Du nouveau dans ma bibliothèque (21)

 

Conseil de lecteur, Masse Critique Babelio et Voyage sont les facteurs des entrées littéraires de cette semaine.

 

Un message sur facebook de Laure de Micmelo m’a convaincue d’acheter le dernier livre de Jérôme Ferrari qui, d’ailleurs, me tentait depuis sa sortie.

 

 

 

 

 

J’ai reçu cette semaine mon choix de lecture lors de la dernière opération Masse Critique de Babelio, le dernier roman d’un des plus grands écrivains portugais, Antonio Lobo Antunes.

J’ai craqué aussi pour un petit livre sur New York de la collection Escapades littéraires de Pavillons Poche. Quoi demieux que de découvrir une ville par le biais de ses plus grands auteurs.

Bonnes lectures et bonne semaine.

Les Québécois – Laurence Pivot et Nathalie Schneider

Titre : Les Québécois
Auteur : Laurence Pivot et Nathalie Schneider
Éditeur : Ateliers Henry Dougier
Nombre de pages : 144
Date de parution : mai 2017

Laurence Pivot et Nathalie Schneider sont deux journalistes franco-canadiennes. Laurence a vécu au Québec, a épousé un Québécois avant de rentrer en France. Nathalie vit à Montréal depuis 1993. Elles s’associent pour nous aider à mieux connaître ces canadiens attachés à la langue française, faire le point sur les clichés que nous nous faisons des Québécois et de leur société.

Le Québec n’a pas d’histoire fondatrice. Ces Canadiens français sont devenus des Québécois depuis la phrase du Général de Gaulle  » Vive le Québec libre! », la  » révolution tranquille des années 60.
Le Québec est une terre d’accueil:
Cette province du Canada a favorisé l’immigration pour compenser une démographie déclinante, un peuple composé du mélange de colons français et d’autochtones. Entre les années 60 et 80, ce sont surtout des réfugiés vietnamiens, des haïtiens et des sud-américains. Kim Thuy, arrivée à Granby à l’âge de 10 ans, nous confie l’accueil chaleureux et son intégration. Depuis 2002, les maghrébins et africains entrent dans le pays. L’interculturalisme souhaite rassembler autour de valeurs communes. Mais après le 11 septembre 2001, les remarques racistes s’intensifient et les immigrants choisis n’obtiennent pas toujours des postes correspondant à leur niveau.
Les Québécois se revendiquent libres:
En se libérant de la religion, les Québécois revendiquent leur liberté, et insistent pour conserver cette spécificité de la langue française ( la loi 101 de 1977 rend obligatoire l’enseignement du français à tous les immigrés). Mais lors d’un referendum, une majorité refuse la souveraineté. L’époque de Félix Leclerc ou Robert Charlebois est révolue, de plus en plus de chanteurs québécois utilisent l’anglais. Dans un monde où le commerce est international, le Québec peut-il encore garder sa spécificité?
Le Québec, une façon de vivre:
En 2016, l’OCDE plaçait le Danemark et le Québec en tête pour son indice du mieux-vivre. Les 1300 coopératives sont de lieux d vie où tout est fait collectivement sans enfreindre la liberté de chacun. Les Québécois défendent leurs valeurs comme l’accès à l’éducation ( Printemps érable de 2012). Le mariage gay est légal depuis 2005. C’est un des rares pays où les hommes prennent en charge la contraception. «  Un tiers des hommes du Québec sont vasectomisés à l’âge de 50 ans. »
Si la nature prédomine, Montréal est une ville multiculturelle où l’aménagement pris en charge par les arrondissements donne un urbanisme différencié peu agréable. Les efforts pour régler les problèmes de transport se heurtent à l’attachement du Québécois à sa voiture.
Montréal est une ville dynamique qui accueille de nombreux festivals et notamment «  le Davos de la créativité« , le multimédia et l’art graphique y sont très présents.
 » En dix ans, la population de français au Québec a augmenté de plus de 70%! » Leur petit quartier de 8 kilomètres carrés, Le Plateau, explose.
Le Nord du pays, territoire immense, surtout peuplé d’autochtones est une zone à exploiter ( forêts, mines, hydroélectricité). Hydro-Québec et le Plan Nord de Philippe Couillard se doivent d’exploiter les ressources naturelles en respectant l’écologie et les autochtones.

