et conviviaux avec un simple crayon et une feuille de papier, difficile aujourd’hui!

Cette année, Enna propose les catégories suivantes :

PRENOM

LIEU

ANIMAL

OBJET

COULEUR

DEPLACEMENT / MOYEN DE TRANSPORT

PASSAGE DU TEMPS

MOT UNIQUE EN TITRE

MOT POSITIF

ART

GROS MOT ( facultatif)

Si quelque libellé vous intrigue, courez voir la définition chez Enna.

 

L’objectif est de remplir un maximum de lignes avant le 31 décembre 2018. Personnellement, je serais contente de faire deux lignes et dans l’intérét de ma PAL, je me fixe un objectif de trois lignes.

Si vous souhaitez jouer vous aussi, vous pouvez vous inscrire chez Enna, mais uniquement avant fin février.

 

Je commence ici mes prévisions de lecture, et je viendrai compléter les liens au fil des jours.

Ligne 1:

PRENOM : VERA de Karl Geary

LIEU : Un océan, deux mers, trois CONTINENTS de Wilfried N’Sondé

ANIMAL : La BALEINE thébaïde de Pierr Raufast

OBJET : Les passeurs de LIVRES de Daraya de Delphine Minoui

COULEUR : La guitare bleue de John Banville

DEPLACEMENT / MOYEN DE TRANSPORT :

PASSAGE DU TEMPS : Né un MARDI de Elnathan John

MOT UNIQUE EN TITRE : IMMENSITES de Sylvie Germain

MOT POSITIF : Et soudain la LIBERTE de Evelyne Pisier

ART : Le PIANISTE  blessé de Maria Ernestan

GROS MOT ( facultatif) :

ligne 2:

PRENOM

LIEU

ANIMAL

OBJET

COULEUR

DEPLACEMENT / MOYEN DE TRANSPORT

PASSAGE DU TEMPS

MOT UNIQUE EN TITRE

MOT POSITIF

ART

GROS MOT ( facultatif)

Ligne 3 :

PRENOM

LIEU

ANIMAL

OBJET

COULEUR

DEPLACEMENT / MOYEN DE TRANSPORT

PASSAGE DU TEMPS

MOT UNIQUE EN TITRE

MOT POSITIF

ART

GROS MOT ( facultatif)

 

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Les passeurs de livres de Daraya – Delphine Minoui

Titre : Les passeurs de livres de Daraya
Auteur : Delphine Minoui
Editeur : Seuil
Nombre de pages : 158
Date de parution : 19 septembre 2017

En mars 2011, dans l’enthousiasme du printemps arabe, des adolescents de Deraa, tague un slogan anti Bachar al-Hassad, « Ton tour arrivera, Docteur » sur les murs de leur école. Les jeunes garçons sont arrêtés et torturés. Ce qui enflammera les rues syriennes et réveillera la bande des années 90 de Daraya, une banlieue rebelle de Damas.

La bande d’activistes de Daraya prône la non-violence offrant des roses aux soldats. Delphine Minoui correspond particulièrement avec Ahmad, décidé à recueillir les livres des décombres du quartier encerclé et bombardé depuis 2012 par les forces de Bachar al-Hassad.
«  Les livres, leurs armes d’instruction massive. »

L’auteure établie à Istambul nous fait découvrir ces garçons pacifistes et instruits, trouvant refuge et compassion dans les mots de Paulo Coelho ( L’alchimiste), de Ibn Khaldour et même dans des livres de développement personnel.
«  Lire pour s’évader. Lire pour se retrouver. Lire pour exister. »
Ces combattants qui avaient des rêves de paix et d’avenir pour la Syrie souffrent au quotidien au coeur de cette zone anéantie par le largage de bombes barils ( 6000 en trois ans), les attaques chimiques, les blocus.
Si le contenu, évoquant des années de siège impitoyable sous l’indifférence des Nations Unies est similaire au document de Justine Augier, la fluidité du récit, la clarté des informations et forces en présence sont ici très appréciables. Sans occulter les groupes contestataires terroristes, le rôle de la Russie et des Européens face à Bachar al-Assad, l’auteur veut élever les activistes de Daraya au rang de pacifistes envieux d’un projet politique plus ouvert et tolérant.
Ce n’est peut-être qu’un point de vue mais il a la qualité d’être très bien exposé.

