Le best-seller de la rentrée littéraire – Olivier Larizza

larizzaTitre : Le best-seller de la rentrée littéraire
Auteur : Olivier Larizza
Éditeur : Andersen editions
Nombre de pages : 228
Date de parution : septembre 2014

Auteur (source Éditeur):
Né en Lorraine, Olivier Larizza vit en Martinique et à Strasbourg. Là, il possède un manoir du XIXe siècle sur la tour duquel nichent des cigognes. Avec le temps et les quignons de pain qu’il leur distribue, elles sont devenues ses plus ferventes admiratrices. Elles portent des lunettes roses et des sacs en croco, et adorent caqueter littérature…

Présentation de l’éditeur :
Quel est l’hurluberlu qui a inventé la rentrée littéraire ? Si l’argent ne fait pas le bonheur, pourquoi les éditeurs n’en donnent-ils pas plus ? Comment un auteur traversant une période de vaches maigres peut-il faire un bœuf en librairie ? Et le grand Shakespeare, il chaussait du combien ?
Ces questions fondamentales tenaillent Octave Carezza, écrivain de 37 ans qui rêve d’écrire un best-seller et de trouver l’amour. Il lui arrive moult aventures rocambolesques avec ses lectrices, ses éditeurs, ses confrères croisés dans les salons du livre, cette drôle de dame qui s’appelle Inspiration ou encore l’e-book, invention fabuleuse qui va révolutionner nos vies avant de nous pousser à faire la révolution…
Avec un sens de l’humour irrésistible, Olivier Larizza brosse une satire épatante de nos mœurs littéraires.

Mon avis :
En dix chapitres Olivier Larizza fait le tour du monde littéraire avec une bonne dose d’humour et une habileté à jouer avec les mots et les expressions.
Octave Carezza, écrivain, a abandonné son métier de Professeur de Lettres. Souvent confronté à l’angoisse de la page blanche (3), les finances sont au plus bas. Et comment séduire les femmes (1) sans portefeuille bien rempli, il suffit de profiter de son statut d’écrivain et de s’inscrire dans une agence de rencontres pour écrivains désargentés. On le verra, ce n’est pas si facile. Après son flop littéraire pour L’amour est dans le prêt, Octave doit trouver des travaux alimentaires (2), pourquoi pas rédiger la biographie ( « c’est la clé: les gens adorent lire la vie des autres, ça les dépayse. ») de Monsieur Plateau pour un restaurant. Enfin la parution d’un nouveau roman nous vaudra une superbe critique des éditeurs (4), bien plus aisés que ces pauvres écrivains.
Si écrire un roman est déjà une aventure, aller le vendre sur les nombreux salons du livre (5), surtout un vendredi, jour des scolaires et des écrivains moins renommés.
Que dire des critiques littéraires (6)? Le mieux est encore d’écouter cette interview de Bernard Pinot-Noir par Paris-Fête. Il n’a jamais eu autant de succès que lorsqu’il a utilisé des nègres pour écrire ses romans. Son émission C cédille nous rappellera bien des souvenirs et surtout celui du passage de Bukowski sur le plateau.
Mon chapitre préféré est sans nul doute celui sur les liseuses (7). Nous tombons de « Kindle en Kobo« . Moi qui aime aussi palper les livres, j’ai beaucoup souri en écoutant Octave déconseiller l’achat d’une liseuse à une dame peu littéraire. Entendre Octave parler comme Marx ou BHL est un réel régal.
Ah oui, la vie n’est pas facile pour les auteurs, surtout quand ils ne sont pas parisiens. C’est une profession à fort taux de suicide (8). Angelo Grisé, son voisin en est la preuve vivante.
 » Un chercheur a diagnostiqué dans mon roman plusieurs catachrèses, deux épiphores et même un boustrophédon. »
Il y a de quoi vous déprimer. Si vous voulez jouer avec les figures rhétoriques, je vous conseille ce chapitre. Avec des oxymores qui finissent en pléonasmes ( occis mort), Olivier Larizza excelle à jouer avec les mots et les expressions.
Espérons que l’auteur trouve ainsi beaucoup de fans (9), surtout des lectrices bien mignonnes.
Voilà, n’en déplaise à l’éditeur, j’ai lu ce roman de bout en bout. Et même, ce dernier chapitre sur les fleurs du mail (10) qui nous fait sourire avec le langage des jeunes.

Ce livre est un clin d’œil en pleine rentrée littéraire. Olivia Larizza m’a fait sourire grâce à ce regard caustique qui épingle quelques grands noms du milieu, mais surtout pour cette habileté à jouer en permanence avec les mots et les expressions.

Une lecture plaisante.

rentrée nouveaux auteurs

13 réflexions sur “Le best-seller de la rentrée littéraire – Olivier Larizza

    • De mauvaise foi, certes. Puisque le livre existe en « zibouque »
      Mais c’était marrant cette façon de se moquer de cette pauvre dame. Il faut toutefois éviter le raccourci (liseuse, inculture) ce que laisse entendre ce chapitre. Cette pensée m’a dérangée mais tout de même beaucoup amusée.

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