Trésor d’amour – Philippe Sollers

sollersTitre : Trésor d’amour
Auteur : Philippe Sollers
Editeur : Gallimard
Nombre de pages : 213
Date de parution : janvier 2011

Résumé:
« On vit donc à Venise, Minna et moi, à l’écart. On ne sort pas, on ne voit personne, l’eau, les livres, les oiseaux, les arbres, les bateaux, les cloches, le silence, la musique, on est d’accord sur tout ça. Jamais assez de temps encore, encore. Tard dans la nuit, une grande marche vers la gare maritime, et retour, quand tout dort. Je me lève tôt, soleil sur la gauche, et voilà du temps, encore, et encore du temps. On se tait beaucoup, preuve qu’on s’entend. L’amour, c’est comme retrouver un parent perdu, son regard traverse la mort, et, avec lui, surgissent des foules de détails précis, formes, sons, couleurs, odeurs. Une femme vraiment aimée est brusquement la même qu’une autre, très différente, et qu’on n’oubliera jamais. Mais cette matinée aussi est la même qu’il y a vingt ou trente ans, ce rayon de soleil est le même, ce passage de bateaux le même, ces mouettes les mêmes. L’autre, contrairement à la vieille
rengaine romantique, est le même quand même. Toute séparation se dissout dans le soir puissant. Les amoureux sont seuls au monde parce que le monde est fait pour eux et par eux. L’amour est cellulaire dans les tourbillons du hasard, et ces deux-là avaient une chance sur quelques milliards de se rencontrer à la même époque.
Entre le français et l’italien, il y a une longue et bizarre histoire. Elle ne demande, avec Stendhal, qu’à s’approfondir». Philippe Sollers.

Mon avis :
 » Trésor d’amour » est un roman différent. Comme le dit l’auteur, ce n’est pas une grande histoire écrite pour faire un film.
Dans ce roman, tout tourne autour de l’épitaphe de Stendhal, c’est à dire autour de la vie, de l’amour et de l’écriture.
Sollers évoque deux époques, la sienne et celle de Stendhal autour de points communs: l’Italie et notamment Venise, son amour pour Minna. Étrangement, Minna est une spécialiste de l’oeuvre de Stendhal, elle est d’origine italienne et peut-être une descendante de Matilde Viscontini, grand amour de l’auteur de La
chartreuse de Parme.
l’Italie est une très jolie et romantique toile de fond qui permet aussi d’évoquer Sartre ou Freud, venu lui aussi en Italie en compagnie de sa belle-soeur Minna (comme c’est étrange tous ces points communs!).
Stendhal haïssait son père, sa tante et l’abbé Raillane. Il adorait sa mère, décédée alors qu’il avait 7 ans. C’est ce qui va définir le caractère de l’auteur ( haine des dévots, recherche vaine de l’amour mère « illusion maternelle poursuivie« )
Philippe Sollers évoque donc au fil des citations de Stendhal sa vision du monde, de l’amour et de la création littéraire.L’Amérique y est décrite comme un pays qui ne pense qu’à l’argent.
Le style littéraire est très élaboré, avec une succession de synonymes, de références et même une pointe d’humour.

C’est un roman qui peut amener le lecteur à redécouvrir Stendhal.

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