Le lanceur de couteaux – Steven Milhauser

milhauserTitre : Le lanceur de couteaux
Auteur : Steven Millhauser
Editeur : Albin Michel
Nombre de pages : 303
Date de parution : février 2012

Présentation de l’éditeur :
Un lanceur de couteaux transgressant les limites de son art, un homme marié à une grenouille, un enfant virtuose du tapis volant… Dans ces douze nouvelles mêlant la fable métaphysique et le
récit d’aventure, l’auteur de Nuit enchantée entraîne le lecteur dans une visite fascinante et dérangeante de notre quotidien et de notre imaginaire. On retrouve ici ses thèmes favoris : l’artiste dévoré par son oeuvre pour avoir recherché la perfection ; l’enfance de plain-pied avec le surnaturel, le monde de la nuit et du songe ; le rêve américain, sa promesse du « tout est possible », ses échecs cruels ; l’irrésistible et dangereux attrait d’un envers du réel, un monde de ténèbres accessible aux seuls audacieux. L’écriture est comme toujours magistrale : acérée, précise et poétique à la fois, d’une grande musicalité. Avec son univers très particulier où réalité et imaginaire s’interpénètrent et se confondent, Millhauser demeure un virtuose du rêve éveillé.

Mon avis :
Ce que j’aime dans les nouvelles, c’est que la brièveté permet à l’auteur de concentrer la tension et de tenir des délires fantastiques. Encore faut-il avoir un auteur qui possède un réel talent de conteur et une capacité à vous faire voyager au travers de ses descriptions très pointues. Et c’est bien le cas de Steven Millhauser qui a réussi à m’enchanter en m’emmenant au pays de l’extrême, des contes, dans le ciel et sous la terre.
La première nouvelle qui donne son nom au recueil de nouvelles donne de suite le ton. Il ya une tension soutenue identique au public et au lecteur. L’auteur démontre les dérives du spectaculaire, le côté malsain et voyeur du spectateur, toute la complexité de l’humain.
J’ai préféré les nouvelles mettant en scène les hommes ou enfants aux nouvelles très descriptives du magasin de 19 étages ou du parc d’attractions, même si ces deux nouvelles montrent efficacement « le goût corrompu des masses », comment « repousser les limites du raisonnable » pour faire davantage de profits. Il  y a parfois peu de différence entre cette exagération et la réalité des centres actuels.
Je préfère la féerie du mariage avec une grenouille, de l’enfant qui s’envole sur son tapis volant ou des automates qui se rapprochent de l’humain.
Chacun peut trouver une nouvelle qui le fera rêver, qui l’emmènera par delà les nuages, dans les méandres souterrains, au travers des rêves d’enfance grâce à la prose imagée, la déferlante envolée lyrique de l’auteur.
Sur le bandeau de l’éditeur, Eric Neuhoff dit  » Steven Millhauser est un enchanteur. »  Il a raison, laissez-vous enchanter…

 

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