Le testament d’Olympe – Chantal Thomas

thomasTitre : Le testament d’Olympe
Auteur : Chantal Thomas
Editeur : Points
Nombre de pages : 278
Date de parution chez Points : 25 août 2011

Résumé :
Au milieu du XVIIIe siècle, deux soeurs issues d’un milieu très religieux se perdent de vue. Apolline, sérieuse et résignée, est envoyée au couvent, puis devient préceptrice dans un château. Ursule, rebaptisée Olympe et animée par une soif de liberté éperdue, réussit à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le superbe gouverneur d’Aquitaine. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais Richelieu l’offre à Louis XV, qui l’installe à Versailles dans sa petite maison du Parc-aux-Cerfs. Un brillant destin s’ouvre à elle … jusqu’à une fin tragique.

Mon avis :
Spécialiste du XVIII e siècle, Chantal Thomas est une historienne remarquable et une écrivaine intéressante au style aisé et fluide.
Si Le testament d’Olympe est un vibrant témoignage de la condition féminine de l’époque, je n’ai pas vraiment été émue par le destin de ces deux jeunes sœurs.
Filles d’une famille nombreuse bordelaise, élevées dans la misère avec une mère bigote et un père oisif, Apolline et Ursule ont peu de chance de s’en sortir. Ursule choisit la fugue et l’ambition de sa faire remarquer par la noblesse et Apolline est exilée au couvent.
La première partie du récit est consacrée à Apolline et à la vie sectaire du couvent où chaque acte est prière et où la bonté n’a aucune place. Cette ambiance réelle et hypocrite me met très mal à l’aise. devenue préceptrice dans une famille normande, elle est alors appelée à Paris au chevet de sa soeur, dénommée
dorénavant Olympe Aubain.
La seconde partie est la lecture du testament d’Olympe qui explique l’accès à son rêve de grandeur et la plus dure descente vers la misère d’une femme répudiée. Là aussi, on retrouve hypocrisie et maltraitance des femmes. Le jeu des nobles et des puissants anéantit les jeunes beautés déflorées. Olympe passe du faste caché à la misère le jour où la Pompadour visualise la traîtrise du roi Louis XV.
Là encore, je n’ai pu que détester les personnages, tant la manipulation du duc de Richelieu que la bassesse de Louis XV, soumis à une Pompadour toute puissante.
Bien sûr, mon dégoût des personnages prouve la grande maîtrise de l’auteur à évoquer la réalité d’une époque.
Par contre, je regrette que les deux parties soient aussi disjointes et que l’auteur ne nous fasse pas davantage profiter de sa connaissance du siècle. Car, à part l’évocation de la guerre des sept ans, la lutte contre le jansénisme, seuls la grande misère du peuple et les amusements du roi sont largement évoqués.
L’auteur a voulu se restreindre à la vision des deux sœurs, ce qui me laisse insatisfaite vis à vis des attentes que je peux avoir d’un roman historique.

Je remercie logo_club_miniature  et les Éditions POINTS qui m’ont fait parvenir ce livre dans le cadre de l’opération  » Un poche, un(e) mordu(e), une  critique. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s