Ce nouvel opus de la collection Ligne de vie d’un peuple donne une vision de l’histoire, de la politique, de la façon de vivre du Québec. Une région qui tient à ses spécificités sans toutefois revendiquer la souveraineté, une terre d’accueil chaleureuse représentée aujourd’hui par Xavier Dolan qui «  incarne vraiment la modernité québécoise, son esthétique, sa langue »
Si j’ai un peu moins appris sur les Québécois que sur les Norvégiens, ces petits livres donnent une très bonne approche de l’histoire et de la géopolitique d’un peuple.

La rentrée littéraire 2017

Quelques annonces deci delà, on commence à en parler de la rentrée littéraire! Et je sais que vous attendez cet article avec impatience. Après cinq mois très riches en parutions, je me demandais quelles surprises nous pouvions encore attendre. C’était sans compter la richesse de notre panorama littéraire. Les nouveaux auteurs viennent rejoindre les talents confirmés.

Sorj Chalandon, Lola Lafon, Jean-Michel Guenassia, Véronique Olmi, Thomas Vinau, Marc Dugain, Eric Reinhardt, Yanick Haenel, Gaëlle Nohant, Joy Sorman, Patrick Deville, Stéphane Audeguy, Jean-Philippe Toussaint, Leonor de Recondo, Jean-Marie Blas de Roblès, Jean-Luc Seigle, Philippe Jaenada… pour les auteurs français.

Kamel Daoud, Kaouther Adimi, Don de Lillo, Douglas Coupland, Anna Hope, Santiago Gamboa, Jonathan Safran Foer, Ron Rash, Juan Gabriel Vasquez, Charif Majdalani, Richard Russo, Ali Zamir… côté Littérature étrangère.

Et les incontournables Amélie Nothomb et Joyce Carol Oates.

Vous en avez maintenant l’habitude, cet article s’enrichira au fil des jours.

Actes Sud:
Zabor de Kamel Daoud
Imago de Cyril Dion
L’invention des corps de Pierre Ducrozet
Les bourgeois d’Alice Ferney
La beauté des jours de Claudie Gallay
Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon
Polaris de Fernando Clemot
Zero K de Don de Lillo
Mischling de Affinity K.
L’archipel  des Solovki de Zakhar Prilepine
Brandebourg de Juli Zeh

Albin Michel:
Sangliers de Aurélien Delsaux
La gloire des maudits de Nicolas d’Estienne d’Orves
Le courage qu’il faut aux rivières de Emmanuelle Favier (1e roman)
De l’influence de Bowie sur la destinée des jeunes filles de Jean-Michel Guenassia
Un dissident de François-Régis de Guényveau (1e roman)
La tour abolie de Gérard Mordillat
Frappe-toi le cœur de Amélie Nothomb
Bakhita de Véronique Olmi
La nuit des enfants qui dansent de Franck Pavloff
Le songe du photographe de Patricia Reznikov
Vous connaissez peut-être de Joann Sfar
Cox ou la course du temps de Christophe Ransmayr
Les sables de l’Amargosa de Claire Vaye Watkins
Underground railroad de Colson Whitehead
La vengeance du pardon de Eric-Emmanuel Schmitt
Michel et moi de Macha Meril

Allary :
L’ascension du Mont-Blanc de Ludovic Escande
Leur séparation de Sophie Lemp

Alma:
Le camp des autres de Thomas Vinau
La société des faux visages de Xavier Mauméjean
Luwak de Pierre Derbé

L’Archipel:
Qu’est-il arrivé à Baby Jane? de Henry Farrell

Arlea:
Un vertige d’Hélène Gestern
Son absence de Emmanuelle Grangé
L’année prochaine à New York de Antoine Billot

Belfond :
La ville sans juifs de Hugo Bettauer
Système de Agnès Michaux
Le mal des ardents de Frédéric Aribit
Le dernier violon de Menuhin de Xavier-Marie Bonnot

Buchet-Chastel:
Écrit dans le noir de Michel Schneider
La sélection de Aravind Adiga
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
La fuite de Paul-Bernard Moracchini
Dimanche de révolution de Wendy Guerra
Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner de Etienne Deslaumes
Manège de Daniel Parokia

Calman-Levy:
Le  triangle d’incertitude de Pierre Brunet
Mon voisin de Pascal Voisine
Où cours-tu William? de Denis Jeambar

Anne Carrière:
Le triomphe de Thomas Zins de Matthieu jung

Le castor astral:
Une douceur de chloroforme de Patrice Delbourg
Gazoline Tango de Franck Balandier

