Que font les rennes après Noël ? – Olivia Rosenthal

rosenthalTitre : Que font les rennes après Noël?
Auteur : Olivia Rosenthal
Éditeur : Gallimard Verticales
Nombre de pages : 214
Date de parution : août 2010

Auteur :
Olivia Rosenthal est née en 1965 à Paris. Elle a publié sept fictions aux Editions Verticales, notamment Mes petites communautés (1999), Les fantaisies spéculatives de J.H. le sémite (2005) et On n’est pas là pour disparaître (2007, prix Wepler).

Résumé :
Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L’histoire d’une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plut y croire. Il faut grandir, il faut s’affranchir. C’est très difficile. C’est ‘même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen. O. R.

Mon avis :
« L’étude du comportement humain est grandement favorisé par l’étude du comportement des animaux domestiques. »
Avec une construction originale qui alterne les paragraphes animaliers et le récit d’une jeune fille, Olivia Rosenthal nous raconte l’émancipation d’une enfant. Petite, elle croit au Père Noël et rêve d’avoir un animal domestique.
Grâce aux paragraphes explicatifs de professionnels du monde animal (dresseur, soigneur, gardien de zoo, boucher, technicien de laboratoire…), on aborde l’imprégnation, la vie en captivité, l’asservissement à une mère puis les premiers émois, la mort, la soumission. La relation entre les comportements humains et animaux est à peine suggérée et pourtant évidente.
Le récit n’est pas solennel et scientifique mais il est très précis, quelquefois humoristique et toujours émouvant. La jeune femme grandit avec des références télévisuelles (Daktari, Skippy, Alligator ou Flipper) et des références cinématographiques comme les grands films, Rosemary’s baby, King Kong ou le film de
Jacques Tourneur, La Féline. J’ai alors senti l’angoisse monter et l’inéluctable arriver avec ce merveilleux film. Ces références ont éveillés en moi un peu de nostalgie car elles jalonnent aussi mon enfance et mon adolescence. J’avais beaucoup aimé ce film « La féline » repris par Paul Schrader avec Nastassja Kinski.
L’auteur utilise le vous pour raconter la vie de la jeune femme, ce qui donne de l’importance et de la poésie au récit.
C’est un livre à découvrir pour sa construction qui sublime l’histoire et pour le style très agréable et travaillé, rythmé par des répétitions de phrases en fin de paragraphe.

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