L’été des noyés – John Burnside

burnsideTitre : L’été des noyés
Auteur : John Burnside
Littérature écossaise
Traducteur : Catherine Richard
Éditeur : Métailié
Nombre de pages : 336
Date de parution : 28 août 2014

Auteur :
John Burnside est né le 19 mars 1955 dans le Fife, en Écosse, où il vit actuellement. Il a étudié au collège des Arts et Technologies de Cambridge. Membre honoraire de l’Université de Dundee, il enseigne aujourd’hui la littérature à l’université de Saint Andrews. Poète reconnu, il a reçu en 2000 le prix Whitbread de poésie. Il est l’auteur des romans La Maison muette, Une vie nulle part, Les Empreintes du diable et d’un récit autobiographique, Un mensonge sur mon père.
John Burnside est lauréat de The Petrarca Awards 2011, l’un des plus prestigieux prix littéraire en Allemagne.

Présentation de l’éditeur :
Dans une île du nord de la Norvège, un endroit désert, magnifique et spectral où l’été est miraculeusement doux et radieux, Liv vit avec sa mère, un peintre qui s’est retiré là en pleine gloire pour mieux travailler. Son seul ami est un vieil homme qui lui raconte des histoires de trolls, de sirènes et de la huldra, une créature surnaturelle qui apparaît sous les traits d’une femme à l’irrésistible beauté, pour séduire les jeunes gens et les conduire à affronter les dangers et la mort. Noyades inexplicables et disparitions énigmatiques se succèdent au cours des nuits blanches de cet été arctique qui donne aux choses un contour irréel, fantasmagorique. Incapable de sortir de l’adolescence et de vivre dans le monde réel, Liv erre dans ce paysage halluciné et se laisse dangereusement absorber dans la contemplation des mystères qu’il recèle. Voici un livre d’une intense poésie. Lyrique. Féérique. Dérangeant. Comme souvent chez Burnside, on est à la limite – difficile à appréhender – entre ce qu’on sait et ce qu’on rêve. On est aussi dans un grand thriller.

Mon avis :
 » Les rêves sont les histoires que nous nous racontons pour comprendre le monde, dit-elle. La seule différence qui existe entre les fous et les sains d’esprit, c’est que les fous ne rêvent pas assez bien. »

Et le monde de John Burnside n’est pas si simple à comprendre, monde fantasmagorique, personnages énigmatiques.
Liv, la narratrice se souvient de l’été de ses dix-huit ans, l’été des noyés. Deux garçons de sa classe, deux frères ont été retrouvés noyés à dix jours d’intervalle dans cette île de Norvège, où sa mère, Angelika Rossdal, peintre célèbre s’est retirée du monde.
Choquée par ces disparitions, stressée par son année scolaire, troublée par des nouvelles d’un père qu’elle n’a jamais connu, Liv oscille entre deux mondes,  » ce monde là où rien ne peut être fait, et le plein jour, où la raison est censée prévaloir. »
Une jeune fille, souvent livrée à elle-même est fort influençable. Sa mère passe beaucoup de temps enfermée en son atelier, pose peu de questions, reçoit ses prétendants qu’elle voit à peine, a abandonné les peintures de portrait de peur de découvrir le secret qui s’y cache.
 » Elle joue un rôle depuis toujours, mais ce rôle est sa véritable personnalité. Il suffit de connaître son oeuvre pour le comprendre. » Mais « plus un être devient angélique, moins il reste de place pour le banalement humain. »
Alors, Liv passe beaucoup de temps avec Kyrre. Il est presque un second père pour l’adolescente. C’est lui qui lui racontait les légendes du pays et qui lui parle de La Huldra, jeune femme à la robe rouge qui ensorcelle les hommes, peut-être trop vulnérables pour résister aux chants des sirènes. Et cette Maia,  » fille sombre et intense  » qui traînait avec les frères noyés, n’est-elle pas cette ensorceleuse qui s’intéresse maintenant à Martin, le locataire d’été de Kyrre.
Secrets, légendes, illusions, hallucinations, Liv nous entraîne dans sa quête fantomatique à la recherche de son véritable portrait, de son histoire.

 » les histoires individuelles, les vies distinctes que nous pensons vivre et les récits que nous en faisons, sont continuellement inclus dans une plus vaste narration qui n’appartient à personne en particulier et englobe non seulement tout ce qui se passe, mais tout ce qui aurait pu être. »

Avec ce roman, je découvre l’univers de John Burnside, un monde à la limite entre le réel et le rêve avec des personnages énigmatiques. Le style lyrique décrit parfaitement les paysages et les nuits blanches arctiques. La quête de Liv a effectivement tenu mon intérêt, curieuse de comprendre les différents personnages, le lien entre légende et réalité. J’ai aimé cette façon de nous immerger progressivement dans le sombre et l’onirisme mais j’ai tout de même trouvé quelques longueurs et lenteurs dans le récit.

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22 réflexions sur “L’été des noyés – John Burnside

  1. Tu me donnes encore plus envie de le lire, je l’avais mis dans ma WL, mais je pense qu’il ne va pas y rester longtemps !
    Biz biz et bonne lecture

  2. J’avais beaucoup aimé « La maison muette » de cet auteur même si l’atmosphère était terriblement lourde et malsaine. L’univers de celui-ci me tente bien aussi.

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