Une saison à Longbourn – Jo Baker

bakerTitre : Une saison à Longbourn
Auteur : Jo Baker
Littérature anglaise
Traducteur : Sophie Hanna
Éditeur : Stock
Nombre de pages : 396
Date de parution : avril 2014

Auteur :
Jo Baker est née dans le Lancashire. Une saison à Longbourn est son quatrième roman, le premier publié en France. Elle vit aujourd’hui à Lancaster.

Présentation de l’éditeur :
Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier.
À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

Mon avis :
Orgueils et Préjugés est un des romans préférés de bon nombre de lectrices. Tout livre qui s’y rattache permet de faire perdurer la magie de la rencontre de la fougueuse Elisabeth Bennet et du ténébreux Fitzwilliam Darcy.

Jo Baker suit tout au long du roman les évènements qui nous ont tant fait vibrer dans le roman de Jane Austen comme la visite de Mr Collins, l’héritier de Longbourn, les frasques de Wickam dont la jeune Lydia tombe amoureuse, la sagesse de Jane et son amour pour Mr Bingley et bien sûr la passion d’Elisabeth et de Darcy.

Mais la vie des Bennet reste en second plan, puisque l’auteur s’attache surtout à décrire la vie et les passions des employés de maison. Mrs Hill, la femme de confiance de Mr Bennet marié au majordome homosexuel Mr Hill est une femme énergique, humaine et résignée. Elle a accueilli et formé Sarah, jeune orpheline venue de l’hospice des indigents à l’âge de sept ans puis la petite Polly. Leur univers est bouleversé par les évènements chez les Bennet mais aussi par l’arrivée d’un nouveau valet, James Smith.
Sarah, consciente de l’existence du bonheur qu’elle a connu auprès de ses parents, rêve d’une vie meilleure, d’indépendance et d’amour. L’éveil des sens la pousse vers le valet noir des Bingley mais son cœur est attiré par le mystérieux James.
 » Mrs Hill était l’esclave de ses maîtres qu’elle considérait comme des petits dieux. Sarah n’avait pas du tout l’intention de devenir comme elle. »

Jo Baker parvient à créer un climat au sein de son histoire en nous plongeant dès le départ dans le monde de Jane Austen, mais aussi en décrivant la société anglaise de l’époque, les guerres en Espagne contre Napoléon, en créant un monde parallèle et tout aussi romanesque chez les serviteurs des Bennet.
En décrivant le quotidien des gens de maison, les relations avec leurs employeurs, l’auteur montre efficacement et insidieusement que, même respectés et bien traités, les serviteurs n’en demeurent pas moins des personnes dont les souhaits et envies sont ignorés des patrons.

La force du roman ne vient pourtant qu’en dernière partie lorsque l’auteur incarne ses personnages en nous racontant le passé de Mrs Hill et de James. Tentée au départ par l’ambiance d’Orgueils et Préjugés, j’ai finalement préféré la partie où l’auteur parvenait à s’en détacher pour créer son histoire.

Pour cette dernière partie et pour l’ambiance austenienne, ce roman est une belle lecture. Dans la catégorie « Belles et grandes histoires », je pourrais être tentée par un autre roman, non encore traduit en France, de cette auteure.

bac2014

 

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18 réflexions sur “Une saison à Longbourn – Jo Baker

  1. Je l’ai donc dans ma PAL et vais essayer de le lire pour le mois anglais. Pour le moment, les avis sont plutôt positifs. Cela me rassure car je ne suis pas très fan des suites données à Jane Austen.

  2. Il est dans ma PAL, j’espère le lire d’ici la fin du mois ! Pour l’instant je suis plongée dans La blancheur que l’on croyait éternelle découvert chez toi et j’aime beaucoup 🙂

  3. Alors moi, c’est le contraire, je l’ai préféré quand il s’approche de très près d’Orgueil et Préjugés, quand il en suit les événements et surtout, quand il désacralisent les personnages qui y étaient sympathiques.

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