L’âme du violon – Marie Charvet

Titre : L’âme du violon
Auteur : Marie Charvet
Éditeur : Grasset
Nombre de pages : 272
Date de parution : 3 avril 2019

 

Pour son premier roman, Marie Charvet construit de manière subtile un récit autour d’un violon, cheminant à travers les siècles avec plusieurs personnages.

Logiquement, c’est Giuseppe, luthier du XVIIe siècle qui ouvre la danse avec la fougue de son petit apprenti. Artisan de grande valeur, Giuseppe signe des instruments de musique de grande valeur.

«  Une âme parfaitement ajustée peut changer la sonorité d’un violon. »

Lazlo est un paria dans la communauté tzigane où il vit, simplement défendu par son oncle. Peu doué pour le commerce, il est un rêveur passionné de musique. Son rêve est de faire danser les foules et surtout la belle Mina au rythme de son violon.

Les deux personnages contemporains sont Lucie, une jeune femme peu sûre d’elle et un peu paumée et Charles, le directeur d’une société  internationale spécialisée dans les fusions et acquisitions d’entreprises.
Pour ses parents, Lucie est une jeune femme instable. Elle se perd dans les sorties,l’alcool,les amours instables comme pour fuir son manque de confiance en elle.  Seule, sa grand-mère lyonnaise, ancienne musicienne, croit au talent de la jeune peintre. Elle garde depuis des années l’instrument de musique de son père, premier violon de l’opéra de Lyon. Elle propose à Lucie de le vendre pour financer sa première exposition.
Charles ne vit que pour son travail. Il aime  la musique classique mais il ne retrouve plus le frisson qui l’avait parcouru en écoutant un concert en 1998 à l’Église Saint-Eustache de Paris. Jusqu’au jour où il entend la violoniste, Aure Van der Eysel à la cathédrale de Stasbourg. La presse prétend que l’artiste joue sur un violon exceptionnel signé d’un célèbre luthier de Brescia.

En suivant de chapitre en chapitre les vies très romancées de Giuseppe, Lazlo, Lucie et Charles, nous déchiffrons les indices, les liens afin de suivre le parcours du fameux violon de Giuseppe.

Le style est fluide, l’intrigue plaisante, la construction originale et bien menée. J’ai passé un bon moment avec ces quatre personnages. Marie Charvet nous fait profiter de sa connaissance sur les bois, les outils utilisés par les luthiers. Elle décrit avec précision le travail de Giuseppe, véhiculant aisément sa passion.

Un roman un peu trop sentimental pour me séduire mais un premier roman honnête et travaillé qui pourra plaire à un large public.

9 réflexions sur “L’âme du violon – Marie Charvet

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