L’été des lucioles – Gilles Paris

parisTitre : L’été des lucioles
Auteur : Gilles Paris
Éditeur : Héloïse d’Ormesson
Nombre de pages : 224
Date de parution : 23 janvier 2014

Auteur :
Né à Suresnes en 1959, Gilles Paris travaille depuis plus de vingt ans dans le monde de la communication et de l’événementiel. Il a publié son premier roman, Papa et maman sont morts, en 1991, puis Autobiographie d’une Courgette en 2002. Au pays des kangourous, paru en 2012, a remporté de nombreux prix littéraires, notamment le Prix cœur de France, le Prix roman de la ville d’Aumale, le Prix des lecteurs de la bibliothèque Goncourt, le Prix Folire et en 2013 le Prix plume d’or.

Présentation de l’éditeur :
Gilles Paris brosse les portraits de personnages attachants – une ado nonchalante, une maman libraire, un père-enfant – et décrit avec tendresse l’univers poétique du petit Victor. Un roman d’apprentissage sensible et drôle. Une histoire qui réveillera l’enfant qui sommeille en vous.

Mon avis :
L’été des lucioles ou comment replonger dans les étés de notre enfance grâce à Victor Beauregard, 9 ans. Les premières vacances près de Roquebrune-Cap-Martin, dans un appartement hérité par François, le père de Victor de sa sœur Félicité sont l’occasion pour Victor de trouver de nouveaux camarades, une mignonne petite copine, des gens différents qui suscitent de nouvelles escapades.
Le récit est écrit avec toute l’innocence de l’enfance. Victor ne comprend pas toujours les amours adolescentes de sa sœur Alicia, les blessures de jeunesse de Pilar, exilée de son Argentine natale et surtout la séparation de ses parents.
 » – Et qu’est-ce que tu ne comprends pas ?
– Ben, pourquoi papa ne vit plus avec nous, pourquoi maman ne répond pas à toutes mes questions, pourquoi Alicia aime tous les garçons de son âge, surtout Lorenzo qui n’est pas le bon, pourquoi Pilar ne peint pas d’humains dans ses tableaux, enfin tout ça, quoi!  »
L’auteur nous remémore toute la tendresse de l’enfance, l’époque où un baiser sur la joue vous fait changer le cœur de place, où faire des choses en cachette vous donne le frisson. Une époque où même si nous n’y étions pas insensibles, nous ne comprenions pas les douleurs des adultes.
Pourquoi, son père qui refuse de grandir, ne veut-il plus venir à Roquebrune ? La vieille baronne esseulée donnera peut-être quelques pistes à Victor.  Ou est-ce la magie des lucioles, ou ces papillons téméraires qui se posent si souvent sur Victor?
Au moment où j’aurais pu me lasser de la douceur de l’enfance, Gilles Paris relance mon intérêt en laissant présager un orage  menaçant.
L’intérêt de donner la parole à un jeune garçon, en plus adorable, est d’avoir un style touchant grâce à la naïveté, la curiosité et l’impertinence de l’enfance. Victor est mignon lorsqu’il tombe amoureux de Justine, lorsqu’il discute avec la vieille baronne.
Cette histoire se place au cœur d’une belle région et nous aussi fait découvrir la promenade Le Corbusier avec ses magnifiques villas.
Et puis, nous grandes lectrices qui avons toujours un livre à la main, comment ne pas être touché par la maman de Victor:
 » C’est simple, maman lit tout le temps, sauf sous la douche ou quand elle dort. »

Sachez regarder la magie des lucioles, et comme moi, vous finirez ce livre avec de la poussière d’étoiles dans les yeux.

Retrouvez l’avis d’Au rendez-vous littéraire, de Cultur’elle, d’Alex Mots à Mots

Le précédent roman de l’auteur, Au pays des kangourous, est sorti en format poche en ce début d’année. Ce sera une occasion pour moi de continuer avec l’univers de cet auteur généreux.

bac2014 rentrée 14

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38 réflexions sur “L’été des lucioles – Gilles Paris

    • Un petit garçon de 9 ans qui a tout compris à l’amour.Quand Justine demande à Victor :
       » -Tu penses à quoi? Et moi je réponds: « A toi » Çà fait sourire ma petite fée. »
      Çà ne te met pas de la poussière d’étoiles dans les yeux une si belle réplique. C’est pas mignon?
      Oui, je sais, je suis trop romantique

  1. Merci pour ton avis, tu as su me convaincre… Bon avouons que je l’étais déjà à moitié, avec cette belle couverture, ce titre mystérieux. J’adore les éditions Héloïse d’Ormesson et j’ai vraiment hâte de découvrir la plume (enfin!) de Gilles Paris 🙂
    Eloo

    • C’est gentil de me laisser croire que j’y suis un petit peu pour quelque chose.
      Le principal est que tu le lises et que cette premiere rencontre avec l’auteur te plaise autant qu’à moi.

  2. Je l’ai fini ce matin ! J’avais un peu peur d’être lassée, j’ai déjà lu deux autres livres de Gilles Paris et toujours le même procédé : le narrateur est un petit garçon. Mais là j’ai passé un bon moment avec comme tu le dis si bien des étoiles plein les yeux ! 😉

    • C’était mon premier mais comme je l’ai dit dans ma chronique, moi aussi j’avais peur d’être lassée au cours de cette seule lecture. Et puis non, l’auteur sait relancer au moment où il faut.

  3. Je te remercie de m’avoir déposé le livre.
    Je temine en ce moment  » Les gens heureux lisent et boivent du café » d’Agnès Martin -Lugand.
    Bonne soirée

  4. Mounaille…… cela veut dire en Lorraine, mou, mollasson, qui n’a pas de nerf, de tonus, qui trainaille…. tout ce que je n’aime pas lol

    On dit d’une personne que c’est une mounaille, quand elle se laisse porter par les choses et les gens,quand il faudrait la torpiller pour qu’elle avance

    C’est vrai que c’est enfantin et léger…j’aurais aimé de temps à autre , quelques sursauts de sérieux.

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