Le poids de la neige – Christian Guay Poliquin

Titre : Le poids de la neige
Auteur : Christian GuayPoliquin
Littérature québécoise
Editeur : Editions de l’observatoire
Nombre de pages : 254
Date de parution : 10 janvier 2018

La neige alourdit le poids de la solitude dans ce huis-clos où deux hommes coupés de leur famille tentent de survivre. Les titres de chapitre sont des centimètres de neige s’accumulant comme une inévitable épée de Damoclès.
Un homme jeune roulait vers le village de son père qu’il n’a pas vu depuis dix ans, ignorant que ce dernier était décédé depuis peu. Sortie de route, accident, il a les jambes broyées sous le véhicule. Dans le village enneigé, une panne d’électricité générale affole les habitants qui voudraient fuir tant que cela est encore possible.
Soigné par la vétérinaire et un pharmacien, le jeune homme mutique est confié au vieux Matthias, un étranger bloqué au village alors qu’il désespère de rejoindre sa femme malade.
Méfiance, dépendance, les relations entre les deux hommes évoluent doucement vers une confiance nécessaire, un divertissement indispensable, une sortie du mutisme pour survivre.
Peu à peu, le village se vide, la nourriture se raréfie et l’étau se resserre sur les deux hommes isolés.
«  La panne, ton accident, ce village, tout ça, ce ne sont que des détours, des histoires incomplètes, des rencontres fortuites. Des nuits d’hiver et de voyageurs. »
Si j’ai aimé l’atmosphère cotonneuse de ce huis-clos, sombrant à «  vingt mille lieues sous l’hiver. », le contexte reste nébuleux, les histoires et relations humaines trop superficielles.
Si Matthias prend une certaine substance à mes yeux, le fils du mécanicien et les habitants du village restent des personnages trop fuyants.

14 réflexions sur “Le poids de la neige – Christian Guay Poliquin

  1. Hé ! Mais tu as levé le voile de cette chapitration étrange, je comprends mieux à présent ! Cette lecture fut une belle surprise, contrairement à toi je n’ai pas eu de mal avec les caractères des personnages, du simple peut être mais pas de superficiel… en tout cas l’ambiance est vraiment réussie !

    • Oui l’ambiance est là. Superficiel n’est peut-être pas le bon terme. Mais il m’a manqué quelque chose sur les relations humaines ou sur la densité de l’histoire des personnages.

  2. Ah jusqu’à présent je n’avais lu que de bonnes critiques, ta chronique dénote un peu ! par curiosité je me laisserais bien tenter, je lis rarement de la littérature québécoise.

  3. Pingback: Christian Guay-Poliquin, Le poids de la neige – Lettres exprès

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