A la grâce des hommes – Hannah Kent

kentTitre : A la grâce des hommes
Auteur : Hannah Kent
Littérature australienne
Traducteur : Karine Reignier
Éditeur : Presses de la cité
Nombre de pages : 400
Date de parution : mai 2014

Auteur :
Hannah Kent vit en Australie où elle est cofondatrice et rédactrice en chef adjointe d’une revue littéraire. Elle donne également des cours d’écriture et d’anglais à l’Université de Flinders, où elle achève en parallèle son doctorat. A la grâce des hommes est son premier roman.

Présentation de l’éditeur :
Agnes Magnúsdóttir, servante dans l’Islande austère et violente du XIXe siècle, est condamnée à mort pour l’assassinat de son amant et placée dans une ferme reculée en attendant son exécution. Horrifiés à l’idée d’héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Tóti, le révérend chargé de préparer la jeune femme à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Au fil des mois, Agnes raconte sa vérité, aussi terrible soit-elle à accepter. Mais la justice des hommes est en marche, et pourquoi Agnes réapprendrait-elle à vivre si c’est pour mourir ?
Inspiré d’une histoire vraie, A la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous pensons connaître et celle à laquelle nous voulons croire. Avec ce premier roman à l’atmosphère lyrique et ample, Hannah Kent s’impose d’ores et déjà comme l’un des grands écrivains de sa génération.

Mon avis :
«  Les gens prétendent vous connaître sous prétexte qu’ils savent ce que vous avez fait, mais ont-ils pris la peine d’écouter ce que vous avez à dire ? »

Basé sur des faits réels, Hannah Kent nous raconte l’histoire d’ Agnès Magnusdottir, la dernière personne àêtre exécutée en Islande. Elle était accusée d’avoir participé avec Fridrik Sigurdsson et Sigridur Gudmundsdottir aux meurtres de Natan Ketilsson et de Petur Jonsson en 1828.
Après décision du roi du Danemark qui fait la justice en Islande, Agnes est envoyée dans la ferme de l’officier de police, Jon Jonsson afin d’y attendre sa prochaine décapitation. Là, en compagnie des gens de cette famille et du sous révérend Thorvandur Jonsson dit Totie, elle va réapprendre à vivre normalement en participant aux travaux de la ferme, se confier à Totie et nous évoquer ses sentiments et ses souvenirs.
Dans cette Islande au climat rude, où  » les gens ne vous laissent pas oublier vos fautes« , où les gens de maison doivent rester à leur place, Agnès, enfant abandonnée par sa mère va servir de ferme en ferme jusqu’à être engagée par Natan, cet homme étrange dont elle tombe amoureuse.
 » Dès lors, comment pourrais-je décrire l’instant où j’ai compris que je venais de trouver ce que je désirais ardemment sans le savoir ? Mon esprit en a perdu la trace. Seul demeure le souvenir de ce désir. Un désir si vif, si apte à me pousser vers les ténèbres qu’il m’a terrifiée. »
Hannah Kent nous décrit une Agnes, beaucoup plus nuancée que les souvenirs historiques. Elle est ici un personnage qui parvient à émouvoir son confesseur Totie, ses « geôliers » et bien évidemment le lecteur. Sa condition et son intelligence m’ont fait penser à l’héroïne du roman de Tracy Chevalier, La jeune fille à la perle.
L’auteur parvient ainsi à me captiver sur plusieurs registres : l’intensité des personnages, la technique de narration alternée, le contexte d’un pays et d’une époque ( qui m’a rappelé le roman de Dominic Cooper, Nuage de cendres), l’intérêt croissant pour cette histoire qui se dévoile petit à petit et cette évolution progressive des relations entre les personnages.

J’ai donc passé un très beau moment de lecture avec ce premier roman d’Hannah Kent en pensant à des héroïnes comme Corrag ( Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher) ou Griet ( La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier)

Ce roman sera adapté au cinéma en 2016 par le réalisateur Gary Ross ( Hunger Games) avec Jennifer Lawrence dans le rôle d’Agnès.

Je remercie babelio et les Éditions Presses de la Cité pour l’attribution de ce livre dans le cadre d’une opération Masse Critique spéciale.

 

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18 réflexions sur “A la grâce des hommes – Hannah Kent

  1. Je n’avais jamais entendu parler de ce roman mais je dois reconnaitre qu’il me tente énormément. Cette thématique et puis l’ambiance, les extraits que tu cites, tout ce que tu en dis. Je suis séduite !

    • Nous avons tous nos préférences. Je craque assez facilement sur les grands espaces ( froids ou chauds). En fait, quand La nature et les conditions de vie façonnent les personnages.

  2. J’ai adoré ce livre également et je suis ravie de voir que nous avons quelques références en commun, comme Corrag qui m’avait envoûtée, ou bien tracy chevalier même si ce fut plus classique.

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