Denoël:
Tu riras moins quand tu connaîtras les hommes de Florent Bottero
Gabrielle ou le jardin retrouvé de Stéphane Jougla

Au Diable Vauvert:
La vie sauvage de Thomas Gunzig
Miss Wyoming de Douglas Coupland
Contes du soleil noir de Alex Jestaire
Tout sur le zéro de Pierre Bordage
Sur l’écriture de Charles Bukowski
Dans le désert de Julien Blanc-Gras

Elyzad:
Les lendemains d’hier de Ali Becheur

Les Escales :
Et soudain la liberté de Evelyne Pisier et Caroline Laurent
Mille ans après la guerre de Carine Fernandez
La maison des Turner de Angela Flournoy (1er roman)

Éditions de Fallois:
Abus de faiblesse de Eric Deschodt

Fayard :
Le ciel ne parle pas de Morgan Sportès
Presqu’île de Vincent Jolit
Une histoire trop française de Fabrice Pliskin
Au nom des nuits profondes de Dorothée Werner
Je m’appelle Lucy Barton de Elizabeth Strout
Nitro Mountain de Lee Clay Johnson

Éditions Finitude :
Pourquoi les oiseaux meurent de Victor Pourchet

Flammarion :
L’ombre du Golem de Eliette Abécassis illustré par Benjamin Lacombe
Eloge de la politique de Alain Badiou
Avec D.H. Lawrence de Catherine Millet
Requiem pour le rêve américain de Noam Chomsky
La féroce de Nicola Lagioia
Bonjour,c’est l’infirmière de Charline Gall
Une odyssée.Un père, un fils, une épopée de Daniel Mendelsohn
J’aime le sexe mais je préfère la pizza de Thomas Raphaël
Les crayons de couleur de Jean-Gabriel Causse
American war de Omar El Akkad
L’enfant-mouche de Philippe Pollet-Villard
Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud
Un amour d’espion de Clément Benech
Parmi les miens de Charlotte Pons
Femme à la mobylette de Jean-Luc Seigle
L’art de perdre de Alice Zeniter
Le dossier M de Grégoire Bouillier

Gaïa:
Tangvald de Olivier Kemeid
Le pianiste blessé de Maria Ernestam
L’esclave islandaise- livre 2 de Steinunn Johannesdottir
Le vent l’emportera de Gunnar Staalesen

Gallimard :
Un certain M. Piekielny de François-henri Désérable
Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain
Survivre de Frederika Amalia Finkelstein
Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel
Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill
La salle de bal de Anna Hope
Comment vivre en héros de Fabrice Humbert
La chambre des époux de Eric Reinhardt
Des châteaux qui brulent de Arno Bertina
Sauver les meubles de Céline Zufferey
L’ombre sur la lune de Agnès Mathieu-Daudé
Les rêveuses de Frédéric Verger
Un élément perturbateur de Olivier Chantraine
Comme une rivière bleue de Michèle Audin
Ascension de Vincent Delecroix
Les fils conducteurs de Guillaume Poix

Gallmeister:
Une histoire des loups de Emily Fridlund
Le diable en personne de Peter Farris
L’envers du temps de Wallace Stegner
Tout est brisé de William  Boyle

 

Grasset:
Vous n’êtes pas venus au monde pour rester seuls de Eivind Hofstad Evjemo
Demain sans toi de Baird Harper
Sur les traces de Paul  Gauguin de Jean-Luc Coatalem
Minuit, Montmartre de Julien Delmaire
Le déjeuner des barricades de Pauline Dreyfus
Une fille dans la jungle de Delphine Coulin
Innocence de Eva Ionesco
La fille à la voiture rouge de Philippe Vilain
Kong de Michel Le Bris
Le jour d’avant de Sorj Chalandon
La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez
Mina Loy, éperdument de Mathieu Terence
Les peaux rouges de Emmanuel Brault
Tous les âges me diront bienheureuses de Emmanuelle Caron

Harper Collins:
Les tempêtes de Meg Little Reilly

Héloïse d’Ormesson:
Légende d’un dormeur éveillé de Gaëlle Nohant
Le Sans Dieu de Virginie Caillé-Bastide

 

 

 

 

L’Iconoclaste:
Un bruit de balançoire de Christian Bobin
Je me promets d’éclatantes revanches de Valentine Goby
Ma reine de Jean-Baptiste Andréa
Neverland de  Thimothée de Fombelle

