Nocturnes, cinq nouvelles de musique au crépuscule – Kazuo Ishiguro

ishiguroTitre : Nocturnes, cinq nouvelles de musique au crépuscule
Auteur : Kazuo Ishiguro
Editeur : Folio
Nombre de pages : 290
Date de parution en Folio : octobre 2011

Résumé :
Un crooner prêt à tout pour un drôle de come-back, un mélomane qui tente de percer… Des amis
liés par la passion d’un même genre musical, un saxophoniste en mal de reconversion ou bien encore un violoncelliste faussement naïf… Les principaux personnages de ces histoires sont en quête d’un autre mouvement à jouer dans cette symphonie si singulière qu’est la vie. Mais si ces cinq nouvelles ont pour fil conducteur la musique, toutes parlent aussi d’amours et des possibles variations qui en découlent. Tel un compositeur hors pair, Kazuo Ishiguro sait orchestrer avec brio les drames et les rêves qui se cachent derrière les passions et les désillusions humaines.
Les intrigues rythmées par une narration alliant crescendo et decrescendo sont autant de « nocturnes »/« concerto » littéraires d’une rare délectation.

Mon avis :
Ayant lu et beaucoup apprécié Auprès de moi toujours, je suis un peu surprise par la lecture de ce recueil de
nouvelles.Certes, j’ai beaucoup apprécié le style et l’atmosphère bohème qui m’a évoqué les comédies de Woody Allen. Mais au fil des pages, je me demandais sans cesse ce que l’auteur tentait d’ exprimer. C’est peut-être une phrase de la dernière nouvelle qui m’a éclairée :

 » Mais vous jouez ce passage comme si c’était la mémoire de l’amour. »
L’objectif est peut-être de montrer comment la musique peut se révéler être le langage de l’âme. Et cette parole ne peut être reconnue que par certaines personnes. Dans chacune des nouvelles, c’est une femme mûre, au tournant de sa vie affective qui est émue par la musique d’un guitariste, d’un saxophoniste ou d’un
violoncelliste.

La plus longue des nouvelles, Nocturnes, s’attarde davantage sur les sentiments des protagonistes. Cette nouvelle est à la fois cocasse et tendre. Les personnages sont intéressants par leur complexité mais dans chaque nouvelle, on retrouve le même type de femme. L’une d’entre elles revient d’ailleurs sur deux
nouvelles. Chaque fois, le jeune musicien un peu naïf se laisse prendre par l’expérience de cette dame qui devient pour lui une référence.

C’est donc une lecture assez agréable mais qui traite d’un sujet unique et élitiste. Il me semble vu par un diaphragme réducteur et je regrette un peu le manque de variété dans les nouvelles.

 

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