14 – Jean Echenoz

14Titre : 14
Auteur : Jean Echenoz
Editeur : Les Editions de Minuit
Nombre de pages : 128
Date de parution : octobre 2012

Présentation de l’éditeur :
Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand.
Et dans quel état.

Mon avis :
Depuis la lecture de Courir et Des éclairs, Echenoz fait partie de mes auteurs incontournables. Je m’étais vraiment fait plaisir à découvrir ces vies « romancées » de Zatopek et Tesla. Je n’ai pas lu Ravel et il faudra que j’y remédie.
Ici, l’auteur fait une peinture personnelle de la première guerre mondiale en suivant cinq jeunes vendéens dans la tourmente des tranchées. Même si l’écrivain annonce ne pas vouloir redire ce qui a déjà été écrit mille fois, il ne nous épargne rien des conditions difficiles et des combats sanglants, avec la petite touche
particulière qui décrit dans le détail le sac du soldat, les cervelières ( pour se protéger des gaz), les premiers avions ou le rôle des animaux.
Les descriptions sont très réalistes mais c’est surtout les réactions de jeunes gens qui donnent intérêt au livre. Ils partent au front avec une grande naïveté.
 » dès lors, il a bien fallu y aller: c’est là qu’on a vraiment. Impérissable qu’on devait se battre, monter en opération
pour la première fois mais, jusqu’au premier impact de projectile près de lui, Anthime n’y a pas réellement cru
. »
Au milieu de la dureté des combats,  l’auteur relève de petites choses pour notre plus grand plaisir comme l’orchestre qui accompagne le premier assaut ou la nécessité de maquiller de boue les assiettes pour ne pas se faire repérer. C’est tout l’art de l’auteur de faire passer en peu de phrases l’essentiel et le dérisoire, créant ainsi une synthèse humaine et touchante.
« Mais ne nous emballons pas, revenons à notre affaire« , J’aime chez l’auteur l’art de joindre le tragique et le ton
badin.
Toutefois, est-ce la brièveté ou le sujet, ce roman m’a moins séduite que les autres. L’histoire parallèle de Blanche qui symbolise le rôle de la femme en temps de guerre et illustre le couple sacrifié est un peu trop évidente.
Ne lisez pas ce que je n’ai pas écrit : c’est toujours du grand art, concis et efficace mais mes deux lectures précédentes de l’auteur m’avaient procuré un peu plus d’émotions, les passant dans la catégorie supérieure de mon classement très personnel.

 

2 réflexions sur “14 – Jean Echenoz

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