L’école du ciel – Elisabeth Barillé

Titre : L’école du ciel
Auteur : Elisabeth Barillé
Editeur : Grasset
Nombre de pages : 234
Date de parution : 11 mars 2020

«  De lieux en lieux, d’êtres en êtres, de moments en moments, nous sommes guidés. »

Il est peut-être des lieux pour lesquels nous sommes prédestinés. Elisabeth et Daniel, avocat, vivent à Paris. Depuis les attentats, l’insécurité remet en question les charmes de la capitale.

Daniel, passionné par la peinture de Nicolas de Staël, suit ses traces en espérant y trouver un refuge pour ses vieux jours. Elisabeth, elle aussi, ressent le besoin de quelque chose de durable, une maison avec un jardin où enraciner ce qui lui survivra. Les recherches en Si ile tournent court quand le couple apprend que les permis de construire ne tiennent pas compte des dangers des zones sismiques.

C’est une opportunité professionnelle qui guide Daniel dans la région de Marseille. Elisabeth se souvient d’un petit village où son cousin avait déménagé, trouvé ses repères mais aussi la mort au sommet de Lure.

« Jean-François m’avait attirée jusque chez lui, Jean-François me  dévoilait la beauté qui l’avait saisi et sauvé, il me la dévoilait pour me l’offrir

Le couple trouve la maison de leur rêve dans un village adossé aux collines. Une maison face au ciel, celle où Aimée Castain, une bergère, est devenue peintre. Daniel tombe amoureux de ses tableaux.

La procession à Notre-Dame des Anges. 1978

L’auteur mêle sa quête intime d’un lieu, de l’oeuvre de cette artiste méconnue avec le récit de la vie de la bergère.

Aimée était une enfant sensible, ingénieuse, attirée par la nature et ses bienfaits.

« Ta véritable école reste l’université des collines. Et ton savoir, l’émerveillement

Mariée à un paysan, mère de plusieurs enfants, Aimée peine à se résoudre à cette vie de ménagère. Elle a du caractère. C’est en regardant son voisin, peintre issu des Beaux-arts de Paris, qu’elle commence à dessiner sur des tuiles puis sur des tableaux. Repérée par Serge Fioro, elle fait sa première exposition à Roussillon en 1979.

La construction entremêlée du roman peut dérouter. L’auteur a un double objectif. D’une part, nous faire découvrir une artiste peu connue, un parcours singulier. D’autre part, mener sa quête personnelle, partager son itinéraire pour se débarrasser du superflu et retrouver l’essentiel dans une vie enfin choisie au plus près de la nature, un endroit où l’on peut enraciner une trace de son passage sur terre.

J’ai particulièrement aimé le style lyrique, la découverte de ce peintre naïf. J’aime aussi cette idée de rencontre providentielle, de cheminement vers un lieu auquel on est prédestiné. En cours de lecture, j’ai d’ailleurs pensé au roman de Stefan Hertmans, Le coeur converti auquel j’avais toutefois peu adhéré. Bien plus ancré dans l’histoire d’une région, il laissait aussi la part belle au pensées intimes de l’auteur.

 

 

 

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