Reste l’été – Nicolas Le Golvan

le golvanTitre : Reste l’été
Auteur : Nicolas Le Golvan
Editeur : Flammarion
Nombre de pages : 160
Date de parution :22 août 2012

 

Présentation de l’éditeur :

 « Tu ne veux toujours pas te baigner ? »
Cet été-là, il ne se baignera pas. Sa femme attendra longtemps qu’il se déride ou qu’il parle enfin ; ses deux jeunes enfants se tiendront à distance de ce père absent de leurs jeux.
Cet été-là, il fête son anniversaire en fantôme. Sa maison de famille à la mer, encombrée par les souvenirs, lui pèse. Son amour pour sa femme est encore là, mais semble aussi loin que la marée. Alors il décide de prolonger, pour lui seul, son séjour sur l’île de Ré. Il va se remémorer leur longue histoire amoureuse et chercher à comprendre ce que la conjugalité a usé en eux. Leur amour, il aimerait savoir ce qu’il en reste. Mais on ne décide pas seul de l’avenir de son couple.
Reste l’été est un conte cruel sur l’amour, quand il est mis au défi de durer.
Nicolas Le Golvan vit à Gien où il enseigne le français. Il a publié des poèmes, des nouvelles en revues, un court texte aux éditions Les doigts dans la prose. Reste l’été est son premier roman.

Mon avis :
Greg, passe une fois de plus ses vacances au Bois-plage sur l’île de Ré, dans une cabane familiale avec sa femme Mylène et ses deux enfants , Louis et Rose.
Mais la routine nuit au couple. Même sur une île, il n’est pas bon d’avoir du vague à l’âme et de se « mettre la tête dans le sable ».
Est-ce le syndrome de la quarantaine, la vision de cette femme avec la même visière blanche que sa mère, cette date anniversaire qui lui rappelle la fête décevante de ses 9 ans, mais le narrateur a besoin de comprendre cette douleur enfantine qui nécrose sa vie actuelle.
Il reste donc sur l’île pour faire le point alors que sa femme et ses deux enfants rentrent à Paris. Mais après s’être laissé aller dans ce couple, une pause est-elle la meilleure solution?
Le style est agréable et laisse une large place à l’émotion de cet homme fatigué. C’est peut-être parfois trop lancinant et trop pessimiste pour une île que je connais bien et trouve plutôt dynamique et ressourçante. Mais le paysage prend souvent les couleurs de l’âme.

Même si Nicolas Le Golvan a déjà écrit un récit, Reste l’été est son premier roman. Ce n’est pas un coup de cœur mais le style et l’intrigue en font un livre intéressant sur les lassitudes du couple, sur les états d’âme d’un homme qui a  trop longtemps repoussées ses blessures d’enfance. L’histoire s’installe en plus au cœur de l’île de Ré que je connais bien. 

rentrée 2012 premier roman

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