Dessins – Sylvia Plath

plathTitre : Dessins
Auteur : Sylvia Plath
Préface : Frieda Hughes
Traducteur : Valérie Rouzeau
Éditeur : La Table Ronde
Nombre de pages : 88
Date de parution : 20 octobre 2016

 

 

 

 

Préfacé par sa fille, Frieda Hughes, ce recueil comprend des lettres, extrait de journal et surtout des dessins de Sylvia Plath réalisés entre 1955 et 1957, premières années avec Ted Hugues.
Je ne connaissais pas cette expression artistique de l’auteur. Le dessin lui procurait beaucoup d’apaisement. Sensible à toute forme d’art visuel, Sylvia Plath s’inspirait de grands peintres pour écrire ses poèmes. Mais son sens de l’observation, sa sensibilité en font aussi une très bonne illustratrice.
Nous commençons avec des dessins de l’Angleterre. Bénéficiant d’une bourse, Sylvia est étudiante à Cambridge, loin de Ted qui est à Londres. Elle lui écrit une longue lettre qui témoigne de l’amour exclusif qu’elle voue à cet homme dont elle est si fière.
En introduction des dessins de France, une lettre à sa mère témoigne de la fougue de Sylvia et de son amour pour Paris.
 » De toutes les villes que j’ai visitées, je n’aime véritablement que Paris. »

C’est une fois de plus à sa mère qu’elle confie sa joie d’être publiée dans The Christian Science Monitor. Ils lui ont acheté un texte bref et quatre dessins sur Benidorm, ville espagnole où elle a passé sa lune de miel avec Ted. Modeste, elle attribue ce succès à Ted qui la rend créative.
 » Cela montre ce que j’accomplis depuis que je fréquente Ted. Dans mon esprit et dans mon coeur, chacun de ses dessins est lié à un émerveillement passé ensemble sous le soleil brûlant. »
Parmi ces dessins, celui de la falaise avec ses maisons est son préféré.

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Un extrait de son journal introduit quelques dessins des États-Unis. « Quelque chose s’achève, quelque chose commence. » Elle prépare ses cours et continue ses travaux de dactylographie pour Ted. Les dessins me semblent de plus en plus travaillés.

 

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Ce livre rappelle l’intelligence et la fragilité d’une femme au destin tragique. Son lien avec sa mère, son amour fou pour Ted, sa dévotion à travailler pour lui, sa joie à partager ses succès au détriment de son propre travail. Cet ouvrage confirme, si cela était nécessaire combien Sylvia Plath était talentueuse et touchante.
Sylvia Plath, née à Boston en 1932, s’est suicidée en février 1963, quelques mois après sa séparation définitive avec Ted Hugues.

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 » J’écris, je pense, j’apprends à merveille auprès de lui; loin de lui, je me sens coupée en deux et ne peux travailler convenablement que lors de brefs sursauts de stoïcisme… »

 

 

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