Il était une fois l’Algérie – Nabile Farès

faresTitre : Il était une fois, l’Algérie
Auteur : Nabile Fares
Éditeur: Éditions Achab
Nombre de pages : 158
Date de parution : 2010

 Présentation de l’éditeur :
Il s’agit d’un fait divers très commun, répété durant les années dites, en Algérie, « noires»: l’enlèvement d’une jeune femme, Selma, raconté selon un mode fantastique traversant les différents personnages, Tania, fille de Selma, devenue mutique, Slimane Driif, journaliste, apprenti écrivain, Le Directeur d’un journal, «La république des lettres», Linda, peintre exilée d’Algérie, Un ministre de la santé, Un Président de la république, une psychothérapeute qui, à travers des bribes d’histoires, reconstitue ce fait « divers.»
Les récits se rapportent à des moments historiques, vécus, de l’Algérie contemporaine : « Accords d’Evian », assassinat de M. Khemisti, manifestation et répression d’octobre 88, tremblement de terre de Boumerdès… Une écriture tragique, cocasse, transparente, lisible, explicite, raffinée, poétique, nous donne à lire,
comprendre, refuser, la mise en péril subjective, la psychothérapeute du récit dirait  » psychique », historique, des générations nées, en Algérie, après que ce pays devint, «une fois » dit, libre et indépendant ».

 Mon avis :
Il était une fois, l’Algérie, conte roman fantastique, le titre et  sous-titre sont deux indices en couverture qui annoncent un récit un peu irréel, onirique. Et nous ne sommes pas déçus car les djinns ou les spectres prennent la parole, le personnage principal est tourmenté par ses rêves, chancelant au bord d’un puits sans fond. Même le style est saccadé, souvent sans ponctuation, ou avec des phrases en suspens.
Récit tourmenté, sûrement comme ce pays où l’on n’ose même plus nommés les gens. Les rebelles deviennent des Ogres, ou sont simplement évoqués par ILS. La peur est sous-jacente, les mots sont contrôlés ou même relégués au fond de l’âme comme pour cette petite fille, Tania qui a été témoin d’un assassinat et dont la mère, Selma à disparu.
Slimane Driif, journaliste a connu Selma et il a quitté le pays en 1992, après l’attentat de l’aéroport d’Alger laissant Selma seule, à sa demande. La culpabilité le fait revenir pour faire la lumière sur cette disparition. Car, même, si il peut refaire sa vie avec Linda, une peintre exilée, il ne peut oublier son pays meurtri depuis la guerre d’Algérie avec les émeutes et catastrophes naturelles qui jalonnent les années (1981,1988,1992, 1998,2003).
Le texte n’est pas facile à appréhender d’une part à cause du style mais aussi parce que l’auteur cite les évènements de son pays sans nous les remémorer. Si comme moi, vous ne connaissez pas l’histoire de l’Algérie (notamment après l’indépendance) dans les détails, vous êtes un peu perdus.

C’est donc un texte qui ne peut prendre toute sa valeur que pour les initiés.

J’ai lu ce roman en tant que jurée océans 2013

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