Tabloid City – Pete Hamill

hamillTitre : Tabloid city
Auteur : Pete Hamill
Littérature américaine
Traducteur : Daniel Roche
Editeur : Balland
Nombre de pages : 416
Date de parution : novembre 2012

Auteur :
Pete Hamill (né le 24 Juin, 1935) est un journaliste américain, romancier, essayiste. Hamill a été chroniqueur et rédacteur en chef pour leNew York Post et le New York Daily News.

Présentation de l’éditeur :
Sam Briscoe, septuagénaire élégant aux faux airs d’inspecteur Harry, est le rédacteur en chef du New York World, l’un des tabloïds mythiques de la Grosse Pomme qui vit ses dernières heures : le compte à rebours est enclenché et dans très peu de temps, la version papier va disparaître au profit d’une version online.
La fin d’une époque, au grand dam de Sam. Mais cette nuit-là, alors qu’il boucle son ultime édition, un fait divers d’une violence inouïe va bouleverser son chemin de fer. Et sa vie. Cynthia Harding, une mondaine très introduite dans les milieux de l’art et de la culture, est sauvagement assassinée. Il en faut beaucoup pour déstabiliser un vieux briscard comme Sam. Seulement, Cynthia, c’est la seule femme qu’il ait jamais aimée… Tandis qu’il traverse cette nuit et cette journée pas comme les autres, on suit des parcours croisés, lancés dans une course folle à travers New York, ville-héroïne du roman, peinte comme une sorte de Gotham City fantomatique.

Mon avis :
Tout commence à minuit dans la salle de rédaction du New York World. Sam Briscoe, 71 ans, rédacteur en chef prépare la Une avec Matt Logan, la cinquantaine. A côté, Hélène Loomis, rewriter, 65 ans, écrit entre deux pauses cigarette. L’ambiance est survoltée, d’autant plus qu’il faut se défoncer pour faire survivre la Presse papier qui connaît comme de nombreuses entreprises américaines des difficultés économiques. Sauf que nos « vieux » professionnels nous la jouent un peu façon « anciens combattants ».
Heureusement, que la fièvre de l’écriture tient encore de jeunes stagiaires comme Fonseca.
Après cette tendance chagrine, l’auteur enchaîne régulièrement chaque récit avec heure précise, nom du personnage concerné et lieu. Tous les personnages sont plus ou moins liés et caractérisent les différentes populations américaines. On y trouve ainsi le soldat mutilé revenu d’Irak, le trader véreux, l’islamiste
terroriste, le flic, les émigrés, les jeunes à la recherche d’emploi, l’artiste peintre.
Le livre se termine le même jour à 21h16. Triste journée pour Sam Briscoe qui perd son amie Cynthia et son métier. Je ne sais pas encore ce qui lui cause le plus de peine.

Le choix du style journalistique noie un peu les choses essentielles comme le terrorisme, les conséquences des guerres américaines, la crise financière. Cela donne une vue extérieure qui ne facilite pas l’attachement aux personnages et ne suscite aucune émotion. Certes, les nombreux personnages se retrouvent plus ou moins sur le lieu final mais certains n’apportent que peu de plus-value à l’histoire.

La préface de François Forestier annonce un auteur exceptionnel. Peut-être Pete Hamill a l’art de donner au style journalistique une longueur inattendue, mais personnellement je n’ai pas été passionnée par cette forme de restitution.

J’ai lu ce roman policier dans le cadre du elle.

C’est d’ailleurs la dernière lecture pour ce Prix. Les résultats seront annoncés fin mai.

polars

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