La blancheur qu’on croyait éternelle – Virginie Carton

cartonTitre : La blancheur qu’on croyait éternelle
Auteur : Virginie Carton
Éditeur : Stock
Nombre de pages : 224
Date de parution : 19 mars 2014

Auteur :
Virginie Carton est née à Lille en 1972. Son premier roman, Des Amours dérisoires a paru chez Grasset en 2012.

Présentation de l’éditeur :
Mathilde aimerait bien devenir chocolatière mais elle est trop diplômée pour ça. Elle ne sort pas beaucoup et n’aime pas se déguiser. Ce qu’elle préfère, c’est regarder le concours de Miss France à la télé en mangeant des palets bretons trempés dans du lait. Quand elle avait sept ans, Mathilde a été traumatisée par la mort de Romy Schneider. À trente-quatre ans, elle pense encore à Julien, et Éléonore, sa meilleure amie, est décidée à lui trouver un bon parti.
Lucien est pédiatre, il aime les films avec Jean-Louis Trintignant, et Deauville. Il n’aime pas tellement danser. Ça remonte à son enfance, à l’époque des premières boums ratées. Chaque année, au Nouvel An, il envoie une carte de vœux à ses parents. À trente-cinq ans, il est célibataire. Il aimerait bien que ça change. Mais il n’est pas très à l’aise avec les SMS, alors c’est pas gagné.
Mathilde et Lucien habitent le même immeuble mais ne le savent pas.
Un jour, le nouveau voisin les invite à sa soirée déguisée. La Blancheur qu’on croyait éternelle est l’histoire de deux solitudes, deux sentimentaux perdus dans un monde plus vraiment sentimental.

Mon avis :
 » On porte en soi des images de films, des chansons qui surgissent à des moments inattendus de nos vies, qui font de nous quelqu’un ayant appartenu à une époque. Il nous reste des empreintes de ces histoires qui nous ont marqués, de ce temps où nos vies étaient vierges et où l’on croyait la blancheur éternelle. »

C’est une très jolie idée de semer au fil de cette histoire des scènes de films ou des phrases de chansons des années d’avant 2000, avant que le monde ne vive plus qu’au rythme et au langage des téléphones portables ou d’Internet.
Et cela cadre tellement bien avec les deux personnages.
Julien, 36 ans, pédiatre et fan de Jean-Louis Trintignant est plutôt « old school ». Très poli, peu doué en drague, un style un peu british qui passe inaperçu. « Chez lui, l’affectif l’emportait souvent sur le pratique. »
Mathilde, 34 ans sort de HEC mais elle peine à trouver un travail à la hauteur de ses compétences ce qui navre sa mère toujours « trop ». Elle est peu sociable (« je veux qu’on me laisse tranquille« ), peu naturelle, ne comprend rien aux conversations des jeunes de son âge. Une vieille fille rêveuse qui préfère les soirées DVD-pizza aux fêtes branchées entre amis. «  Le monde de Mathilde était peuplé de rêves éperdus, de nature sauvage, d’envolées romantiques, de murmures romantiques. »
Pas facile de faire sa place dans ce monde moderne plein d’artifices quand son caractère est davantage dans l’intériorité. Déjà enfants, tous deux peinaient à se faire des amis. Et pourtant « on peut décevoir et gagner quand même« , quelque soit notre façon d’être, il y a forcément quelque part quelqu’un pour vous comprendre. Inutile de forcer sa nature à vouloir rentrer dans le moule, à mentir aux jeunes arrivistes pitoyables comme les amis d’Eléonore qui veut caser sa meilleure amie Mathilde. Inutile de vouloir aller dans le Sud quand on se sent si bien à Deauville.

Virgine Carton écrit une histoire très touchante sur « une fille un peu spéciale, un peu seule sur la terre » et un garçon « à côté de la plaque« . C’est tendre, nostalgique et semé d’humour.
Et il faut vraiment saluer cette performance d’insérer des phrases de chansons (la bande originale en fin de livre me laisse à penser que je ne les ai  pas toutes trouvées, il faudra que je relise le roman pour ce plaisir de recherche). L’épilogue montre la maîtrise de l’auteur dans la construction de son scénario. Et, comme à la fin du générique d’un film que l’on ne veut pas quitter, j’ai savouré les petites phrases bien senties des connaissances de Mathilde et Julien.

« C’est un beau roman, c’est une belle histoire… »

Publicités

19 réflexions sur “La blancheur qu’on croyait éternelle – Virginie Carton

  1. Déjà tentée par ce roman des avis avis lus sur les blogs, et je ne savais pas que la musique était en fil rouge tout au long de l’histoire. Donc… doublement tentée!!!!

    • En plus mes filles me reprochent souvent de reprendre une chanson sur des petites phrases prononcées au hasard. D’autant plus que souvent elles ne connaissent pas les chansons…Autant dire si je suis bonne cliente.

  2. Pingback: La blancheur qu’on croyait éternelle | des livres, des livres !

  3. Pingback: "La blancheur qu’on croyait éternelle", Virginie CARTON | Sur mes brizées

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s