Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Fred Fordham

Titre : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
Auteur : Harper Lee
Adapté et illustré par Fred Fordham
Traducteur : Isabelle Soïanov

Éditeur : Grasset
Nombre de pages : 288
Date de parution : 7 novembre 2018

 

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est à juste titre le roman culte de toutes les générations. Autant par son sujet que par la performance d’une auteure anglaise qui devint mondialement connue sur un seul roman.

Autant dire que l’enjeu est immense quand il s’agit de surfer sur la vague d’un tel chef d’œuvre. La parution de Va et poste une sentinelle, premiers écrits de Harper Lee fut pour moi une petite déception. J’ai une profonde admiration pour les adaptations en roman graphique des livres qui m’ont particulièrement touchée. Il est important de faire connaître de telles œuvres à un large public. Et l’adaptation graphique est certes le meilleur moyen de toucher les plus jeunes ou les réfractaires à la lecture.

L’adaptation de Fred Fordham est très fidèle au roman culte. J’ai retrouvé l’humanité d’Atticus Finch, le racisme aveugle du voisinage, la candeur de Scout  et surtout l’intensité de ce moment particulier dans la salle d’audience lors du procès de Tom Robinson.

Les illustrations sont très précises et réalistes, la mise en page relativement classique avec tout de même de belles double pages.

 

Le roman de Harper Lee véhicule tant de valeurs humaines que toutes ses éditions sont à plébisciter. Tout y est mis en images : la tolérance envers tous qu’ils soient vieux comme Mrs Dubose, d’une autre couleur, associaux comme Boo Radley, l’obéïssance aux aînés, la dangerosité des armes.

Personnellement, mon imagination n’avait pas visualisé Atticus et Scout de cette façon. Je voyais Scout avec un visage plus espiègle et Atticus moins jeune et carré. Mais depuis des années chacun a son image des personnages.

Et puis, j’ai une telle admiration pour ce livre que je lui aurais voulu un bel écrin. Peut-être un format plus grand et une couverture rigide. Mais ce format et cette couverture souples, et surtout par conséquent son prix, conviennent sûrement mieux à un lectorat plus large. D’autant plus que la photo sur la jaquette interpelle les plus jeunes lecteurs et capte un des moments les plus forts du roman. Et puis sous la jaquette, cette reliure rouge est à la fois sobre et remarquable.

 

Ce roman graphique est une très belle idée de cadeau en cette période de fêtes.

 

 

12 réflexions sur “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Fred Fordham

    • Pas déçue parce que c’est vraiment très fidèle au roman, j’y ai retrouvé les émotions, les moments forts. Les illustrations sont parfaites.
      Mais, c’est un peu comme une adaptation cinématographique, tu perds toujours un peu surtout quand tu t’es fait ton propre film dans ta tête.

  1. Je l’ai trouvé vraiment réussi …l’ayant lu il y a très longtemps, je n’avais plus de représentations. Du coup, je n’ai pas eu le même petit bémol que toi 🙂

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