Fukushima, récit d’un désastre – Michaël Ferrier

ferrierTitre : Fukushima, récit d’un désastre
Auteur : Michaël Ferrier
Editeur : Gallimard
Nombre de pages : 262
Date de parution : 8 mars 2012

Présentation de l’éditeur :
 » On peut très bien vivre dans des zones contaminées : c’est ce que nous assurent les partisans du nucléaire. Pas tout à fait comme avant, certes. Mais quand même. La demi-vie. Une certaine fraction des élites dirigeantes – avec la complicité ou l’indifférence des autres – est en train d’imposer, de manière si évidente qu’elle en devient aveuglante, une entreprise de domestication comme on en a rarement vu depuis l’avènement de l’humanité. « 

Mon avis :
Le livre de Michaël Ferrier est sûrement l’un des plus complets sur le désastre de Fukushima. D’une part, parce que l’auteur, professeur à Tokyo, l’a vécu et d’autre part parce que le récit se décompose en trois parties centrées d’abord sur le tremblement de terre, ensuite sur le tsunami et enfin sur l’accident nucléaire.
La construction est parfaite et logique avec en préambule et en épilogue un hommage à Zhang Heng, chinois qui inventa le premier détecteur de séisme en 132 après Jésus Christ.
La richesse du livre vient de l’expérience personnelle sur le séisme ressenti â Tokyo, de la rencontre avec les habitants du Tohoku ayant vécu le tsunami et des références littéraires, notamment à Claudel qui a lui aussi vécu un séisme lorsqu’il vivait au Japon.
Le récit est précis et abonde de détails de la vie quotidienne. Je regrette parois que l’auteur aille trop dans le cas particulier, abusant parfois du sensationnel.
Mais, comme il le souligne, il est difficile de raconter. Les images et les mots ne suffisent pas et il n’y a que sur place que l’on se rend compte du désastre.
 » Et soudain, passé la courbe d’un virage, au détour de la route, le désastre nous prend. Tout à coup, il n’y a plus rien.
Ni arbres, ni maisons, ni jardin. Ni routes, ni immeubles, ni collines. Une masse de débris innombrables ondule à perte de vue. Les montagnes sont écrasées, les fleuves bus, la terre n’est plus
qu’une immense tâche
. »
Le dernier chapitre sur la demi vie relative à la catastrophe nucléaire rappelle l’inconscience des pro nucléaire, la désinformation permanent liée à la sur-information et surtout le risque encore actuel et les conséquences sur de nombreuses années. Si la folie guerrière a engendré Hiroshima, la folie économique
fait encore pire avec Fukushima.
Fukushima, récit d’un désastre est un précieux témoignage vivant mais aussi un éclairage intéressant sur les risques du nucléaire. La plume précise, parfois ironique et légère de l’auteur en fait un récit humain et technique très abordable.

J’ai lu ce livre en tant que jurée elle

 

 

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