J’ai lu ce document en tant que jurée du Grand Prix des Lectrices Elle.

Du nouveau dans ma bibliothèque (2/18)

Très grosse semaine! Mais après l’effervescence des fêtes, j’ai pu lire un peu plus cette semaine.

Vous retrouvez sur la photo de groupe, les trois livres de l’aventure du Grand Prix des Lectrices Elle dont le détail se trouve ici.

Emilie de Turckheim m’avait agréablement surprise avec Popcorn Melody. J’avais hâte de la retrouver avec ce nouveau titre.

Louise Erdrich m’a toujours fascinée avec sa culture amérindienne. Je suis ravie de pouvoir lire son dernier roman dans le cadre du Picabo River Book Club.

Les trois autres livres seront des découvertes.

   

Bonne semaine et bonnes lectures.

Grand Prix des Lectrices Elle, sixième sélection

Je viens juste de recevoir la sixième sélection du Grand Prix des Lectrices Elle, soit les relectures du jury de février ( Pour en savoir plus sur la sélection des livres, reportez-vous à mon premier article). En même temps que ma Thé Box de janvier. De quoi agrémenter mes pauses lectures sous l’inspiration mexicaine.

Tout d’abord, quelques explications sur la Thé Box. Comme tous les systèmes de Box ( livres, maquillage, thés…), le principe repose sur la réception chaque mois d’une boîte contenant différents produits à découvrir. Tout repose sur la surprise de recevoir ce qui peut être considéré  comme un cadeau personnel, si le prix n’était tout de même pas aussi intéressant que cela. En l’occurence, cet abonnement de trois mois m’a été offert pour mon anniversaire.

Le plus de cette offre est de pouvoir goûter des thés que vous ne trouvez pas partout ( si vous les aimez, vous pouvez ensuite vous les procurer en ligne sur le site de la Thé box ou sur les sites des fournisseurs). La présentation de cette boîte est particulièrement soignée avec un livret explicatif, des petits accessoires ( un petit mug ou une boule à thé par exemple), deux ou trois confiseries et bien sûr des sachets de thé divers et variés.

Pour le Roman, ce sera Et soudain la liberté de Evelyne Pisier et Caroline Laurent.

Il était en compétition avec :

–  Les vacances de Julie Wolkenstein aux éditions Pol
 L’avancée de la nuit  de Jakuta Alikavazovic aux éditions L’Olivier

Dommage, ce sont deux livres que j’aurais beaucoup aimés lire. Ce sera pour plus tard.

DOCUMENTS :
– « Les sœurs Brontë » de Laura el Maki aux éditions Tallandier

Il était en colpétition avec :
Histoire de la grand Marie  de Mona Thomas aux éditions Arléa

POLICIERS :
–  L’essence du mal  de Lucas d’Andrea aux éditions Denoël

 

Il était en compétition avec :
–  La griffe du diable  de Lara Dearman aux éditions Laffont.

Ma mission : lire et noter ces trois livres avant le 21 février.

