Trois grands fauves – Hugo Boris

borisTitre : Trois grands fauves
Auteur : Hugo Boris
Editeur : Belfond
Nombre de pages : 288
Date de parution : août 2013

Auteur :
Hugo Boris est l’auteur de trois romans, tous publiés chez Belfond et ayant tous reçu un excellent accueil critique et une reconnaissance publique. Le Baiser dans la nuque (Belfond, 2005 ; Pocket, 2007), prix Emmanuel-Roblès. La Délégation norvégienne (Belfond, 2007 ; Pocket, 2009), premier prix littéraire des Hebdos en Région. Je n’ai pas dansé depuis longtemps (Belfond, 2010 ; Pocket, 2012), prix Amerigo-Vespucci.

Présentation de l’éditeur :
Le portrait de trois prédateurs : Danton, Hugo et Churchill. Trois héros qui ont en commun d’avoir été confrontés très tôt à la mort, d’avoir survécu et d’y avoir puisé une force dévorante. Trois survivants qui ont opposé leur monstruosité à la faucheuse.
Trois grands fauves, ou comment défier la mort en trois leçons.
Trois portraits fragmentés et subjectifs, raccourcis saisissants d’une vérité qui échappe aux historiens. Une filiation imaginaire se tisse entre les personnages, dessinant une figure nouvelle. Qu’est-ce qu’un grand homme ? Où est son exception ?

Mon avis :
Un style passionné pour des hommes qui ne le sont pas moins! Hugo Boris choisit des instants de vie de trois grands hommes de l’histoire, des moments de doute, de rencontre avec la mort. Cette mort qu’ils connaissent bien pour l’avoir côtoyé dans leur jeunesse pour Danton, ou chercher sur les tables de spiritisme pour Hugo à la recherche de cette pauvre Léopoldine, ou toucher de près sur les champs de bataille en Afrique du Sud ou pendant la première guerre mondiale pour Churchill. Ils ont tous trois été meurtris par la perte douloureuse de femmes, enfants ou père mais aussi toujours été guidés vers la vie grâce à leur mission politique ou littéraire.
Si les épisodes consacrés à Danton et Hugo sont assez courts, j’en ai apprécié le dynamisme pour Danton et l’errance pour Hugo tout en étant parfois rebutée par le côté sanguin des deux hommes prompts à profiter des faiblesses de la gente féminine et des bienfaits de la vie. Mais seul ce caractère pouvait donner une telle noblesse à ce chemin vers la guillotine de Danton.
Le chapitre sur Churchill m’a davantage intéressée (peut-être connaissais-je moins l’homme). L’auteur nous explique parfaitement comment le désamour de son père a forgé cet esprit de revanche, ce besoin d’être enfin reconnu.
 » Le danger exerce sur lui un attrait irrésistible. Il ne craint pas de mourir si cela peut l’aider à se faire remarquer. »
Journaliste en Afrique du Sud, il sauve des officiers britanniques pris en embuscade dans un train par les Boers. A son retour, sa carrière politique commence.
Luttant contre le  » black dog … La dépression chronique qui le guette à chaque ralentissement de sa vie« , il est sur tous les fronts.  » La guerre est un jeu« 
Hugo Boris nous donne un aperçu très attachant de ce grand homme.
Au delà du caractère et de la renommée de ces trois grands fauves, l’auteur insère des liens concrets entre ces trois vies, donnant ainsi au lecteur une continuité et un attrait supplémentaire aux récits.

Je remercie babelio et les Éditions Belfond qui m’ont fait parvenir ce livre lors de la dernière opération Masse Critique.

RL2013

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