Pietra viva – Léonor de Récondo

de recondoTitre : Pietra viva
Auteur : Léonor de Récondo
Éditeur : Sabine Wespieser
Nombre de pages : 240
Date de parution : 29 août 2013

Auteur :
Léonor de Récondo, née en 1976, débute le violon à l’âge de cinq ans. Son talent précoce est rapidement remarqué, et France Télévisions lui consacre une émission alors qu’elle est adolescente.
En octobre 2010, elle publie La Grâce du cyprès blanc (roman) aux éditions Le temps qu’il fait et, en janvier 2012, Rêves oubliés chez Sabine Wespieser éditeur.

Présentation de l’éditeur :
Michelangelo, en ce printemps 1505, quitte Rome bouleversé. Il vient de découvrir sans vie le corps d’Andrea, le jeune moine dont la beauté lumineuse le fascinait. Il part choisir à Carrare les marbres du tombeau que le pape Jules II lui a commandé. Pendant six mois, cet artiste de trente ans déjà, à qui sa pietà a valu gloire et renommée, va vivre au rythme de la carrière, sélectionnant les meilleurs blocs, les négociant, organisant leur transport. Sa capacité à discerner la moindre veine dans la montagne a tôt fait de lui gagner la confiance des tailleurs de pierre.
Lors de ses soirées solitaires à l’auberge, avec pour seule compagnie le petit livre de Pétrarque que lui a offert Lorenzo de Medici et la bible d’Andrea, il ne cesse d’interroger le mystère de la mort du moine, tout à son désir impétueux de capturer dans la pierre sa beauté terrestre.
Au fil des jours, le sculpteur arrogant et tourmenté, que rien ne doit détourner de son œuvre, se laisse pourtant approcher : par ses compagnons les carriers, par la folie douce de Cavallino, mais aussi par Michele, un enfant de six ans dont la mère vient de mourir. La naïveté et l’affection du petit garçon feront  resurgir les souvenirs les plus enfouis de Michelangelo.
Parce qu’enfin il s’abandonne à ses émotions, son séjour à Carrare, au cœur d’une nature exubérante, va marquer une transformation profonde dans son œuvre. Il retrouvera désormais ceux qu’il a aimés dans la matière vive du marbre.

Mon avis :
Les auteurs musiciens savent nous bercer de leur rythme et nous ouvrir les yeux sur l’Art. En racontant ici, le voyage de Michelangelo à Carrare afin de sélectionner les marbres pour une commande du pape Jules II, l’auteur nous immerge à la fois dans la vie simple des hommes de la carrière, la beauté du site et les réflexions du sculpteur.
La présentation de l’éditeur donne les éléments essentiels du roman. Je vais donc uniquement m’attacher à vous transmettre ce qui m’a vraiment plus en ce récit.
Un enfant et un homme simple et un peu fou vont lentement faire réfléchir le grand maître. Michele, très sage et réfléchi pour son jeune âge parvient malgré la méchanceté de Michelangelo à s’imposer en ami, à ouvrir les yeux et le cœur du sculpteur.
Cavallino, amoureux d’une jument, impose sa folie et sa gentillesse.
 » Il est ce qu’il désire être, tout simplement. »
Sa simplicité et ses conseils guident Michelanglo dans sa réflexion sur la mort et la disparition d’êtres chers.
C’est bien évidemment cette transformation d’un homme vaniteux, l’éveil de la générosité au contact d’âmes simples qui font tout le charme du livre : l’aide de l’enfant pur et du fou philosophe « pour ressusciter la mémoire de l’enfant dans le cœur de l’homme. »
L’environnement, tant la beauté de la nature que l’imagination des statues cachées dans les blocs de marbre agrémente harmonieusement l’évolution de l’artiste.
«  Ce n’est pas si compliqué de donner. Il suffit de faire comme la nature : se laisser tomber. »
Michelangelo, hanté par la mort de sa mère, puis celle du moine, comprendra que les disparus sont en nous et que la pierre peut être vivante.
Une fois de plus, Léonor de Récondo a réussi à me faire apprécier son univers. Comme pour Rêves oubliés, même si le sujet est difficile et sérieux, j’aime l’atmosphère douce, sensible et enveloppante du récit.

RL2013  Challengedelete plume

 

16 réflexions sur “Pietra viva – Léonor de Récondo

  1. Je viens de terminer ce récit. Ca m’a plu mais sans plus. Il ne se passe pas grand-chose dans le bouquin. Ce sont plutôt à des réflexions d’un artiste perturbé par la mort de sa mère d’abord, par celle du moine ensuite, que l’auteure nous convie.
    Ce qui m’embête, dans ce genre de roman, c’est qu’on peut être loin de la réalité. Je préfère quand on s’attarde sur des faits historiquement prouvés plutôt que sur des images mentales supposées.
    Bon lundi.

  2. Pingback: Pietra viva |

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