Ce que l’on ne peut confier à sa coiffeuse – Agata Tomazic

Titre : Ce que l’on ne peut confier à sa coiffeuse
Auteur : Agata Tomazic
Littérature slovène
Titre original : Cesar ne mores povedati frizerki
Traducteur : Stéphane Baldeck
Editeur : Belleville
nombre de pages : 216
Date de parution : 6 mars 2020

 

L’enfance d’Agata Tomazic a été marquée par l’effondrement de la Yougoslavie. Elle en gardera une méfiance pour toute forme d’autorité. Féministe et engagée, elle est aujourd’hui une des voix littéraires de la Slovénie.

«  Dans la vie, il ne faut jamais faire ou subir des choses que l’on ne peut confier à sa coiffeuse. »

Mais, à nous lecteurs, Agata Tomazic va nous les confier.

Avec ce recueil de treize nouvelles, elle campe d’étranges personnages, à la fois très ordinaires et étonnants. Un homme d’affaires ou de spectacle, des hommes ou femmes mariés, infidèles ou insatisfaits, une veuve, une fillette, un photographe, un génie des mathématiques, des anciens amis d’enfance, une grand-mère acariâtre. Des êtres normaux plongés dans les péripéties du quotidien qui finalement révèlent leur côté sombre ou prennent parfois un détour fantastique. Le bon père de famille ou la veuve éplorée se font assassins. La vieille grand-mère égoïste malade pousse le vice jusqu’à compromettre son sauveur.

Toute forme d’autorité, pouvoir, argent, parents, mari est ici bousculée. La première nouvelle commence avec l’arrogance d’un financier et le recueil se termine avec l’égoïsme incurable d’un mari. Même ces parents aimants briment leur progéniture comme ce génie des mathématiques ou cette jeune femme qui a l’impression qu’elle ne peut qu’échouer face au bonheur de ses parents.

Seuls le ton, quelques noms de lieux et de brèves allusions à la rancoeur de familles bourgeoises ayant perdu leur statut à la fin de la seconde guerre mondiale teintent ce recueil de couleurs slovènes. C’est bien là mon seul regret.

Les nouvelles sont particulièrement bien rédigées ménageant rebondissements et parfois une chute astucieuse, notamment pour la nouvelle intitulée La pièce manquante. L’auteur capte l’intérêt de son lecteur avec des personnages remarquables, une touche d’ironie, d’humour ou d’illusion.

 

 

 

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