Julliard:
Un personnage de roman de Philippe Besson
La part des anges de Laurent Bénégui
Être tellement de Jean-Luc Marty
La serpe de Philippe Jaenada
L’insoumise de la porte de Flandre de Foaud Laroui

Michel Lafon:
Sens dessus dessous de Chantal Thomass
Motel lorraine de Brigitte Pilote
La nuit n’est jamais aussi noire qu’avant l’aube de Géraldine Danon

Robert Laffont :
Matricule 173 295 de Raphaël Esrail
David Bowie n’est pas mort de Sonia David
Tu seras ma beauté de Gwenaele Robert
Une apparition de Sophie Fontanel
Cet autre amour de Dominique Dyens
Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull de Claire Barré

JC Lattès:
Le presbytère de Ariane Monnier
Toutes les familles heureuses de Hervé Le Tellier
Trois verres de vodka de Dominique Schneidre
Les vents noirs de Arnaud de la Grange
Summer de Monica Sabolo

Liana Levi:
La nuit des béguines de Aline Kiner

Éditions de la Martinière:
L’embaumeur d’Isabelle Duquesnoy
Mademoiselle, à la folie! de Pascale Lécosse (1er roman)
Les panthères grises de Patrick Eudeline
Le club des pendus de Tony Parsons

Mercure de France:
Ton père de Christophe Honoré
Une fille au bois dormant de Anne-Sophie Monglon
Indocile de Yves Bichet
Perdre la tête de Bertrand Leclair
Qui ne dit mot consent de Alma Brami

Métailié:
Les buveurs de lumière de Jenni Fagan
Retourner dans l’obscure vallée de Santiago Gamboa
Le fils du héros de Karla Suarez
Otages de Sherko Fatah
Les ombres de l’Araguaia de Guiomar de Grammont
Ce qui n’a pas de nom de Piedad Bonnett
Mo a dit de James Kelman

Éditions de Minuit :
Sigma de Julia Deck
Une chance folle de Anne Godard
Trois jours chez ma tante de Yves Ravey
Made in China de Jean-Philippe Toussaint

Éditions Noir sur Blanc:
Surface de réparation de Olivier El Khoury
L’été infini de Madame Nielsen
Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina
Défense de Prosper Brouillon de Eric Chevillard

Éditions de l’Observatoire :
Ces rêves qu’on piétine de Sébastien Spitzer (1e roman)
Les jouisseurs de Sigolène Vinson
L’absente de Noël de Karine Silla
N’écrire pour personne de A.L. Snijders

Éditions de l’Olivier:
L’histoire de mes dents de Valeria Luiselli
L’avancée de la nuit de Jakuta Alikavazovic
Ostwald de Thomas Flahaut
L’île aux poissons venimeux de Barlen Pyamootoo
Sauver les meubles de Marion Vernoux
Me voici de Jonathan Safran Foer

Pauvert:
Les désordres du monde de Sébastien Rongier

PLON:
Pour te perdre un peu moins de Martin Diwo (1er roman)
La colère de Kurathi Amman de Meena Kandasamy (1er roman)
L’héritier de Joost de Vries

Éditions Philippe Rey:
Les terres dévastées de Emiliano Monge
Les complicités involontaires de Nathalie Bauer
Un jour tu raconteras cette histoire de Joyce Maynard (récit)
Le paysage perdu de Joyce Carol Oates ( mémoires)
Corn maiden de Joyce Carol Oates

P.O.L.:
Gratitude de Charles Juliet
Tout un monde lointain de Célia Houdart
Les vacances de Julie Wolkenstein
Les histoires de Franz de MartinWinckler
Notre vie dans les forêts de Marie Darrieusecq
La fonte des glaces de Joël Baqué

Presse de la Cité:
Jeux de famille de Françoise Bourdin

Seuil:
Nos richesses de Kaouther Adimi
Taba-Taba de Patrick Deville
Fief de David Lopez
L’empereur à pied de Charif Majdalani
Sciences de la vie de Joy Sorman
Souvenirs de la marée basse de Chantal Thomas
Ce qu’on  entend quand on écoute chanter les rivières de Barney Norris
Par le vent pleuré de Ron Rash
Le corps des ruines de Juan Gabriel Vasquez
Une mère de Stéphane Audeguy
Le goût de la belle vie de Maryse Wolinski
La fille à histoires de Irène Frain
Octobre 17 de Patrick Rotman et benoît Blary ( roman graphique)
Soufre de José Luis Peixoto
Mourir sous ton ciel de Juan Manuel De Prada
Mémoires secrets d’un valet de cœur de Brigitte Aubert
Danser dans la poussière de Thomas H. Cook
O ma mémoire, la poésie, ma nécessité de Stéphane Hessel

