Le cul des anges – Benjamin Legrand

legrandTitre : Le cul des anges
Auteur : Benjamin Legrand
Editeur : Seuil
Nombre de pages : 343
Date de parution : avril 2010

 

Résumé :
Que serait la vie sans le hasard des rencontres? De ces coïncidences qui jettent les êtres les uns contre les autres, pêle-mêle, quelles que soient les origines et les motivations de chacun? Autrement dit, quels liens peuvent donc unir un tueur à gages en mission, un géant noir à la gorge tranchée, une physionomiste devenue chanteuse de rock, un papy flingueur pas tout à fait rangé des voitures, un Gurkha réchappé de l’enfer, une cambrioleuse à la beauté fatale et une bonne dizaine d’autres personnages aussi
dangereux que vindicatifs? Les liens du sang, évidemment. Mais aussi ceux de l’amour fou, de la quête de l’innocence perdue, sur fond de baie des Anges. Et bien sûr le désir de vengeance, ce fidèle compagnon, qui lui ne doit rien au hasard. Un roman noir surprenant, d’une effroyable cocasserie.

Mon avis :
Je résumerais ce roman policier par une phrase du livre  » une drôle d’armée vraiment« . C’est tout de même un peu réducteur donc je vais développer ma pensée.
Tout d’abord, je pense que le scénario est très bien construit. L’auteur prend le temps de décrire ses personnages. et heureusement, car ils sont nombreux et ils ont chacun une histoire personnelle. Ainsi, Dimitri, le tueur à gages a un passé affectif douloureux et il est un peu superstitieux. Lola, une ex-physionomiste a perdu son don dans un attenta et elle est maintenant chanteuse. Astrid, une superbe jeune femme a des souvenirs d’enfance très douloureux. Et ainsi de suite…
Tous ces personnages vont se retrouver, plus ou moins sciemment  sur une affaire de trafic de films pédophiles.
L’auteur parvient à traiter un thème malsain, horrible sans jamais tomber dans la vulgarité. Le fait d’avoir une pléthore de détails intimes sur les personnages, de les détailler, permet justement d’humaniser cette sombre affaire.
Le scénario tient parfaitement la route, ce qui est remarquable avec le nombre de personnages et d’histoires connexes.
L’auteur a un style adapté au milieu du roman policier, direct; quelquefois familier mais il manie parfaitement l’humour décalé nécessaire à ce genre de situation.
Nos deux papis, Fernand et Lucien, apportent une touche d’humour et de tendresse à toute cette histoire.
J’ai trouvé à ce roman une touche bien française, un côté un peu guignolesque, notamment quand tous les personnages se retrouvent devant la villa de Pierre Henri Barn.
Ce n’est donc pas un roman noir lourd et pesant où le lecteur est pris par le suspens mais c’est une histoire divertissante qui traite tout de même d’un sujet poignant.
J’ai lu ce livre dans le cadre de ma participation au Prix du Télégramme, ce qui porte à quatre le nombre d’oeuvres lus parmi la sélection.

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