Seuls le ciel et la terre – Brian Leung

leungTitre : Seuls le ciel et la terre
Auteur : Brian Leung
Traducteur : Hélène Fournier
Littérature américaine
Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 384
Date de parution : mai 2013

Auteur :
Né en Californie d’un père chinois et d’une mère américaine, Brian Leung a grandi à San Diego. Il est l’auteur des Hommes perdus (Albin Michel, 2008 – sortie en Poche en 2013), et également de World Famous Love Acts, un recueil de nouvelles qui lui a valu Mary McCarthy Prize et l’Asian American Literary Award.

Présentation de l’éditeur :
1927. Après quarante années d’absence, Adele Maine revient à Dire Draw, petite ville minière du Wyoming. Elle n’a jamais oublié les événements qui ont failli lui coûter la vie et l’ont obligée à quitter son mari sans un mot d’explication. Adele était alors venue rejoindre son frère dans l’Ouest américain, véritable eldorado pour des milliers d’hommes en quête de travail sur les lignes de chemin de fer ou dans les mines de charbon. Au cœur de cet univers hostile, elle s’était liée d’amitié avec un jeune Chinois victime, comme les siens, du racisme et du mépris des ouvriers blancs. Et puis, est arrivé ce terrible jour de 1885 où les haines ont explosé et où il lui a fallu choisir… Dans la lignée de Willa Cather et Annie Proulx, Brian Leung réussit le superbe portrait d’une femme libre. Son roman embrasse un vaste paysage de sentiments et d’émotions qui répond, tel un écho, à l’immensité des grands espaces où seuls le ciel et la terre semblent régner.

Mon avis :
Pour ce roman, Seuls le ciel et la terre, Brian Leung prend pour toile de fond un événement historique des Etats-unis qu’est la venue de nombreux immigrés pour la compagnie de chemins de fer et industries minières.
L’histoire se passe dans le Wyoming, une terre aride où semblent n’exister que le ciel et la terre mais où le sous sol a de grandes réserves minières. L’Union Pacific fit venir de nombreux chinois pour travailler dans les mines de charbon. Une main d’oeuvre bon marché qui prend petit à petit le travail des Blancs, qui eux mêmes ont peu de ressources sur cette terre ingrate.
«  L’Union Pacific isolait les Chinois le plus possible. Dans cette région, ils étaient invisibles sauf quand on avait besoin de main d’oeuvre ou qu’on les accusait de voler le travail des autres. »
A la mort de son  père alcoolique, Addie, jeune femme originaire du Kentucky rejoint son frère, Tommy dans ce coin perdu où les hommes vivent dans des terriers. Addie s’est forgée un sacré caractère auprès d’une mère qui lui a appris à se méfier des hommes avant d’abandonner sa famille. Idéaliste et volontaire, habile avec un fusil, elle chasse pour fournir de la nourriture aux mineurs. Méfiante et avertie par les préjugés des Blancs envers les chinois, elle va toutefois s’associer avec Wing Lee.
Il est un personnage touchant, marqué par un destin familial, son apparence soumise cache une intelligence (il parle couramment l’anglais) et une richesse d’âme et de coeur ( homme de théâtre, habile et avisé).
La narration alterne entre trois étapes de la vie d’Addie : Celle où elle revient sur les lieux quarante ans plus tard, celle où elle se trouve à l’hôpital juste après l’émeute de septembre 1885 qui coûta la vie à de nombreux chinois et celle où elle arrive dans le Wyoming auprès de son frère. Ces trois étapes permettent de vivre la rencontre d’Addie et de Wing Lee et l’évolution de leur amitié.
Le contexte intéressant d’une période historique des Etats-Unis, l’évocation difficile d’une situation où le racisme amène des situations extrêmes n’ont malheureusement pas su prendre le pas sur l’histoire personnelle d’Addie et Wing Lee. Des situations peut-être trop romanesques comme par exemple le sauvetage de deux hommes coincés dans la mine par Addie ou la rencontre finale entre Addie et son mari Muuk, desservent la sobriété qui me paraissait nécessaire pour cette rencontre entre deux êtres différents qui se pourtant se trouvent malgré la situation défavorable. Le fil de narration et le style ne permettent pas de trouver la profondeur des sentiments tant dans la haine des Blancs que dans l’amitié d’Addie pour Wing Lee ou son amie Maye.
C’est une belle et grande histoire où certains pourront trouver suffisamment d’émotions mais personnellement il me manque une étincelle pour que ces bons ingrédients fusionnent en un récit poignant.

Je remercie les Éditions Albin Michel pour la lecture de ce roman.

6 réflexions sur “Seuls le ciel et la terre – Brian Leung

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