Sonatine :
Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith
Ne fais confiance à personne de Paul Cleave
Addict de James Renner
En marche vers la mort de Gérald Seymour

Stock:
La petite danseuse de quatorze ans de Camille Laurens
Mon autopsie de Jean-Louis Fournier
Je suis Jeanne Hebuterne de Olivia Elkaim
Gabriële de Anne et Claire Berest
Demain sera tendre de Pauline Perrignon
Mes pas vont ailleurs de Jean-Luc Coatalem
Sa mère de Saphia Azzedine
Colombe sous la lune de Laurence Campa
Les rameaux noirs de Simon Liberati
Mon père, ma mère et Sheila de Eric Romand
Les talons rouges de Antoine de Baecque
La Fontaine: une école buissonnière de Erik Orsenna
Les huit montagnes de Paolo Cognetti
Les pleureuses de Katie M. Kitamura

La Table Ronde:
Jeux de dame de Thierry Dancourt
A malin, malin et demi de Richard Russo
Monarques de Philippe Rahmy
La princesse de Bakounine de Lorenza Foschini
La Bolchevique amoureuse et autres récits de Manuel Chaves Nogales

Le Tripode:
L’amour est une maladie ordinaire de François Szabowski
Mon étincelle de Ali Zamir
Les aventures de Ruben Jablonski de Edgar Hilsenrath

Viviane Hamy:
Niels de Alexis Ragougneau
Hotel Waldheim de François Vallejo

Sabine Wespieser:
Climats de France de Marie Richeux
Point cardinal de Leonor de Recondo
Les belles de Halimunda de Eka Kurnawian

Zulma:
By the rivers of Babylon de Kei Miller
Belle merveille de James Noël
Dans l’épaisseur de la chair de Jean-Marie Blas de Roblès

L’ordre du jour – Eric Vuillard

Titre : L’ordre du jour
Auteur : Eric Vuillard
Éditeur : Actes Sud
Nombre de pages : 160
Date de parution : 3 mai 2017

Après Tristesse de la terre et 14 Juillet, Eric Vuillard s’installe en conteur d’évènements historiques, loin des faits ressassés des livres d’histoire. Dire qu’il vulgarise l’Histoire serait réducteur, il lui donne une lumière différente en incarnant de manière anecdotique les faits, en donnant du poids aux personnages qui transmettent une vision humaine.
L’Histoire se vit, se ressent. Et de ces analyses sur le passé, le lecteur ne doit-il pas retenir une mise en garde sur le présent?

Tout commence le lundi 20 février 1933. Vingt-quatre chefs d’entreprise, costumes trois pièces, crânes chauves,  » le nirvana de l’industrie et de la finance » sont réunis au Palais du Président de l’Assemblée par Hermann Goering. Là, le chancelier Hitler leur demande de financer la campagne électorale pour faire triompher le parti nazi.
«  il fallait en finir avec un régime faible, éloigner la menace communiste, supprimer les syndicats et permettre à chaque patron d’être un Führer dans son entreprise. »
Rien qui ne leur semble aberrant, la corruption est un poste du budgets des grandes entreprises.
Que dire de la bienveillance de Lord Halifax lorsqu’il rencontre Goering en novembre 1937? Tant d’évènements annonciateurs de la folie d’Hitler avaient déjà eu lieu ( Dachau, la nuit des longs couteaux…)
Sans parler de cette comédie jouée par Schuschnig, le chancelier d’Autriche, déguisé en skieur pour rencontrer Hitler en février 1938 à Berchtesgaden.
 » Le Führer attirait les autres à lui par une force magnétique, puis les repoussait avec une telle violence, qu’un abîme s’ouvrait alors, que rien ne pouvait combler. »
Par faiblesse, Schuschnig cède à la demande d’Hitler de nommer un nazi comme ministre de l’Intérieur en Autriche. S’engage alors une danse macabre entre le Président et le chancelier autrichiens et Hitler.
En mars, les Panzers allemands foncent sur l’Autriche. Enfin foncent…si ils n’étaient pas tombés en panne le long de la route. La démonstration de force tourne court. Et pourtant les films de propagande nazie montrent ces chars dans les rues de Vienne acclamés par la population enfin libérée. L’Anschluss semble une réussite prodigieuse mais, déjà à l’époque, la communication est manipulée, les acclamations post-synchronisées. Hitler voulait faire croire à l’Europe que c’est en sauveur du peuple autrichien qu’il s’engageait dans ce projet et non pour annexer le pays.
Et pendant ce temps, le Premier ministre anglais se retrouve coincé par un envoyé d’Hitler à un déjeuner à Downing street.

