La ville heureuse – Elvira Navarro

navarroTitre : La ville heureuse
Auteur : Elvira Navarro
Littérature espagnole
Traducteur : Alice Ingold
  Éditeur: Orbis Tertius
Nombre de pages : 220
Date de parution : juin 2014

Auteur :
Elvira Navarro Ponferrada, née à  Huelva  en 1978 ) est un écrivain espagnol .
Elle possède un diplôme en philosophie .
En 2004, elle a remporté le concours de la Ville de jeunes artistes de Madrid. En 2007, elle publie son premier livre, La ville en hiver (Cheval de Troie), qui a été chaleureusement accueilli par la critique et honoré comme Nouveau Talent Fnac. En 2009, elle publie La Ville heureuse (Mondadori), qui a remporté le Prix Roman XXV Jaén et IV Prix Tempête du meilleur nouvel auteur, et a été élu par la revue Cultures publique divulgation comme l’un des livres de l’année.

En 2010 Elvira Navarro est considérée comme un des 22 meilleurs conteurs de langue espagnole de moins de 35 ans par le magazine Granta.

Présentation de l’éditeur :
Un jeune garçon arrive de Chine pour rejoindre sa famille qui a émigré en Espagne. Une fillette fuit à la recherche d’un vagabond qui l’effraye et la fascine.
La Ville heureuse est ce roman en forme de diptyque construit autour de deux histoires imbriquées, deux récits d’apprentissage et de découverte d’un monde fait de mensonges, de laideur et de conventions hypocrites.
Chi-Huei a quitté la Chine, son village de province où il vivait heureux en compagnie de sa vieille tante. Contraint à l’âge de six ans de rejoindre sa famille qui survit dans la grande ville jamais nommée, à la tête d’un commerce rudimentaire de poulets rôtis et de riz cantonnais pompeusement baptisé Restaurant chinois, il se heurte à sa propre nostalgie, à la honte et la déception que lui inspire sa famille aux chimériques ambitions de réussite, à une langue étrangère, aux difficultés d’intégration, de découverte et d’apprentissage d’un monde nouveau. Il partage le même quartier que Sara avec qui il noue une amitié complice. Celle-ci est la protagoniste du deuxième récit, mené depuis la troublante et subtile intériorité de la fillette. À la découverte de l’univers qui l’entoure, transgressant les règles de jeu fixées par son père et les tabous sociaux qu’impose leur vie bourgeoise, elle franchit les limites interdites du quartier. Effrayée et fascinée à la fois par un vagabond qui hante ces lieux elle nouera avec lui une relation singulière et finira par découvrir ce monde des adultes, à la fois cruel et incompréhensible. Car elle ignore tout : une ignorance qui est sans doute le plus précieux des privilèges et le constat le plus cruel de l’enfance.

Mon avis :
 » La montagne s’érigeait comme le symbole de ce qu’il désirait sans jamais l’accomplir. »
Cette phrase illustre peut-être ce que l’auteur a voulu démontrer en nous contant la vie de deux jeunes gens. L’adolescence est une période de désirs difficiles à réaliser, d’hésitations et de questionnement.
Le roman se divise en deux parties comme deux nouvelles reliées par le fait que les deux jeunes gens sont des amis d’enfance d’un quartier espagnol.
Chaque partie montre les difficultés d’intégration des étrangers :Les parents de Chi-Huei ont des difficultés avec la langue espagnole et ils doivent réussir leur commerce pour survivre. Gagner de l’argent est une obligation pour rester en ce pays.
Sara aborde ce sujet avec tout d’abord la suspicion de ses parents face à la famille chinoise de Chi-Huei et les origines juives de la famille de son amie Julia. Elle est ensuite confrontée à la difficulté d’intégration d’un jeune vagabond français handicapé.
Si les enfants sont « formatés » par l’école ou la télévision comme le prétend le vagabond, ils n’en sont pas moins capables de réfléchir et de douter du monde qui les entoure.
Chi-Huei peine à savoir si les actes des gens sont motivés par l’amour ou l’argent. N’est-ce que pour l’argent que cette vieille tante l’a gardé en Chine, que ses parents ne sont pas venus le chercher plus tôt ? Seul son père, un peu en retrait du monde à la suite de tortures en prison, semble avoir une humanité ou au moins un désintéressement face à l’argent.
Sara, elle, hésite entre la peur et le désir de rencontrer ce vagabond qui l’espionne. Elle oscille entre la curiosité à découvrir un monde inconnu, une autre façon de penser et la crainte résultant des mises en garde constantes de ses parents.
Elvira Navarro souhaitait, je pense, mettre en regard les visions de l’adolescence avec le monde des adultes. Mais il me fut difficile de m’intéresser aux personnages.
Dans la première partie, seul Chi-Huei est identifié. Les autres membres de la famille sont nommés par leur titre (père, mère, grand-père…) et j’ai peiné à savoir de qui on parlait. Les raisons de l’émigration des parents ( fuite du pays suite à la prison du père) ne sont pas suffisamment exploitées. C’est un des sujets que j’aurais aimé mieux découvrir contrairement aux problèmes d’aménagement du restaurant qui sont pour moi sans grand intérêt.
Dans la seconde partie, la confrontation des idées nihilistes du vagabond avec le besoin de connaissance de la jeune fille est intéressante.
 » Le vagabond me colonise avec ses mots. »  » Le vagabond anéantit ce que à quoi je crois, mais j’attends toute la journée ce moment de conversation. »
Les dialogues se révèlent malheureusement assez plats et la fin de leur rencontre est relativement étrange.
La quatrième de couverture m’avait donné envie de lire ce roman, mais je termine cette lecture un peu déçue. Le style, l’angle de développement choisi par l’auteur ne m’ont pas convaincue.

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