Max, en apparence – Nathalie Skowronek

skowronekTitre : Max, en apparence
Auteur : Nathalie Skowronek
Éditeur : Arléa
Nombre de pages : 235
Date de parution : 5 septembre 2013

 

Auteur :
Nathalie Skowronek est née en 1973 et vit à Bruxelles. Elle travaille dans l’édition.

Présentation de l’éditeur :
En apparence, Max avait laissé Auschwitz derrière lui.
Une histoire ancienne qui avait fini par s’effacer, comme dans mon souvenir le numéro tatoué sur son bras qu’enfant je connaissais par cœur, et que j’avais pourtant fini par oublier.
Mon grand-père Max était à présent un homme d’affaires qui, associé à Pavel, son vieil ami des camps, trafiquait par-dessus le mur de Berlin pour alimenter la nomenklatura d’Allemagne de l’Est en produits de luxe et marchés divers. Tout aurait été pour le mieux, Max vivant au milieu de sa cour, si ce départ pour Berlin (qui avait été il n’y a pas si longtemps le cœur de la machine de mort) ne s’était fait au prix de l’abandon de son épouse et de sa petite fille, restées à Liège.
En apparence seulement.
Car Max chaque matin faisait le tour du zoo de Berlin, avec dans ses poches ses pilules, et un petit sac de diamants.

Mon avis :
A force de lire des écrits de descendants de personnes enfermés dans les camps de concentration, je mesure le poids de l’histoire qui pèse sur ces enfants et petits-enfants. D’autant plus que ceux qui en ont échappés ne voulaient, ne pouvaient pas parler de leurs années d’enfer.
Nathalie Skowronek veut comprendre ce grand-père qui ne laissait entrevoir en témoignage qu’un numéro tatoué sur le bras. Ces années passées à travailler à la mine de Jawischowitz, cette chance inouïe d’y avoir survécu ont-ils ensuite influencer son choix de vie. Car Max a choisi l’Allemagne pour faire du commerce plus ou moins douteux avec Pavel, un ami vivant à Berlin Est.
Comme toutes les personnes qui essaient de comprendre le passé, sans l’avoir jamais entendu de la bouche de l’intéressé, l’auteur suppose à partir de témoignages, de références littéraires ou cinématographiques. Elle enquête auprès des administrations, se rend à Auschwitz pour s’imprégner de l’histoire, elle retourne à Berlin et en Israël.
 » Est-ce suffisant pour prendre la parole? Ce que j’ai à dire justifie-t-il de rompre le silence ? »
De tels témoignages sont surtout nécessaires à l’auteur. Toutefois, Nathalie Skowronek est parvenu à m’intéresser en évoquant les conséquences sur l’entourage de Max ( avec sa grand-mère Rayele et surtout sa mère dépressive), et surtout en tentant de comprendre les agissements de Max pendant la guerre froide.
 » Derrière ces interrogations, se cache la douleur d’une fille qui a vu son père se montrer toujours aimable avec les inconnus quand il était incapable de vivre en famille. »
La construction est cependant un peu chaotique et le récit personnel pour vraiment me passionner.

«  Quoique je tente, je n’écrirai jamais qu’un ersatz d’une réalité que je ne peux appréhender. Plus j’avance, plus j’interroge, plus je lis, plus je me sais vague, incomplète, en-deçà de ce qui a été. Et l’écrire (faute avouée, faute à moitié pardonnée ?) ne me protège de rien. Quoique je fasse, je reste de l’autre côté. »

J’ai lu ce roman dans le cadre de l’opération encartLibFly avec LIBFLY.

RL2013 Challengedelete plume

 

 

6 réflexions sur “Max, en apparence – Nathalie Skowronek

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