Les assassins – R.J. Ellory

elloryTitre : Les assassins
Auteur : R.J. Ellory
Littérature britannique
Titre original : The anniversary man
Traducteur : Clément Baude
Éditeur : Sonatine
Nombre de pages : 572
Date de parution : août 2015

Auteur :
R. J. Ellory est né en 1965 à Birmingham. Après entre autres, Seul le silence, Vendetta, Les Anonymes, Mauvaise étoile ou Papillon de nuit, Les Assassins est son huitième roman publié en France par Sonatine Éditions.

Présentation de l’éditeur :
Le serial killer le plus dangereux de tous les temps est parmi vous mais seule une personne le sait… Sur dix-huit mille assassinats par an aux États-Unis, seulement deux cents sont le fait de tueurs en série. Aussi les forces de police ne privilégient-elles que rarement la piste du serial killer. Lorsque quatre homicides sont commis en quinze jours à New York, selon des modes opératoires complètement différents, personne ne songe à faire un lien entre eux. Personne, sauf John Costello. Documentaliste au City Herald, et obsédé par les serial killers, celui-ci découvre en effet que ces meurtres ont été commis à la date anniversaire d’un meurtre ancien, œuvre à chaque fois d’un tueur en série célèbre, selon des procédures rigoureusement identiques jusque dans les moindres détails. Y aurait-il dans la ville un serial killer qui s’inspire de ses prédécesseurs et leur rend ainsi un funèbre hommage ? En compagnie de Karen Langley, une journaliste du City Herald, et de Ray Irving, détective du NYPD, John va se livrer à la traque de cet assassin très particulier, à l’intelligence aussi fulgurante que morbide et à la virtuosité impressionnante. Bouleversant tous les clichés de rigueur, R. J. Ellory transfigure ici totalement le genre du roman de serial killer, dont on pensait pourtant avoir fait le tour, en lui insufflant un souffle complètement nouveau, comme seuls les très grands écrivains savent le faire. Avec le formidable sens de l’intrigue, des personnages, du suspense et le pouvoir d’émotion qu’on lui connaît, il nous donne ainsi le roman définitif sur le sujet.
Mon avis :
Les tueurs en série font peur mais ils fascinent. Pour les auteurs de romans noirs, c’est un sujet en or avec ces scènes de crime qui suivent une mise en scène répétitive, une signature macabre, ces équipes de police perdues et déprimées face aux morts qui s’accumulent et cette tentative de comprendre pourquoi un homme, si on peut parler d’homme, se sent investi de cette mission de tuer.
 » Un profileur du FBI, un certain John Douglas, expliquait un jour que tous ces gens-là sont mus par une volonté de définir et de perpétuer leur propre mythologie. Ils veulent tous être quelqu’un mais ne le sont pas. Alors ils sont obligés de se faire passer pour quelqu’un afin d’être entendus. »
Mais si le sujet est classique et semble si aisé pour R.J. Ellory, il faut être un maître du roman noir pour ferrer le lecteur, le faire douter et le maintenir sous pression jusqu’aux dernières pages.
Ray Irving, inspecteur de la brigade criminelle, solitaire depuis la mort de sa compagne, est appelé pour le meurtre de Mia Grant, adolescente de quinze ans. Première victime d’une longue série d’assassinats répartis sur les différents commissariats de New York.
Peu soutenu par les grands chefs soucieux des prochaines élections, il trouve de l’aide auprès de John Costello, un homme étrange, enquêteur pour la journaliste Karen Langley.
A 17 ans, John Costello et son amie furent victimes d’un tueur en série, Le marteau de Dieu. Rescapé, il vit mourir sa compagne et subit un fort traumatisme crânien.
Ayant vécu ça lui-même, il ne voit pas les mêmes choses qu’un policier. Sa mémoire phénoménale et ses longues recherches sur les tueurs en série en font un atout précieux pour Ray Irving. Très vite, il comprend que le tueur remet en scène aux mêmes jours mais des années plus tard des crimes commis par le passé. L’ étrangeté de John et cette façon de comprendre ce qui va se passer en font aussi un des premiers suspects.
Très vite un jeu macabre s’instaure entre Le Commémorateur et l’équipe d’enquêteurs. Le tueur distille des messages pour montrer sa supériorité, John donne des pistes à Ray pour comprendre un peu mieux ce monde des tueurs en série.
Suspense, humanité, scènes de crime, police, presse, victimes tout y est pour composer un roman implacable qui va crescendo vers une fin rythmée et pleine de tension.
Et lorsqu’on découvre que tous ces tueurs imités ont réellement existé, ça fait encore plus froid dans le dos.

Retrouvez de nombreuses lectures de cet auteur sur le blog de À l’occasion du mois Ellory.

RL2015 challenge ellory 2 a yearinEngland

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26 réflexions sur “Les assassins – R.J. Ellory

    • Je ne retrouve pas cette profondeur psychologique ressentie avec Seul le silence mais c’est toujours un plaisir de lire Ellory. La fin ne m’a pas trop dérangée même si après beaucoup d’attente, j’ai toujours l’impression que le dénouement va vite ( je ressens cela à la lecture de beaucoup de romans noirs)

  1. « si on peut parler d’homme » : oh oui on peut, la classification en monstre serait bien trop simple, et c’est cette humanité qui les rend si fascinants, ces tueurs en série. Même si le sujet est plutôt classique, je lirai certainement cet opus puisque je sais qu’Ellory peut faire des merveilles.

  2. Et bien disons que celui ci ne me tente pas trop, mais tu me rappelles que j’ai encore « Seul le silence » qui stagne dans ma PAL depuis sa sortie en poche (ce qui fait trèèès longtemps ;0)

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