L’ouzbek muet et autres histoires clandestines – Luis sepulveda

sepulvedaTitre : L’ouzbek muet et autres histoires clandestines
Auteur : Luis Sepulveda
Littérature chilienne
Titre original : El uzbeko mudo y otras historias clandestinas
Traducteur : Bertille Hausberg
Éditeur : Métailié
Nombre de pages : 152
Date de parution : 2 avril 2015

Auteur :
Luis Sepúlveda est né le 4 octobre 1949 à Ovalle, dans le nord du Chili.
Le Vieux qui lisait des romans d’amour, son premier roman traduit en français a connu un très grand succès dans le monde entier, il est traduit en 35 langues.
Ses œuvres sont aujourd’hui des best-sellers mondiaux.

Présentation de l’éditeur :
Il était une fois, dans les années 60 du siècle dernier, des pays où la politique occupait une place primordiale dans la vie des jeunes gens. Au Chili comme ailleurs, le langage était codé et les slogans définitifs. Mais on est très sérieux quand on a dix-sept ans à Santiago du Chili et qu’on s’attaque au capitalisme avec un succès mitigé. On peut monter une opération contre une banque pour financer une école et utiliser toute la logistique clandestine pour trouver du lait en poudre pour empêcher un bébé de pleurer ; chanter Blue Velvet en plein hold-up pour que les clients présents dans la banque n’aient pas peur ; se tromper d’explosif et rentrer à pied ; préférer la musique américaine à la dialectique marxiste pour séduire les filles ; apprendre le taekwondo qui rend les Coréens du Nord invincibles et trouver contre leur champion des solutions créatives… En état de grâce littéraire, Luis Sepúlveda nous raconte ces histoires irrésistiblement drôles et tendres en hommage à un temps où on pouvait rêver “d’être jeune sans en demander la permission”.

Mon avis :
Luis Sepulveda nous propose un recueil de nouvelles où l’on oscille entre l’humour et le tragique des révolutions sud-américaines. Et c’est bien souvent l’humour ou la tendre dérision qui l’emporte.
Parce que la Révolution est l’affaire de jeunes idéalistes qui pensent aussi à la musique et aux filles. Parce que ces jeunes ont des rêves, qu’ils respectent souvent les plus faibles mais manquent parfois d’expérience.
Derrière cette légèreté de la jeunesse, Sepulveda n’hésite pas à glisser que bon nombre de ces idéalistes ont perdu la vie lors de combats.
Sepulveda était étudiant lorsqu’il est emprisonné sous le régime de Pinochet. C’est donc avec nostalgie qu’il revit cet engagement, rendant ainsi hommage à la jeunesse perdue des militants.

Il m’a fallu un peu de temps pour entrer dans cette dualité. J’ai commencé à accrocher à la troisième nouvelle avec El Flaco qui matraque Blue Velvet lors d’un casse de banque.  Sepulveda va même jusqu’à faire de l’ironie sur le jargon révolutionnaire. J’ai beaucoup aimé la cinquième nouvelle qui nous émeut sur la personnalité d’un révolutionnaire abandonnant sa vie de famille suédoise pour repartir au Nicaragua malgré des épisodes antérieurs périlleux au Chili. Être révolutionnaire est l’engagement d’une vie.
Alors, l’intérêt est fixé et le sourire continue avec ces voleurs au grand cœur qui venge la mort de deux militants, la méthode Djoutché qui réserve une belle leçon de Tae Kwon Do, ou cette course poursuite après des condors, cadeaux du gouvernement chilien à Cuba.
L’humour et l’ironie sont omniprésents,  » Les bibles méthodistes et les livres rouges offraient le meilleur papier à rouler. » mais la dernière nouvelle rappelle la gravité avec l’histoire du déserteur témoin de l’exécution du Che par l’armée bolivienne.

Humour et Histoire par un grand auteur chilien, ça ne se rate pas!

 

 

 

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