 

Cinquante ans de mode illustrée par Mouchy

Titre : Cinquante ans de mode illustrée par Mouchy
Auteur : Anne Chabrol et Marie Simon
Editeur : Editions du Chêne
Nombre de pages : 190
Date de parution : 15 novembre 2017

« Mouchy a illustré la mode en l’immortalisant à coups de crayon pendant 50 ans. »

Anna-Katharina Daisenberg, dite Mouchy, est née en 1932 dans les Alpes bavaroises d’une famille de mélomanes et manuels talentueux. L’occupation de son village natal par les GI’s lui permet de découvrir les magazines de mode américains, faisant ainsi naître sa passion.
Diplômée d’une école de mode de Munich, elle chante pendant un an dans un quintet de jazz en attendant son premier travail. Sa rencontre avec le directeur artistique du Printemps lui permet de commencer sa carrière de dessinatrice de mode.
«  Elle a l’oeil, le trait parfait. »


En 1958, Mouchy part aux Etats-Unis où elle mène deux grosses campagnes de publicité et dessine pour Vogue et Mademoiselle. Puis, ce sera le Japon où elle dessine une petite collection de sportswear. En Allemagne, elle sera professeure et exposera ses dessins de mode et de chats.

Ce superbe album retrace rapidement cinquante ans de mode en consacrant un chapitre par décennie. Années 60, la mode doit se moderniser face à la crise de la Haute Couture. Années 70, la notion du style supplante celle de l’élégance. Années 80, les stylistes deviennent des créateurs au service d’une femme sexy devenue active et conquérante. Années 90,de nouveaux venus contribuent à la renaissance de la Haute Couture, de nouveau en crise. Les années 2000 affichent le chic confortable.
Les grandes tendances du moment alternent avec les témoignages de couturiers, créateurs, directeurs artistiques et rédactrices de mode sur le talent et les illustrations de Mouchy. Tous s’accordent à louer la sensibilité exceptionnelle de l’artiste qui comprend si bien le corps.
«  Je pense que les dessins de Mouchy sont le reflet d’une sensibilité exceptionnelle. Son trait vif, rapide, attentif, saisit le moindre détail. Il s’impose par sa rigueur. Et dans le même temps, il charme par sa légèreté et sa fraîcheur. »


Si dans les années 2000 le métier d’illustrateur de mode n’existe plus, Mouchy propose des images originales et percutantes pour le magazine en ligne Sub Yu.

L’album se termine sur quelques travaux personnels de Mouchy, notamment des chats, des portraits d’amis.

 

Un très beau livre pour balayer l’évolution de la mode sur un demi siècle et surtout découvrir le coup de crayon exceptionnel d’une passionnée de mode. Les textes sont assez succincts et rapides, les citations unanimes mais les dessins sont sublimes.

Je remercie Babelio et Les Editions du Chêne pour l’attribution de ce bel album dans le cadre de l’opération Masse critique.

 

Chacune de ses peurs – Peter Swanson

Titre : Chacune de ses peurs
Auteur : Peter Swanson
Littérature américaine
Titre original : Her every fear
Traducteur : Marie-France de Paloméra
Editeur : Calman Lévy
Nombre de pages : 375
Date de parution : 2017

Kate Priddy a vécu un évènement traumatique avec son dernier petit ami, George Daniels. Lorsque son cousin américain, Corbin Dell lui propose un échange d’appartement, elle quitte Londres pour Boston. Ce sera pour elle l’occasion d’un nouveau départ en suivant un cours de design.
Côté appartement, elle n’y perd pas au change. Corbin a un logement luxueux dans une belle résidence de Boston. Par contre, la tranquillité ne sera pas au rendez-vous. Audrey Marshall, la voisine de Corbin est assassinée le jour même de son arrivée.
Encore fragile, Kate se laisse perturber par des choses étranges mais intrépide, elle ne peut s’empêcher de s’impliquer dans l’enquête.
Pourquoi Corbin dit-il ne pas connaître Audrey alors que Alan Cherney, le voisin d’en face un peu voyeur fut témoin de leur relation?
Malheureusement, l’auteur nous donne très vite toutes les clés de compréhension. Il ne reste qu’à découvrir comment le dénouement va se dérouler. Très peu de suspense avec mobiles dévoilés et personnages assez évidents.
Tout cela dans un style très américain « bas de gamme ». Une lecture facile mais sans intérêt pour moi.

Lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices Elle 2018, sélection de janvier