Eric Vuillard s’amuse et nous amuse en fouinant dans les petits travers de l’Histoire. Non content de trouver les anecdotes qui cristallisent notre mémoire en mettant cependant en exergue les rouages d’un drame historique, il nous délecte d’images et de mots inhabituels.
Ici, on flanoche, piapiate, esquiche, rognonne et on s’amuse de la palinodie du président autrichien.

Mais si la littérature permet tout, si l’auteur démonte avec ironie un engrenage historique fatal, c’est pour mieux montrer où peut conduire les comportements irresponsables de chefs d’entreprises, politiques, décideurs, aveugles des conséquences d’un choix personnel et intéressé.

 

Les cavaliers passagers – Flora Meaudre

Titre : Les cavaliers passagers
Auteur : Flora Meaudre
Illustrateur : Vincent Biwer
Éditeur : Le laboratoire existentiel
Nombre de pages : 176
Date de parution : 19 avril 2017

 

Voici le premier roman de Flora Meaudre, cette jeune, souriante et dynamique attachée de presse que j’ai eu la chance de rencontrer dernièrement au Salon du Livre. Et c’est Le Laboratoire existentiel, nouvelle maison d’édition qui associe l’illustration à la littérature pour donner un double regard sur notre société, qui publie ce beau livre dans la collection L’Illuscript. Les vingt-neuf illustrations en noir et blanc de Vincent Biwer, à la fois floues et étonnement précises accentuent le ton tantôt cynique, tantôt ironique mais souvent tendre et amusé de l’auteure.

Lucie, vingt-cinq ans, sort d’une relation difficile avec un homme violent. Avec la pression sociale du mariage et de la procréation, l’engouement de sa meilleure amie et son énergie de jeune joueuse de tennis classée, Lucie multiplie les occasions de rencontre à la recherche du bon cavalier.

  
Afterworks, courts de tennis, sites de rencontre, Lucie « teste » les hommes d’un soir nous offrant une palette complète de tous les rencontres possibles. Fétichiste, homme marié, homophobe, collectionneur, torturé sensible, écrivain sans gluten…Lucie comprend bien vite la différence entre l’aventure sans lendemain et la rencontre qui peut aboutir à une vraie relation.
 » Et il y a ce souvenir d’une main qui cherche l’autre avec respect, au réveil. »

Avec ce récit moderne, Flora Meaudre esquisse parfaitement cette jeunesse parisienne, prompte à jouir de tous les plaisirs mais consciente de la différence entre légèreté et sincérité.
Amour, lâcheté, esquive, angélisme, courage, respect, miracle, joie, sincérité, indulgence s’entrecroisent dans les nuits parisiennes autour de Lucie. Mais la jeune femme audacieuse, même si elle craint parfois les mauvaises rencontres dans les rues désertes, ne se laisse pas abuser par les apparences. Qu’est-ce que l’amour?
 » C’est chimique, c’est une affaire de peaux, de connexion charnelle. »
De toutes ces rencontres passagères, l’amour se cache sous la tendresse respective.

Ce premier roman promet de belles rencontres entre auteurs et illustrateurs pour cette nouvelle maison d’édition.

 

Challenge contre l’homophobie

homophobie

L’an dernier, je vous en avais parlé. Cette fois, je participe à cette troisième édition du Challenge contre l’Homophobie organisé par Kevin et Sur ma table de nuit.

6 couleurs sur le drapeau du mouvement LGBT, 6 livres à lire avant fin mars 2018.

Pour aider à la sélection de lectures, les organisateurs proposeront un certain nombre de lectures communes.

Si ce challenge vous intéresse, vous pouvez vous inscrire sur le blog Sur ma table de nuit.

Et si vous avez besoin de conseils de lecture, voici quelques titres lus au cours de ma longue vie de lectrice: