Le chardonneret – Donna Tartt

tarttTitre : Le chardonneret
Auteur : Donna Tartt
Littérature américaine
Traducteur : Edith Soonckindt
Éditeur : PLON
Nombre de pages :  790
Date de parution : janvier 2014

 

Auteur :
Donna Tartt, née le 23 décembre 1963 à Greenwood au Mississippi, est une femme écrivain américaine.
Elle a grandi dans la ville de Grenada, voisine de sa ville de naissance. Elle a été publiée pour la première fois à treize ans, dans une revue littéraire du Mississippi.
Elle a étudié au Bennington College dans le Vermont et là elle s’est liée d’amitié avec l’écrivain Bret Easton Ellis, à qui elle a dédicacé son chef-d’œuvre, Le Maître des illusions. C’est à ce moment qu’elle a commencé à l’écrire, livre qu’elle a mis huit ans à terminer.
Ce roman fut un grand succès de librairie, étant vendu à plus de cinq millions d’exemplaires.
Dix ans après Le Maître des illusions, Donna Tartt publie son deuxième livre : Le Petit Copain. Bien que critiqué par certains des lecteurs du premier roman, Le Petit Copain reste dans le style précis et descriptif des personnalités développées par la romancière. Onze ans plus tard, elle récidive avec Le Chardonneret, qui obtient le prix Pulitzer de la fiction.

Présentation de l’éditeur :
Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu’il soit aujourd’hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu’est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D’où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu’il transporte partout avec lui ?
À la fois roman d’initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l’Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Donna Tartt.

Mon avis :
 » Qui a dit que la coïncidence était juste la façon qu’a Dieu de rester anonyme? »
fabritiusThéo vit seul avec sa mère depuis que son père les a quittés. En adolescent un peu perturbé, il vient de se faire exclure du collège. En allant à un rendez-vous avec l’école, il passe avec sa mère au musée voir et revoir ce célèbre tableau de Carel Fabritius qu’elle aime tant, Le chardonneret, peint en 1634.
Instant fatal puisqu’un attentat terroriste détruit le musée faisant de nombreuses victimes dont un vieil homme Weltie, croisé par hasard et surtout remarqué par Théo à cause de la jeune fille rousse (Pippa) qui l’accompagnait. Théo, ne sachant où se trouve sa mère passe quelques instants près du vieil homme mourant et recueille ses dernières volontés qui le mettront sur le chemin de son destin, grâce à deux objets qu’il sortira du musée, la bague de Weltie et le fameux tableau de Fabritius.
Commence alors un récit d’initiation où nous allons suivre les déboires du jeune Théo, passant d’une famille d’accueil ( les parents d’un copain de classe, les Barbour) puis rejoignant son père à Végas. Autant de rencontres et d’évènements qui façonnent sa vie de jeune homme.
Hobie, l’associé de Weltie, cet homme « distrait et gentil; négligent, brouillon, humble et doux »  restera toujours l’homme de confiance, le soutien. Mrs Barbour verra en lui un fils retrouvé. Pippa qui  » représentait le royaume perdu, la partie non meurtrie de mon être qui avait disparue avec ma mère« , sera le seul amour de sa vie, inaccessible parce qu’elle a vécu le même drame au musée. Et enfin, Boris, un jeune garçon rencontré à Végas sera l’éternel ami malgré ses tendances aux mauvaises actions, son goût pour l’alcool et la drogue.
« Il faisait toujours confiance à la mauvaise personne » mais  » Tu peux prendre le mauvais chemin et aboutir quand même là où tu veux. »
Théo gardera toujours en lui un sentiment de culpabilité, une peur des foules qu’il contrôle par abus de médicaments ou de drogues. Le tableau de Fabritius est un lien indissociable avec sa mère et il guidera à épisode régulier, un peu comme un fil rouge, le sens de sa vie.
Pourquoi ce tableau? Parce que, si l’art est universel, chacun a un attrait particulier pour une œuvre d’art, quelque chose de magique et personnel qui touche le coeur. En contant cette histoire, Théo souscrit à l’immortalité d’une œuvre d’art.
 » J’ajoute mon propre amour  à l’histoire des amoureux des belles choses. »
Si Donna Tartt a mis plus de dix ans à écrire ce volumineux roman, j’ai pris une bonne semaine à le lire. Ce sont tout de même près de huit cent pages bien tassées avec malheureusement un rythme un peu plat (thriller moderne, bof!) et un contexte insuffisamment exploité. Si il y a de très belles réflexions sur l’Art, sur le sens de la vie, « ironie implacable » ou  » divine providence« , sur les blessures morales de victimes d’attentat, sur les addictions aux drogues, celles-ci me semblent simplement effleurées.
 » J’aimerais croire à une vérité au-delà de l’illusion, mais j’en suis venu à la conclusion qu’il n’y en a pas. Parce que, entre la réalité d’un côté et le point où l’esprit la heurte de l’autre, il y a une zone intermédiaire, un liseré irisé où la beauté vient au monde, où deux surfaces très différentes se mêlent en une masse indistincte pour offrir ce que n’offre pas la vie; et c’est l’espace où tout l’art existe, et toute la magie. »
En lisant la conclusion, je comprends ce que souhaitait montrer l’auteur mais n’est-ce pas un peu tardif ?
 » Et si notre méchanceté et nos erreurs étaient la matière même qui détermine notre destinée et nous amènent vers le bien? Et si, pour certains d’entre nous, on ne pouvait y arriver d’aucune autre manière? »

J’aurais aimé que le récit d’initiation soit davantage enrichi par un contexte social ou artistique ou une réflexion plus poussée, afin de diversifier et relancer mon intérêt au cours de cette lecture.
Le chardonneret reste un livre marathon qui nécessite la ténacité d’un lecteur acharné.

rentrée 14 romancières bac2014

 

 

 

 

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18 réflexions sur “Le chardonneret – Donna Tartt

    • J’aurais peut-être dû me contenter de cette dernière phrase et abandonner la lecture dès le début. Mais c’est une chose que je ne sais pas faire. Et même, si cette lecture a été longue, je ne regrette pas de l’avoir faite.

  1. Et bien je vais rejoindre tous les commentaires, je crois que je ne vais pas mettre ce livre dans ma liste de livres à lire… Moi aussi je n’aime pas abandonner la lecture d’un livre donc je m’abstenir de le commencer !

  2. Pingback: « Le chardonneret , Donna Tartt – Pocket, traduit par Edith Soonckindt | «La livrophage

  3. Je suis entrain de le lire, j’en suis à la moitié et pour l’instant j’adore, je ne me lasse pas et ai toujours hâte de le reprendre. C’est vrai qu’il prend le temps de lecture de plusieurs livres mais en tout cas pour l’instant je ne le regrette pas…

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